Nouvelles

Dans le Décor ?

Faisons un peu de prospective. On sait tous qu’on va dans le mur, mais on ne sait pas exactement comment ça va finir.
Personnellement, j’ai toujours pensé que la situation déboucherait fatalement sur une dictature écologiste, un contrôle absolu et contraignant des populations pour le bien de l’espèce.


En premier lieu, on peut tout de suite abandonner l’idée que la technologie nous sauvera ou qu’on va trouver de nouvelles formes d’énergie. Il suffit de considérer le cas de la voiture électrique qui nécessite des centaines de millions de batteries de plus de 200 kg. Pour la fabriquer, il faut creuser et brasser des tonnes de terre et de caillasse pour en tirer lithium, nickel, cobalt, aluminium, fer, cuivre et manganèse nécessaires. Ces ressources seront épuisées dans 20 ans.
Quant au numérique et Internet, on sait que ça pompe déjà pratiquement 20% de l’énergie mondiale.

Il va donc falloir des changements radicaux qu’on adoptera juste avant la catastrophe. Disent les optimistes.
On peut envisager la chose de diverses façons.
« Nous autres civilisations, nous savons maintenant que nous sommes mortelles » disait Paul Valéry en 1919 après la première Guerre Mondiale. Mais on le savait bien avant avec la disparitions de pratiquement toutes les civilisations et les empires : mésopotamien, égyptien, mayas, ottoman, romain et tant d’autres.       

Toujours moins


Dans « L’Effondrement des sociétés complexes« , Joseph Tainter montre qu’à partir d’un certain degré de complexité, les civilisations déclinent. Les efforts croissants qu’elles doivent faire pour se maintenir entraînent une augmentation ingérable de leur complexité et de leur besoin d’énergie. C’est le phénomène des rendements décroissants, qui mène à l’effondrement.
On voit depuis la mondialisation, qu’on se dirige doucement vers des tentatives de gouvernance plus ou moins globale. A terme, ce qui en sortira imposera 80% de moins de naissances, de croissance, d’énergie, d’extraction de matières premières, de transports et de population dans les villes. On instaurera sans doute des collectivités réduites, réparties sur l’ensemble des territoires, et qui vivront en polyculture et petit élevage.
Bref, le retour à des conditions de vie normales.

           l’ami Amish


On oublie en effet facilement que notre façon de vivre depuis les années 1920 ou 1930 est anormale. Et extrêmement récente. On s’entasse en ville, on se déplace sans cesse, on consomme de façon industrielle des produits et des objets issus d’emplois de plus en plus éloignés d’une situation viable. Il est stupéfiant de se souvenir que des gens encore en vie ont connu l’ancien monde, si absolument étranger à l’actuel.
C’est sûr, on ne va pas aimer le « nouveau » mode de vie, qui a pourtant été la norme pendant des siècles et qui consiste à se cantonner dans un hectare par personne à peu près, pour vivre de ce qu’on produit et de ce qu’on échange localement.
Il y a peu, notre président défendait la 5G en disant « Je ne crois pas au modèle Amish ». C’est bien de ça qu’il s’agit. Tout est dit dans cette phrase. Il devrait pourtant observer ce qui se passe chez les amish à propos du covid, il apprendrait des choses.

            Survivants et Mad Max

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   Les collapsologues et survivalistes pensent que le système s’effondrera en donnant naissance à une barbarie digne de «Mad Max». Les complotistes pensent plutôt que les milliardaires et leurs serfs politiques aux manettes du gouvernement réel, préparent déjà un ordre mondial. Ce sera facile après quelques pénuries, des famines, de la propagande, du chaos social et des répressions violentes.
On peut aussi imaginer que l’homme étant l’ennemi de la nature et de la planète, on puisse le parquer dans des mégapoles immenses, sous contrôle social à la chinoise avec interdiction totale de sortir dans ce qu’il restera de la nature.
Pour imposer cet ordre sino-orwellien, il faudra d’énormes réseaux de surveillance, de caméras, drones, portiques de reconnaissance, détection avec QR codes omniprésents et bureaucratie tentaculaire. Le tout en évitant que la complexité et les besoins énergétiques n’augmentent au-delà d’un certain degré…
C’est pas gagné.
Et pourquoi pas un atterrissage en douceur dans un monde idéal, rousseauiste, redevenu apaisé ? Le pire n’est pas certain, comme disent Calderon et Claudel.
En attendant, on peut se repasser « Brazil », le chef d’œuvre de Terry Gillian, dont on dit qu’il est tellement bon qu’on a donné son nom à un pays !

  Enfin, pour attendre tranquillement la suite des évènements, je vous invite à donner un coup de pouce à ma dernière œuvre : « Le Féminin est Singulier ». Oui, chers lecteurs et amis, j’ai le plaisir de vous annoncer que je vais bientôt être édité par les Editions Maïa pour un livre qui me tient à cœur. La date de parution se situe vers Noël (super cadeau !)
Une campagne de pré-commandes et de promotion est lancée ici :


https://www.simply-crowd.com/produit/le-feminin-est-singulier/


 Je vous invite à vous joindre à moi dans cette aventure. Vous découvrirez un résumé et un extrait du livre sur la page de ma campagne.
Un grand merci par avance pour votre appui et n’hésitez pas à partager cette information.


Portez-vous bien et à bientôt.

La Belle Histoire

La Belle Histoire

Je vais vous conter une merveilleuse histoire, celle du géant Pfi qui bricolait dans son laboratoire des trucs genre Frankenstein.

Or une maladie naquit dans la lointaine Chine et le géant Pfi clama qu’il disposait du seul remède possible. Pour vendre sa salade, ce joueur de pipeau organisa la panique générale en mobilisant les journaux, médias et experts de tous poils.

 Cette panique gagna tous les dirigeants qui voyaient arriver le mal chez eux et chacun se mit à mouiller ses sous-vêtements.

Le géant Pfi négocia avec plus de 150 états pour imposer des contrats de vente du traitement miracle. Ces contrats secrets imposaient un prix, un volume et dégageaient de toute responsabilité le géant. 

Petite musique et pipeau

Les experts occupèrent les télés et les plateformes d’internet   pour distiller jour et nuit la petite musique : vous allez tous claquer si vous n’allez pas relever votre manche dans les piquodromes.   Tout le monde doit y passer, jeunes, vieux, femmes enceintes et obèses. Des milliards de gens durent y passer.

Ceux qui posaient des questions gênantes étaient roulés dans la fange, ridiculisés, psychiatrisés. On truqua les chiffres, publia de fausses études, on minimisa les graves effets de la potion. Ceux qui prônaient d’autres médicaments furent réduits au silence, on interdit aux médecins de soigner.

Vide Sanitaire

On fliqua de plus en plus pour imposer le remède. Alors que les non piqués considérés comme hautement contagieux, étaient invités à aller crever dans leur trou, les tuberculeux, les grippés, varicelliens, angineux, mononucléosés, séropo et hépatiteux pouvaient continuer de fréquenter café, stades, restaurants et boites de nuits avec un « passe sanitaire ».

La police fut dispensée de passe et de vaccination, les flics étant naturellement immunisés et ayant le droit de contaminer impunément. Comme les élus, car naturellement, puissants et parlementaires furent également exemptés.

Et puis on constata que le pays le plus piqué présentait un phénomène inattendu : les double piqués commencèrent à être les plus nombreux à rejoindre l’hôpital, à tel point qu’on  se demanda si le remède ne devenait pas pire que le mal.

Le géant Psi recommanda alors d’ingurgiter encore plus de potion, pourquoi s’arrêter en si bon chemin ?

Dérapages

Certains émirent des doutes, se souvenant de la définition de la folie selon Einstein : « faire la même chose encore et encore et attendre des résultats différents. ».

D’autant que pour contrôler l’épidémie on contrôla d’abord les populations, fustigeant les réfractaires, ces pelés, ces galeux d’où venait tout le mal, qu’il fallait priver de leurs droits et jusque l’accès aux hôpitaux.

Pour finir, après bien des épisodes, on en vint à réaliser que c’était la plus grosse escroquerie qu’on ait connue à l’échelle de la planète depuis la préhistoire.

Moralité

Bien sûr, l’ensemble des responsables se serrèrent les coudes sur l’air de « responsables mais pas coupables » et on oublia leurs tombereaux de mensonges et de malversations. Nul ne finit en prison à part quelques récalcitrants à la piquouse.

Voilà, La prochaine fois, je vous conterais une autre belle histoire, celle du développement durable.

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Notes

https://planetes360.fr/dr-david-martin-ce-nest-pas-un-vaccin/

https://wonder.cdc.gov/vaers.html

Cliquez sur « I agree »en bas de page. Dans le tableau qui apparait, cliquez l’onglet « request form » et sélectionnez « sérious » et au dessous, à « and by » choisir « event category ». Enfin, cliquez sur « send » à droite.

Si vous êtes arrivé là, vous avez un tableau comptant les accidents post vaccination. Etrangement, le chiffre de 10.000 morts ne varie pratiquement plus depuis juin.

Protecteur des formes graves ? Pas pour le  « Jerusalem Post » du 12 aout :

On Wednesday morning, the Health Ministry reported 694 people were being treated in Israeli hospitals for the virus, among them 400 in serious condition, with 64% of those patients defined as serious cases being fully vaccinated, compared with 32% who were not.

.sources : lire impérativement :

https://martine888sherlokk.medium.com/bombshell-les-pays-qui-ach%C3%A8tent-le-vaccin-de-pfizer-sengagent-%C3%A0-enfreindre-la-loi-f9982f6e4ff9

Dernière heure: Mon profil Facebook a été modifié par FB et mes derniers articles purement et simplement censurés. CQFD.

Cultiver !!

 

  Le désastre de la distribution du matériel électoral pour les élections régionales est atterrant. Adrexo la boite privée qui a répondu à l’appel d’offre en proposant un prix avantageux, démontre à son tour les limites de cette forme de gestion de bouts de ficelle.
Après la santé, l’assurance sociale, l’énergie, le transport, l’enseignement, la sécurité et la poste, quel sera le prochain secteur à découper et à couler ?
Je propose la culture, si indispensable.
Cette culture, qu’on a réclamé à cors et à cris pendant des mois, est effectivement vitale.
Comme le prouve le Figaro du 7 juin : une œuvre d’art inexistante a été vendue 15.000 euros aux enchères. Le plasticien italien Salvatore Garau s’est spécialisé dans «l’art du vide», qui peut rapporter gros. 

https://www.lefigaro.fr/arts-expositions/une-oeuvre-d-art-inexistante-vendue-15-000-euros-aux-encheres-20210607

On avait exposé comme œuvre en décembre 2019 au Art Basel Miami, une banane avec un prix indiqué :
120.000 $.
Un visiteur l’a arrachée et l’a mangée, prétendant qu’il exécutait ainsi une performance artistique intitulée « L’artiste a faim ». Ce second artiste, arrêté par la sécurité s’en est tiré sans égratignures.
En effet, la valeur de l’œuvre résidait uniquement dans le certificat d’authenticité. Quelques instants après, une nouvelle banane était accrochée au mur.
Le nouvel Urinoir de Duchamp est maintenant virtuel.
En effet, provocations mises à part, les grandes maisons de vente comme Sotsby’s et Christie’s vendent depuis longtemps des œuvres virtuelles, l’une d’elles a même atteint 69.3 millions $.
Ces œuvres virtuelles ont un lien évident avec les cryptomonnaies ou avec l’autoédition : pas besoin d’en passer par des institutions ou des validations, pas d’intermédiaires, des frais très réduits, etc. Un marché libre… L’œuvre d’art a toujours la valeur qu’on veut bien lui accorder.

                PIEGES

Il faut cependant se méfier car les pièges numériques abondent. Il est pratiquement certain que vous êtes déjà tombé dans nombre de ces pièges.
En quoi consistent ces pièges ?

https://www.ted.com/talks/scott_galloway_how_amazon_apple_facebook_and_google_manipulate_our_emotions#t-36598

https://store.google.com/fr/product/nest_hub_sleep_sensing?hl=fr

C’est du classique : vol de données et manipulation.
Il en est d’autres très répandus, comme vous obliger à fournir vos coordonnées bancaires pour obtenir une offre gratuite sur Internet.
Les petites crapuleries de ce genre abondent, comme la quasi-impossibilité de supprimer un compte tellement les étapes sont confuses. Essayez donc de supprimer votre compte Amazon vous verrez.
Bon d’accord, le mieux serait de ne pas en avoir un.
On trouve aussi des astuces comme les pop-ups importuns, les culs-de-sac et les questionnaires interminables pour rendre difficiles les désabonnements. Aussi classique : les cases déjà cochées dans les formulaires, impossible à décocher pour pouvoir continuer, les choix bidons à propos des cookies et les
«je confirme avoir pris connaissance des douze mille pages de ce quoi à quoi m’engage si je continue sur ce site».
On peut aussi ajouter en douce un truc à ton panier ou t’abonner sans te demander ton avis, etc.
Ces pièges numériques sont connus sous l’appellation «dark paterns».
Allez donc voir là :


https://www.darkpatterns.org/

                Les machins noirs

Je suis sûr que vous avez hésité à cliquer sur le lien.
Cette invitation au clic pourrait précisément être un de ces dark paterns, un machin noir du genre des appels téléphoniques très brefs pour vous inciter à rappeler un numéro surtaxé.
Allons, allons, vous me connaissez, ai-je déjà essayé de vous piéger ? Oui bon, peut-être, mais c’était involontaire, ou pour une bonne cause, ou …
Tout ça rappelle les pièges à rats administratifs, qui sont plutôt dus à l’incompétence. C’est pas fait pour vous piéger mais le résultat est aussi exaspérant.
Allez voir cette offre de la SNCF :

https://www.sncf.com/fr/offres-voyageurs/cartes-tarifs-grandes-lignes/nouvelle-offre-tarifaire-tgv-inoui-intercites
Vous avez tout intérêt à lire très attentivement si vous ne voulez pas perdre votre blé…

Mais dans le fond, notre plus gros machin noir, c’est la 5eme République et sa constitution qui nous fait rentrer dans une cage où la démocratie ressemble à tout, sauf à une démocratie.
Tout se résume à des marchés. Celui de la politique, celui de l’art, de la fausse nouvelle, ou celui du complotisme.

La science n’y échappe pas, ces derniers mois nous en ont apporté de nombreuses évidences. Sa vérité d’hier n’est pas celle d’aujourd’hui et encore moins celle de demain.

Puisque nul n’est suffisamment bien placé pour décider de la vérité, la fake news, c’est la news de l’autre, et le complotisme, c’est la vérité de l’autre, le mauvais gout, celui de l’autre.
La valeur d’une news, d’une théorie, d’une œuvre virtuelle ou d’une crypto, c’est celle qu’on lui accorde.
Perso, que les gens pensent que la terre est plate ne me dérange pas, ni qu’ils prient Jehova ou Krishna, tant qu’ils ne viennent pas m’emmerder.

                         LUTTER
Lutter contre les machins noirs est difficile, c’est comme vouloir éviter la pub alors que les panneaux géants pullulent et que tous les médias te bombardent. On peut tout juste tenter de les détourner…
Le mieux serait de lutter contre les feux par le feu. On lutte contre les fausses nouvelles par d’autres fausses nouvelles, et le complotisme par un autre complotisme.
La confusion par la confusion, la politique par l’abstention. c’est tout ce qui nous reste. Cocher les mauvaises cases, répondre à côté, donner de fausses informations sur soi d‘abord et le reste aussi.
Bon allez, pour finir, je vous ai fait un joli poème :

http://www.franciscolonel.fr/?page_id=9

Allez en paix, et réduisez votre empreinte carbone.

Le Masque Harponne

               

Selon mon dictionnaire,  » Une mascarade est un événement auquel les gens participent vêtus d’un costume ou déguisement, comportant normalement un masque« .

Personnellement, j’ai parfois porté un masque, au propre comme au figuré. Dans la vie courante, j’ai très souvent porté un masque, un masque social, comme tout un chacun.

Comme comédien, je me souviens des masques de commedia dell’arte qui marquent des archétypes : le vieux grigou, le capitaine, Pantalone, etc. Ils sont difficiles à porter, gênants, mais très utiles pour apprendre à jouer un personnage très typé.

Et puis pendant des mois, sans être toubib ni infirmier, j’ai porté un masque chirurgical. Dans la rue, dans les magasins, partout. C’était pas gratuit, ça pouvait couter 135 euros, c’était pas non plus facultatif. Plus question de sortir à visage découvert, sauf lors des manifs où t’es censé te démasquer.

SOUVENIR

D’ailleurs qui se souvient de la loi n° 2010-1192 du 11 octobre 2010:

« Nul ne peut, dans l’espace public, porter une tenue destinée à dissimuler son visage ».

La délicieuse circulaire d’application de mars 2021 est à lire lentement :

« Se dissimuler le visage, c’est porter atteinte aux exigences minimales de la vie en société. Cela place en outre les personnes concernées dans une situation d’exclusion et d’infériorité incompatible avec les principes de liberté, d’égalité et de dignité humaine affirmés par la République française ».

Et pour aller jusqu’au bout, il est précisé :

« La loi sanctionne également le fait de contraindre un tiers à dissimuler son visage ».

Ah merde… Si j’étais vous, j’irais porter plainte…

Dans le doute j’ai failli opter pour le demi-masque du docteur moyenâgeux, celui avec un long bec contre le choléra.

Tout ça pour dire qu’avec ces masques, il s’agit encore de jouer un rôle, entre autres celui du bon citoyen. Un citoyen qui sait qu’il joue avec les représentations ; qui se sait figurant dans une gigantesque représentation mondiale.

Depuis le début, nous savons tous que c’est un leurre, que ce tissu sert à cacher quelque chose, mais on ne sait quoi. On joue le jeu plus ou moins volontiers.

C’est un symbole de participation à l’effort collectif et bien plus symbolique qu’autre chose. Un symbole de participation, donc. De soumission également.

MODE D’EMPLOI

Y’a qu’à lire le mode d’emploi pour s’en convaincre.

Au théâtre, une des bases du travail au masque, c’est qu’une fois en place, il ne faut plus toucher son masque, sinon la magie n’opère plus, le spectateur ne voit plus que le truc, il sort de l’illusion comme quand on ne voit plus que le marionnettiste derrière la marionnette.

Avec notre masque chirurgical, c’est kif kif, dès que tu le touches, c’est foutu, tu sors du jeu, il ne sert plus à rien faudrait le foutre à la poubelle.

Allez donc voir par les temps qui courent, des enfants dans la cour d’une école et vous comprendrez. On passe son temps à le tripoter et qui l’abandonne en quelques heures ?

Personnellement, je traîne le mien dans mes poches depuis des mois, je le porte, l’enlève, et le remets, comme au théâtre. Il est dégueulasse, bourré de microbes, de germes, de bactéries, de bacilles et de virus en tous genres, comme ceux des enfants. Et alors ? L’obligation ne porte pas sur l’état sanitaire du masque, juste sur son port.

On pourrait observer que cette obligation partielle frôle la mise en danger d’autrui, par suffocation, infections, maladies de peau, etc. Mais ne dit-on pas que ce qui ne te tue pas te renforce ?

En le gardant précieusement au lieu de le changer toutes les 4 heures, je peux aussi me flatter de ne pas trop participer à la campagne mondiale de pollution dont j’ai déjà causé ici.

Des milliards confectionnés dans des usines, chinoises ou pas et dont bonne partie termine sa carrière en décorant le sol des villes et des campagnes.

LOGIQUE

L’humanité avance masquée depuis des mois, mais on nous dit que bientôt les masques vont tomber. C’est une promesse vieille comme le monde. Je ne crois pas que la vérité va apparaître à cette occasion. Elle restera masquée.

Néanmoins, en scientifique de bas niveau, mon opinion reste que nous sommes victimes d’une création Frankenstein que nous combattons avec un pieu et de l’ail Frankenstein. Donc, en fin de compte, y’a une logique qui préside à tout ça et c’est l’essentiel

 » Sur le continent africain, la mascarade est, au sens premier, une cérémonie à l’occasion de laquelle apparaissent des porteurs de masques, le plus souvent à connotation magique ou religieuse ».

Portez-vous bien.

(et portez vos masques) Salute e pace

Des nouvelles brèves du front.

L’ennemi avance mais notre armée se replie en bon ordre.

On déplore six fois et demie plus de morts pour causes diverses que du Covid, dont énormément de maladies non traitées (2 à 5000 cancers non diagnostiqués depuis la pandémie selon les cancérologues).  Rappel : Covid= 0.03% de mortalité, VIH= 0.7%.

 Comme la mortalité provoquée par le virus concerne surtout les personnes âgées en mauvaise condition, il est des tranches d’âge pour lesquelles le rapport bénéfice/risque du vaccin s’inverse… Ce qui rappelle l’invraisemblable obligation des 11 vaccins pour les enfants…

Selon l’Institut Pasteur, pour espérer un retour à la normale en France, il faudrait que 90% des adultes soient vaccinés ontre le Covid-19. Autant dire que c’est pas demain la veille.

  On finit quand même par se poser des questions sur la direction qu’ont pris nos généraux :

https://www.agoravox.fr/actualites/sante/article/covid-19-halte-a-la-vaccination-de-231679

  Voici également un document pour savoir comment la désinformation généralisée fonctionne en temps de paix : 

(voir à partir de 1h12 mn pour les pressés, ou l’ensemble pour les autres !)

Et pour les polyglottes, la merveilleuse histoire des publications scientifiques :

https://urlz.fr/fAyX

 Puisqu’on nous bassine avec l’atroce mortalité due au Covid en Inde, pourquoi ne pas préciser que cette mortalité par habitant est 10 fois supérieure chez nous ? On a aujourd’hui encore proportionnellement plus de morts que le pays « le plus durement touché ».

  Y’a vraiment un os ! L’IHU Méditerranée-Infection est une autre source d’information. Si vous êtes pressé : voyez à partir de 41mn, etc.

 Pour finir, avez-vous entendu parler d’un truc appelé Ivermectine ?

https://ivmmeta.com/

Sinon, la perspective prochaine d’ouverture des théâtre et lieux de représentation sifflera probablement la fin de partie pour le mouvement « Occupy les théâtres« .

La logique reprendra le dessus et les institutions leurs bonnes vieilles habitudes. Elles n’ont pas grand-chose de commun avec les intermittents et les grouillots culturels qui les squattent. Peut-être même feront-elles appel à la force publique pour que cessent les occupations. Les paris sont ouverts.

L’époque est d’ailleurs aux paris. Paris économiques, paris politiques, Paris sanitaires, (mais Paris libéré !).

Si j’avais quelques pièces à miser je les placerais sans doute sur un futur Ausweis Covid.

Qui vivra verra.

Salute e pace 

Exception Culturelle

« L’exception culturelle, ce n’est pas l’exception sanitaire« , a dit le chef du gouvernement le 15 décembre sur Europe 1. 

L’expression « Exception Culturelle » a donc toujours été mal interprétée. On croyait que c’est le droit de l’État de limiter le libre-échange sur le marché de la culture. Que c’est une défense des arts nationaux contre l’industrie américanisée qui met en péril notre diversité culturelle.

Or, on voit clairement que l’exception culturelle consiste à ouvrir tous les commerces sauf ceux qui touchent le culturel.Tout ouvert, sauf la culture. Et les bistrots.   Sans doute, la culture n’est pas un commerce comme un autre, elle est beaucoup plus contaminante.

Notons qu’il y a culture et culture. C’est surtout la culture privée qui est privée d’air. La culture institutionnelle, elle, ne risque rien. Celle-là concerne ceux qui sont sous la douche des subventions, le cinéma, les musées, le théâtre officiel, les télévisions, festivals et journaux nationaux (ajoutons le quota de musique française à la radio et le prix unique du livre).

Tout ça ne semble pas spécialement contaminant. Et pourtant, depuis toujours on a censuré des ouvrages, prononcé des fatwas, brûlé des livres, excommunié des auteurs, exécuté des chanteurs, dessinateurs, écrivains et autres artistes envoyés au Goulag.

On attribue à divers nazis la fameuse saillie: « Quand j’entend parler de culture, je sors mon revolver ».La phrase est détournée d’une pièce de théâtre de 1933.

Voyez, je sors ma culture régulièrement, même sans attestation dérogatoire de sortie. Le pouvoir contaminant du culturel est là, pas dans les navets qu’on produit en masse grace aux impots et taxes, ni ces produits d’édition illisibles et ces artistes officiel médiatiques. Voilà, c’est dit.En revanche, les acteurs culturels indépendants, les grouillots et marginaux du secteur trinquent et vont trinquer.              

  Mais parlons d’autre chose: ça sent le sapin    

Vous savez que les français stockent 180 milliards d’euros dans des assurances vie.Le rendement ne cesse de baisser et ne tardera pas à atteindre les 0.75% qui représente les frais de gestion pour la banque. La banque va donc tout droit vers un problème. On nous assure que ce type de placement est « garanti par l’Etat » mais le fond de garantie prévu ne dispose que de 1 milliard et demi de réserve.

On voit la taille du souci :faudrait pas que les gens commencent à sortir l’oseille en masse parce que les banques n’y résisteraient pas.    

Et bien si ! Elles résisteraient, grâce à la loi « Sapin 2″, qui prévoit qu’en cas de menace grave, une banque peut bloquer les comptes et même piocher dedans.Et soyez certains qu’elles n’hésiteront pas. 

Or voilà qu’une idées géniale germe dans certains cerveaux torturés. On voit bien qu’on s’en va doucement mais sûrement vers une réforme des retraites, à tendance capitalisation et fonds de pension, comme dans quasi tous les pays. Et si, se disent ces esprits, et si on rapprochait les deux, le sapin et la retraite ?

Du genre : on bloque les comptes pour éviter la faillite bancaire (et de l’Etat) mais pour compenser, on transforme généreusement le pognon étouffé en points retraite….Elle est pas belle, celle-là ? Deux ou trois tracas très ennuyeux résolus d’un coup, ça vaut pas le Nobel d’économie ?

Gaffe à votre porte-monnaie, ils lorgnent dessus.Vous voilà prévenus.                    

Faut pas pousser Mémé  

 J’exagère ? Alors que penser de ça : imaginez qu’on place la moitié de l’humanité en résidence surveillée à cause d’un chinois agressé par un pangolin mordu par une chauve-souris. Ce chinois paralyserait toute l’économie mondiale et forcerait plus de 4 milliards d’individus à s’injecter un produit du génie génétique. Vous la trouvez exagérée, celle là ?

Revenons au grisbi. On vous l’affirme, la carte bancaire est préférable au billet dans la lutte contre le virus. Et cette suggestion de corona circulant sur les billets et les pièces, c’est une formidable promotion pour le paiement électronique, de préférence sans contact. 

Bientôt fini le liquide, l’argent sale, le cash, le papier monnaie, les pièces sous le matelas. D’ailleurs vous ne l’aviez pas remarqué, on a supprimé discrétos le billet de 500 euros. Je me demande bien pourquoi.

On est à deux pas de la monnaie numérique qui permet de tracer tous l’argent et les fonds qui circulent, Merveilleux, nous dit-on pour lutter contre le terrorisme et les maffias.    Vous suivez toujours ? 

La BCE ou le gouvernement pourraient ainsi résoudre les cas de panique bancaire dont on causait. La disparition de l’argent liquide est plus ou moins déjà dans les tuyaux, ça fait partie d’une tendance irrésistible à la surveillance généralisée.Ajoutez à ça les QR Codes, le portefeuille numérique à empreinte digitale ou reconnaissance faciale et autres trucs imparables et voilà que le tableau se dessine.

En une seconde, ils pourront bloquer tout ou partie des comptes et dépots des épargnants, restreindre les retraits à une certaine somme, ça s’est déjà vu en Grèce et ailleurs.Le rêve de tout dirigeant est à portée de main, un coupe-circuit bancaire capable contrôler toute la population. Et ne révez pas, ni l’or ni les monnaies numériques ni cryptomonnaies échapperont au contrôle.

En fin de compte, tout cela pourrait fort bien déboucher sur le «crédit social» piqué aux chinois, avec des sanctions et des récompenses numériques, en fonction de votre notation et de votre comportement plus ou moins citoyen.

Depuis le XIXeme siècle ceux qui pensent que le progrès technique entraînera une plus grande liberté se font rares. Mais « le pire n’est pas sûr » disait Claudel, volant la phrase de Calderon: »le pire n’est pas certain« , beaucoup plus nuancée.

Tiens, n’a t-on pas parlé d’une obligation de carnet de vaccination pour quiconque prétend sortir de chez soi, voyageur ou simple promeneur ? Non, je rigole, on n’est plus au Moyen Age. Ou bien… 

Incidemment, on apprend qu’on élève des millions de visons.J’ai interrogé un spécialiste pour savoir ce qu’on fait de ces visons une fois la fourrure prélevée. Réponse : de l’engrais.Faire pousser des patates avec de l’engrais de vison, décidément, on vit beaucoup plus dans l’abondance qu’on pensait. 

Allons, vite, la touche rafraîchissante. Plutôt que des chatons, j’ai joins une photo de vison. Et pour bien commencer l’année, une belle chanson: 

https://youtu.be/V3sksAbZcqk 

et un truc de platiste: 

https://vu.fr/xU2n 

Bonne année !

VACCINOPLOTISME

Plusieurs lecteurs avisés me font remarquer que je devrais réviser mes textes avant publication, et en particulier mes liens. Ok, mea culpa.

Ils ajoutent que je devrais donner des sources quand j’affirme quelque chose.

Quoi, mais alors, on ne me croit pas sur parole ? Bon, alors ça va allonger la sauce. Je vais tenir compte de la première remarque, pour la seconde, j’ai un problème. Qui dit sources, dit articles de presse, déclaration de personnalités, documents glanés ici ou là. Seulement voilà, des sources fiables, ça existe vraiment ?

Je veux dire neutres, vérifiables, consultables, objectives.Déjà, le cas est vite réglé pour la presse et des médias grand public, on est d’accord, les politiques, c’était évident et maintenant, ce sont les experts et « scientifiques » qui passent à la trappe..

Un simple exemple : il est aveuglant depuis 30 ans que le libéralisme mène à l’abime et que ses bases idéologiques sont archimerdiques. Pourtant les politiques de quasi tous les dirigeants au monde acceptent ses conneries, relayées par la presse, les élites, les politiques, les médias. Comment je le sais ?

J’ai pas de preuve, non. Faut se contenter de ce qu’on affirme, moi et quelques Prix Nobel d’économie. Paf, une source :

https://www.latribune.fr/…/la-crise-prouve-l-echec-des…

Revenons à la fabuleuse histoire du Covid 19. Je me demandais pourquoi la France compte plus de morts covid que l’Afrique entière selon vos sources.

https://urlgo.fr/CTVo

Je n’ai pas le temps de consulter l’ensemble de ce qui parait sur ce simple sujet, noyé sous une marée énorme avec à boire et à manger de chiffres, de propagande, de fausses nouvelles, d’experts aux mains plus ou moins propres, de vérités enfouies, de pubs clandestines.

J’ai tendance à croire à la main invisible, concept détourné d’Adam Smith.

-La main invisible commence par instiller la peur, elle diffuse dans tous les médias pendant des mois et des mois une dose quotidienne de nouvelles angoissantes.

-La main invisible instaure la disparition « provisoire » des libertés de sortir de chez soi, de circuler, de se réunir, de se soigner librement, d’acheter ce qu’on veut, de voir ses vieux parents, et impose sa volonté aux politiques.

-La main invisible nous persuade qu’on a besoin de beaucoup plus de policiers que de soignants car l’emprisonnement à grande échelle est LA solution.

-La main invisible convainc des ministres véreux en bidonnant les plus grandes revues médicales : un médoc à 2000 euros dangereux et inefficace vaut mieux qu’un à 5 euros. Etc.,

-La main invisible ruine ou réduit à la misère des millions d’individu tandis qu’elle enrichit de façon obscène un tout petit nombre.

-La main invisible fourgue en un temps record un vaccin révolutionnaire, totalement nouveau et non évalué à des millions de cobayes conditionnés.

De deux choses l’une ; Soit on trouve que ces propos ne sont pas si éloignés de la réalité.

Soit on considère que le tableau est noirci et que je n’ai aucune preuve de ces allégation (ou élucubrations). Des preuves ? En effet, j’en ai aucune.

Chacun peut penser ce qu’il veut, je ne fais que des inductions, rapprochements, inférences et déductions à partir de choses connues.

Oui mais alors, mon gars, tu causes d’une Main Invisible, c’est quoi cette histoire, ça ressemble à du complotisme.

La main de ma sœur

En économie, la main invisible est la théorie qui dit que les actions des individus sont guidées par l’intérêt personnel mais qu’elles contribuent à la richesse et au bien commun.

La conclusion libérale, c’est qu’il ne faut surtout ne rien faire, tout va s’arranger grâce au ruissellement ; les riches dépensant inévitablement de l’argent, ça profite forcément aux pauvres. CQFD.

Admettons. Si tu aimes le complotisme, tu trouves 274000 références sur Google en tapant « Société du Mont-Pèlerin« .

Laisse tomber, l’économie c’est pas pour toi. La main invisible dont je cause n’est pas la même. Elle est au bout d’un bras, et le bras appartient à quelqu’un.

Ah, tu vas nous sortir Bill Gates, Davos & c° ?

Non, non, ça ressemble plus à un être métaphysique dont on ne peut pas prouver l’existence…Depuis l’antiquité, St Anselme, Thomas d’Aquin, Descartes, Leibnitz, Hegel, Gödel, entre autres, ont cherché une preuve de l’existence de Dieu et s’y sont pété les dents. Mais on sait à qui appartient le bras. C’est vraiment aussi simple que se demander à qui profite le crime.

Le Rasoir d’Ockham, qu’on appelle ça.Je renvoie à Wikipédia parce que c’est une source participative inestimable et que je leur ai filé 2 euros récemment.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Rasoir_d%27Ockham

Comme dit mon pote Robert J Shiller, le libéralisme prétend qu’on peut se passer des pompiers, parce que sans eux les gens seraient plus prudents et il n’y aurait pas d’incendie. re CQFD.

Le 17 juillet, un texte a été adopté en urgence et sans débat au parlement européen. Le règlement 2020/1043 autorise les vaccins anti-Covid19 OGM à se passer d’études d’impact de biosécurité. Oui, parce que, au cas où vous l’ignoreriez, ces « vaccins » révolutionnaires sont génétiquement tripotés et contiennent de l’ARN provenant notamment du poulet et le singe.

Oui, je sais, j’ai l’air de déconner, de forcer le trait, mais on peut vérifier (article n°19).

https://urlgo.fr/aOkC

Si j’ai bien tout compris, la plupart des gens se montrent héroïques et accepteront de se faire injecter un truc Frankenstein contre un virus dangereux pour moins de 0,05% de la population… Héroïque ou foldingue ?

Mais rassurons-nous, les contrats excluent la responsabilité des labos en cas d’effets néfastes (les états indemniseront le fabriquant dont la responsabilité serait mise en cause). Allez, encore une source :

https://urlgo.fr/3wNo

Je suis pas le type qui a peur de son ombre, mais j’ai haussé le sourcil en lisant ça :« Une telle vaccination de masse avec ce type de vaccins pourrait devenir une fabrique à grande échelle de nouveaux virus recombinants. N’oublions pas qu’il suffit qu’un seul nouveau virus apparaisse quelque part dans le monde pour que les conséquences sanitaires, environnementales, sociales, soient mondiales et colossales. »

Brrrr. Mais dis donc, diffuser mondialement des maladies avec un vaccin, mais c’est la thèse complotiste de « Hold up » ! La suite parle de cette fameuse main invisible

« ces candidats vaccins nécessitent une évaluation sanitaire et Environnementale approfondie incompatible avec l’urgence, qu’il s’agisse de celle résultant de la pression des autorités décisionnelles et sanitaires ou celle des profits des industries Pharmaceutiques embarquées dans cette course au vaccin. »

C’est un super sujet, très polémique et clivant, j’adore. Ma mère disait qu’il y a deux grands principes :

Le principe de précaution, primum non nocere,

Et jamais le premier soir, ma fille. Lisez le reste là:

https://www.infovaccinsfrance.org/…/docume…/vaccinegate/

Là : https://urlgo.fr/79H4

Ou ici, si vous tenez à gouter la soupe :

https://drive.google.com/…/1oZsKZpMsZfQBN5IMQyyaH8…/view

Personnellement, je suis vacciné contre bien des choses, j’ai confiance.

N’empêche que j’ai souvenir de la sur-vaccination hépatite B (maintenant obligatoire pour les nourrissons, avec 10 autres), de la fausse pandémie H1N1 2009 qui ne nous angoissa pour rien en 2009, du vaccinagate, du Gardasil, des antirotavirus, de la dingue, etc. … Même sans causer de la corruption, de l’obligation répressive policière française… Résultat, on a une couverture vaccinale inférieure aux pays ou c’est pas obligatoire. Et on est même devenu un des pays les plus réfractaires au monde.

Cerise sur le cake : les vaccins (même les 11 obligatoires à part le ROR) contiennent quasi tous des métaux lourds, car ceux qui ne contiennent pas de sels d’aluminium ont pratiquement disparu du marché. Pourquoi ? Plus chers à produire.

Barbara et Oussama

Quelle importance tout ça ? Presque rien, ça permet juste d’enrichir son vocabulaire avec des trucs comme myofasciite à macrophage ou narcolepsie.

« Show CCL2-dependant translocation of biopersistent particles from muscle to brain » Khan Z,Combadière C,Authier FJ et al.BMC Medecine 2013, 11:99

Un mot sur « l’Effet Streisand » qui dit qu’empêcher la divulgation d’informations (vraies ou fausses) qu’on aimerait cacher, déclenche le résultat inverse.

Traduction : inutile de vous fatiguer, il est impossible de combattre le complotisme.

Et comme il faut toujours un rappel, suis-je seul à me souvenir du faux programme de vaccination utilisé au Pakistan par la CIA pour espionner Oussama Ben Laden et obtenir l’ADN de sa famille ? Inutile de dire que là-bas la campagne massive antiviaccination dure encore.

Pour finir, Le 6 décembre dernier, j’ai failli tomber de ma chaise en découvrant P. 31 du Dauphiné Libéré, une page entière de publicité. « VIH tous informés, tous concernés ». Qui paye cette pub ? Gilead.

Après la covid, auraient-ils trouvé le vaccin VIH ?

Oh que nenni, le message est le suivant : mettez un préservatif… Heu… Gilead dépenserait autant d’argent pour une pub aussi désintéressée, voire aussi décalée ?

Je suppose qu’il n’est pas besoin d’un dessin, le monde semble transparent. Okham, Sherlock.

https://youtu.be/aM9k_wEyDMg

encore ?

https://youtu.be/Wma9gLCajYc

Mais dans le fond, vous savez tout ça mieux que moi. D’ailleurs si vous trouvez des sources prouvant mes torts, je vous supplie de m’en faire part.

Et surtout, Portez vous bien !

Bien se porter

Je ne crois pas vous avoir déjà causé de Matt Farley.
Réparons cet oubli injuste car ce gars est un héro méconnu du marché de la distribution numérique du chant.
Et donc de la modernité.

Les recommandations algorithmiques de Google and C° répondent aux recherches de mots présents dans les titres ou le texte des chansons. Matt Farley a compris comment répondre à cette demande.
Il y a plus de dix ans, il réalise que plus une de ses chansons est stupide, mieux elle se diffuse sur Spotify.
Il lance alors des albums en masse, enregistrant environ 20 titres par jour. A cette heure, il doit dépasser les 20.000 chansons basées sur un mot ou un nom. 250 albums, sous des dizaines de nom de groupes comme « The Hungry Food Band » ou « The Paranormal Song Warrior », 22 albums rien que sous le nom « Papa Razzi et les Photogs ».
Il propose notamment des milliers de chansons comportant un prénom ou le nom d’une ville.
Les gens explorent Spotify pour trouver des célébrités, il commence alors par une trentaine de chants sur les noms connus, allant de la littérature aux stars de Hollywood. Il fait aussi des musique sur les « Légendes Américaines » dont les fils de Donald Trump, Laura Bush ou la saga de Susan Boyle.

Le plus rentable: « Toilet Bowl Cleaners » groupe fictif scatologique dont une chansons se réduit à des répétitions de « poop » et qui génère 500 $ par mois depuis 2018 (les enfants la réclament à Alexa ou Siri).

Il a commencé en distribuant gratuitement ses oeuvres mais depuis, il est présent sur Spotify, iTunes, Amazon, Facebook, last.fm, Tumblr, YouTube, myspace, avec un référencement très réussi.
Il gagne plus de 60.000 dollars en streaming et mp3 avec des créations comme une chanson sur la mayonnaise (The Hungry Food Band), l’échange des aiguilles (The Extreme Left Wing Liberals) ou « Désolé d’avoir vomi sur ta grand-mère ».

Les chansons personnalisées lui ramènent plus de 2 000 dollars mensuels. Il fait aussi des albums gratuits et sérieux intitulés « no jokes » songs.
Pourquoi parler ce type ?
Pour prouver qu’il existe des créatifs futés ?
Pour montrer que même la crotte peut se vendre ?
Non, je voulais démontrer qu’on n’est pas obligés de ne parler chaque jour que du Covid.
Et puis je me suis souvenu que Renaud a aussi fait une tentative merdique avec « Corona Song ». Du coup, je ne sais plus que dire.
Tiens, je vais vous le chanter:
Portez-vous bien
Portez vous bien !

Distanciation physique ou sociale ?

Concerts de casseroles, enfants scolarisés en ligne aux coupes de cheveux au bol, vieux scrabble de derrière les fagots auquels il manque des pièces,décompte quotidien des morts, pizzas surgelées, .
Et puis déconfinement: nous sommes sortis de nos trous, pâles et bouffis. On pensait faire deux jours de fête arrosée avec des embrassades. Peau de balle.
On pensait oublier le gel hydrolique, la queue devant les magasins, les gants en latex, les tutoriels de cuisine et les enterrements en ligne.
Notre monde se réduisait aux blagues envahissant les smartphones. Coincés comme des rats, goinfrés de netflix et de querelles médico-politiques made in BFMTV, on prenait gentiment du poids malgré les exercices, occupés à faire du pain ou à tricoter. Le virus transmettait son ARN au rythme de la pandémie de vidéos virales marrantes avec un taux élevé de réproduction. Et on était contraints d’aimer son prochain comme soi même sur facebook parmi les vérités et fakenews, les complicités et les haines.   A la libération, courte période d’euphorie, avec ses tondues sortant de chez le coiffeur, la distanciation physique ou sociale reste  incertaine, comme le masque.              

Ah, on n’est pas prêts d’oublier.
Pourquoi ne pas renouveler quand même cette belle expérience de pensée. Le calme ambiant donnait une belle occasion de voir autrement, peut-être un peu plus clairement.
Moins de temps et d’énergie à paraître à son avantage, selon notre idéal public, la pandémie tuait le bruit quotidien qui nous impose ce qu’on doit être, ce qu’on doit vouloir, ce qui nous éloigneit de nos vrais désirs. D’abord se vider l’esprit, fermer les yeux et se poser la question : qu’est-ce qui me manque le plus là, maintenant ?
La première chose qui vient à l’esprit, pas la seconde, la seconde concerne ce qu’on pense devoir manquer le plus.
La première, immédiate et précise, ni vague ni abstraite, est la plus honnête.
Ce qui me manque le plus n’est peut-être pas conforme au personnage que je me suis construit.
On investit de l’énergie pour ce que les autres jugent important, quétant leur bénédiction et évitant des conflits à notre pseudo-personnalité qui veut paraître et avoir l’air d’aller bien.
Tout ça  reste sur le siège passager du confinement.     
Ce qui manque le plus   Une terrasse de café, une ballade en foret, rouler vers la mer ?
Pour les filles, une nouvelle robe pour rencontrer des amis, et pourquoi pas ? Inutile de juger, ou de se sentir coupable si ça a l’air ringard. Ce n’est pas grave. S’accepter comme on est , voilà qui rapproche plus du bonheur que toute autre chose.
Si c’est le boulot avec les collègues, votre carrière, pourquoi pas ?     Et quand on pourra voyager, donnera t-on priorité aux beautés naturelles, à la nature ?
On va pouvoir apprécier des petites choses comme aller au cinéma ou pouvoir s’asseoir sur la plage sans qu’un policier te chasse.
Mes parents vivent loin ? Peut-être faudrait-il passez plus de temps avec eux.
Et puis on s’est demandé si on avait vraiment besoin de dépenser tant d’argent et de temps, ne pourrait-on  pas faire plus simple ? L’agitation habituelle balayera ces pensées.
Des millions de chômeurs, des séquelles durables, des conséquences incalculables, impossible de savoir ce qu’on va tirer de la pandémie. Tout reste à décider.
Comment utiliser cette information pour l’après ?
Voilà ce qu’on se demande.
Si vous avez des réponses, je suis prêt à les partager.  

Suite et fin de la série « Liberté Egalité Chômage »  
https://youtu.be/VWYDweHLZDQ

et la profession de foi :
https://www.youtube.com/watch?v=LVlqwq1RI9s

C’est où la sortie ?

Suite à mon dernier articulet, on me fait remarquer une fois de plus que je pousse le bouchon un pont trop loin.
Tirer sur tout ce qui bouge en rigolant, c’est pas bien, faut s’engager, montrer des voies, des solutions, etc.
Ben, j’en connais pas, je ne fais que causer à haute voix.
Des évidences.
l’État chérit le personnel hospitalier qu’il humiliait depuis des années. les éboueurs deviennent des héros modernes, des sacrifiés comme les pompiers de Tchernobyl. Chaque soir je me mets à la fenêtre pour applaudir les uns et puis honnir les autres. Une seule chose est masquée, c’est l’incurie du gouvernement.
Aucune voix discordante n’est tolérée, ni de remise en question de quoi que ce soit car nous sommes en guerre.
Personnellement, je ne crois pas au confinement policier, pourtant je me garde de dire sortez de chez vous. Notez que je ne dis pas non plus « restez chez vous », ils sont bien assez nombreux à le rabâcher. Pour m’autoriser à sortir, j’utilise un style Pilote pour effacer la date et garder le même ausweiss.
Mon message, évasif et terre-à-terre, se réduit à : évitez les amendes…
Pour autant, est-ce que je reste fréquentable, curé défroqué ou pas ? (je conclurais par « allez en paix »).

Pan demie


Mon problème, c’est que comme vous, je n’ai aucune façon de changer le menu, j’ai juste le luxe d’évaluer l’avoine dans la mangeoire. Ah, ils manquent pas d’air, nous vendre ça pour de la première qualité !
Mais je n’ajoute pas : aux armes citoyens. Non. Le con finement, ne me dérange pas trop, j’ai aussi mes côtés misanthropes.

Donc en cette semaine 6 de confinement ou 7, je sais plus, je suis très reconnaissant, vraiment, de constater qu’on n’est pas grand chose sans les autres. Vous voyez, à force d’être confiné, je fais de tout petits gestes, mais c’est un bon début.

Une des vertus de cette pandémie, c’est qu’on voit bien mieux le système politique, économique, social et écologique dans lequel on baigne. On voit ce qui tient, ce qui foire, ce qui craint et ce qui vaut peau de balle.

Jusque là, tout semblait si stable, si immuable. Ceux du côté du manche nous expliquaient qu’il est impossible de changer quoi que ce soit. Or sous nos yeux, tout semble pouvoir s’effondrer en un claquement de doigt. Pour le pire ou le meilleur ?
Les profiteurs de la situation « normale » veulent vite y revenir. Bah, le nombre prévisionnel de morts reste acceptable, non ?
La bourse avant tout, tout le monde au turf et avec des heures sup on rattrapera le retard.
Priorisons le retour à la production, même si on manque encore de ces objets de première nécessité, tests, respirateurs, masques, etc. Mais on va nous reprocher la seconde vague, et de nouveaux. Tiens, ces fameux masques, on vous a passé toute la gamme : ils sont dangereux, inutiles, accessoires, compatibles efficaces, indispensables et bientôt obligatoires.

1984-2020

On peut voir clairement ces élites choisir les règles et même les faits qui les arrangent, comme des produits d’un marché libre…
Après avoir nié la pandémie, la plupart des dirigeants nient leur incurie avant de jouer l’autoritarisme policier (cf Philippines, Israël, Hongrie, États-Unis, F…).

Ce qui me chiffonne c’est cette tendance « plus de pouvoir au pouvoir ! Suspendons les droits citoyens, plus de drones, de caméras, de mouchards électroniques ».
Pour l’heure, les délateurs en chair et en os restent encore mal vus chez nous.
Ce confinement montre quelles valeurs devraient subsister et quels choix seraient à réévaluer. On peut continuer comme avant ou introduire un changement dans ce système mortifère de production et de consommation qui crève de surabondance sans assurer à chacun un revenu basique ou les moyens de se soigner.
Changement climatique, pollution, incendies et submersions catastrophiques, malbouffe, empoisonnement généralisé, etc, on continue comme avant ? Quelles priorités, après ?

Reprendre la course, garder quelque chose de cette immobilité contrainte ? Qu’est-ce qui est important, la possibilité de décider de notre vie, ou suivre les décisions des élites ?
Les questions se bousculent :
Pourra t-on encore respirer cet air soudain plus pur ?
Faut-il mettre plus de foi dans la communauté que dans la bourse ?

Au début du confinement, je savourais ce paradoxe: pour se soutenir mutuellement, il faut se tenir à distance. S’isoler des autres c’est les protéger. On dirait des extrait de 1984.

Espoirs


« En même temps », rien n’empêche d’aider les personnes en danger.
Heureusement, on voit chaque jour des manifestations de courage et de dévouements aux antipodes du chacun pour soi.
Le regard semble changer temporairement sur les travailleurs de la chaîne alimentaire, le personnel médical, les femmes de ménages et autres soutiers du système.

Après tout donc, il aurait presque semblé qu’un changement soit possible. Les services publics -particulièrement de santé- se clochardisaient, et impensable le mois dernier, voilà que des centaines de milliards surgissent soudain de la nuit.
Se manifeste aussi une perspective utopique: la qualité de l’air qu’on respire s’améliore. Pour longtemps ?
Encore des questions.
Partageons vraiment un destin commun et Que valent nos liens sociaux ?
A quelle vitesse va t-on retomber dans le business as usual ?
Quels enseignements tirer de l’épisode ?

Comme on dit dans les Ephad, qui vivra verra.
En attendant, on peut commencer par signalez autour de nous toute initiative qui semble aller dans le bon sens.
On peut espérer que les citoyens – que nous- auront à cœur de profiter de l’occasion pour infléchir les trajectoires les plus destructrices.

Sur ce, je vous souhaite tout ce qu’on peut vous souhaiter, dont une très belle journée.

Exeat in pace !

Aber Victor, hast du noch kein Ausweiss ?

«Tout le malheur des hommes vient d’une seule chose, qui est de ne savoir pas demeurer en repos dans une chambre »,
Blaise Pascal, Pensées.

Sûr, l’homme ne sait pas être confiné ? mais on apprend vite, à condition d’avoir le matelas de pâtes et de papier hygiénique, et youtube pour les blagues, Youporn et Netflix.
Ah oui, BFM TV pour suivre les conseils avisés des spécialistes patentés et de ceux qui nous dirigent avec tant de clairvoyance.

Revenons un instant sur la définition de « confinement » qui suggère comme vous savez, plusieurs sens, dont ceux-ci:

  • Situation d’une population animale trop nombreuse dans un espace trop restreint et qui, de ce fait, manque d’oxygène, de nourriture ou d’espace.
  • Ensemble des conditions dans lesquelles se trouve un explosif détonant quand il est logé dans une enveloppe résistante.

Je sais pas si vous voyez la même chose que moi…
En tous cas, le français est bel et bien resté à la guerre de 14-45 qui a profondément modelé notre nation.
Nous gagneront parce que nous sommes les plus forts !
Non, nous ne reculons pas, c’est un simple repli stratégique sur des positions prévues à l’avance.
Faisons confiance au Maréchal, à bas les traîtres !

Et enfin: M. le commissaire, dans mon quartier, des individus sortent en groupe, masqués, bravant le couvre-feu en vélo ou au pas de course, sans doute pour trafiquer de la chlorotruc. Je ne serais pas étonné qu’il s’agisse de judaïques asiates, déjà qu’ils ont importé ici le covirus…

C’est curieux que personne ne se souvienne du virus de Hong Kong de 1968, c’est pourtant pas si loin. Il a pourtant fait plus d’un million de morts, dont 17000 en France.
Et à l’époque, nulle panique, pas d’hystérie, pas de confinement ni de masques.
Pas non plus de préfet de Paris nommé Lallement (fonetic: Frit Dolin) déclarant que les malades, c’est bien fait pour leur gueule.
A l’époque, il s’appelait Papon, le chef policier, et il ne valait guerre(oui je sais) mieux.
A l’époque, personne n’avait déclaré que le masque est dangereux, puis inutile, puis recommandé, puis obligatoire.

Tout ça pour relativiser, si c’est possible. Il restera de l’épisode actuel un nouvel exemple à verser au chapitre de la gloire du pays, de la valeur de ses chefs, leur capacité d’anticiper sans discours, en montrant la bonne voie. Non, pas celle ci, mais non, l’autre.
C’est ainsi que la France est grande.


Allez, confinez-vous en paix.

Hommage au bon docteur Coué

        La période des résolutions est propice. Il y a très longtemps que je voulais rendre à Emile Coué – ce bienfaiteur de l’humanité injustement oublié- l’hommage qui lui est dû.
Il y a aujourd’hui de nombreuses versions psychologiques et comportementalistes de sa fameuse méthode. On peut les examiner avec scepticisme, mais sans préjugés.                                       

GRATUTOLOGIE               

Les écoles comportementalistes de la psychologie américaine doivent tout à Emile. Avez-vous entendu parler cette « science », celle de la gratitude ?
Le premier obstacle pour en causer, c’est qu’il n’y a pas d’adjectif pour « reconnaissance » ou « gratitude », on ne peut donc pas dire qu’une chose est gratitudible ou reconnaissensible. Faute de terme approprié, appellons ce domaine la « gratitothérapie » ou si on préfère, la « reconnaissologie ». La gratitude consiste à être reconnaissant; à montrer de l’appréciation et à rendre la gentillesse d’autrui.
Quand on est reconnaissant, même pour les petits moments ou les petites choses, la vie nous envoie des récompenses. La dopamine, notamment. Ce n’est pas un message à sens unique adressé au monde, car ça repart dans tous les sens et ça ouvre de nouvelles portes.
A première vue, voila un nouveau dérivé de l’apport du Docteur Coué, un pratique qui peut rendre plus heureux. La gratitude est peu valorisée par rapport à l’ironie ou au cynisme, c’est même une valeur assez rejetée, j’en sais quelque chose. Il est vrai qu’afficher sa joie de vivre ou son optimisme a toujours quelque chose d’assez suspect.                                

POSITIF

Des éléments positifs, il y en a forcément mais considérer les choses comme allant de soi nous fait oublier leur valeur. On peut apprécier ce qui facilite la vie : l’eau qui coule à volonté, les fruits et légumes en abondance, l’air, le soleil, savourer pleinement un bon moment, un paysage, une œuvre d’art ou un repas. On se situe alors du côté de ceux que la vie gâte, plutôt que de ceux qu’elle lèse. Pourquoi souffrir d’un passé qui n’est plus, ou n’a jamais été, de l’angoisse, du désir ou de la crainte d’un futur qui ne sera peut-être jamais ?
Les sentiments négatifs sont le fruit de nos peurs. Il faut apprendre à ressentir le plaisir de donner et de remercier intérieurement le bénéficiaire de notre générosité. Puissant antidote au sentiment de solitude existentielle, on devrait apprécier ce qu’on a plutôt que déplorer ce qui nous manque. Les sentiments négatifs gaspillent l’énergie vitale, brident confiance et curiosité. Se rappeler nos succès, ne pas faire des possessions matérielles un but, ne se comparer à personne et ignorer l’envie. Accepter tristesse, colère, déception sans les nourrir ni les combattre, en avoir conscience permet de cultiver un sentiment d’accomplissement.
C’était déjà la leçon des stoïciens et bien sûr ça n’a rien d’évident. D’où la nécessité de s’exercer.                               

METHODE  

Et c’est là qu’intervient la fameuse méthode Coué. Elle fait rigoler en France depuis toujours, mais pas du tout chez les américains, dont nous finirons par adopter les idées avec dix ans de décalage.
On dit que le cerveau a du mal à distinguer la réalité de la fiction. Les neurologues montrent que le cerveau est incapable émotionnellement faire la différence entre une fable et une histoire vraie. Il ne fait pas vraiment la différence, on peut alors imaginer, visualiser, s’exercer à positiver… Ce gonflage à la pensée positive ne peut en théorie pas faire de mal. Certains notent que ça rend intolérant envers les non-positifs qu’on recommande de fuir (surtout chez les sectaires). Les septiques ne veulent pas se laisser imposer de force la joie, car perdre sa colère, c’est perdre sa force, selon eux, la peur est un moteur, comme la colère un carburant.
Mais bon, en chaque chose, faut pas surdoser.                                   

  CONSEILS  

Faire régulièrement une liste des motifs pour lesquels se réjouir.
Récapituler les cadeaux de chaque journée, comme une famille, un toit, une bonne santé, etc.
Ecrire un mot de gratitude à une personne qui a compté dans votre vie. On peut même l’envoyer car reconnu dans sa valeur, le bénéficiaire renvoie généralement un message gratifiant à l’auteur. Dopa Porte ouverte à l’abondance, la gratitude est le sentiment formidable qu’à cet instant précis, vous bénéficiez de tout, en quantité suffisance. Gratitude et optimisme éliminent les sentiments négatifs comme envie, cupidité ou appitoiement sur soi.
Carburant d’énergie intérieure, elle augmente l’estime de soi. Peu de gens malheureux sont reconnaissants pour leur vie, et peu de personnes heureuses ne sont pas reconnaissantes pour la leur. Des arguments L’attitude systématique de gratitude améliore la santé physique et mentale, elle augmente le niveau de bonheur. l’imagerie cérébrale du «centre de récompense», le circuit neuronal des pulsions primales s’illume lorsqu’on est reconnaissant. La pratique de la gratitologie transforme le cerveau. Huit semaines de pratique et les scanners du cerveau d’individus pratiquant ces exercices montre un renforcement de leur zone cérébrale de la cognition sociale et de l’empathie. Bon, et pratiquement ?
Nous dépendons de forces extérieures, d’influences : chance, amis, collègues, famille, parfaits inconnus, puissance supérieure. Etre reconnaissant donne aux autres le sentiment que leurs actions ont du sens. Cela rapproche, les gens qui viennent vers vous quand vous êtes heureux de reconnaître leurs efforts.
Les reconnaissants sont plus généreux, moins égoïstes et font de bons compagnons. Se comparant moins aux autres, ils sont plus satisfaits de leur sort, plus résistants aux épreuves et gèrent mieux les situations stressantes. Ils prennent soin de leur santé physique, dorment mieux et guérissent même plus rapidement des maladies.                              

GRINCHEUX S’ABSTENIR

        Cependant, si ce n’est pas dans votre nature, inutile de vous enfermer dans un système forcé qui amènera encore plus de mal être. Certains détestent la gratitude et ont du mal à la ressentir ou à l’exprimer. J’ai de la gratitude pour ceux qui la détestent, c’est mon premier exercice.         S’exercer
Les exercices ou « pratique de gratitude » sont plus une réflexion, une manière de faire le point sur ce qui va bien chez soi et ce qui doit être amélioré. Cela demande un examen de notre style personnel et une pratique créative et terre-à-terre.
Par exemple vivre au présent optimise chaque chose et ouvre la curiosité. Apprécier le présent rend tout un peu plus lumineux, genre aujourd’hui est un jour magnifique, jamais vu auparavant. Arrêtez-vous un instant et pensez à une chose qui rend ce moment digne d’être vécu. C’est aussi simple que ça. A mettre en pratique comme moyen de «fermer boutique» en fin de journée de travail. On peut l’essayer dès le réveil ou l’appliquer aux événements de la veille, les opportunités sont innombrables.

                     EXERCICES        

Voilà en vrac un tas de questions gratitologiques à se poser.     – Quel a été le « point culminant » de votre journée?
– Quel a été votre point bas ? que pourriez-vous améliorer, la prochaine fois?
– Quel a été le « Moment du Héros quotidien » (de quoi avez vous été fier aujourd’hui?) Sinon, qui a été ce héros pour vous aujourd’hui?
– pensez à un plaisir simple reconnaissansible (dont vous êtes reconnaissant)
– qu’êtes vous reconnaissant d’avoir, que vous n’aviez pas l’an dernier ?
– Ecrivez à propos d’un souvenir heureux ou de quelque chose de reconnaissansible
-Qu’est-ce qui vous rend reconnaissant à propos de votre corps ou de votre santé?
– regardez à l’extérieur. Qu’est-ce que vous appréciez à l’extérieur?
-De quel accomplissement êtes-vous fier?
– De quelle possession qui vous facilite la vie?
– Ouvrez votre téléphone ou votre album photo et trouvez une photo que vous aimez. Pourquoi êtes-vous reconnaissant pour cette photo?
-Qu’avez-vous reçu de reconnaissansible ?
-Quelque chose ou quelqu’un qui vous fait sentir en sécurité?
-quel artiste, auteur ou musicien est reconnaissansible ?
-Qu’aimez vous dans votre travail?
-Comment pouvez-vous aider les autres?
– quel service public ou organisation êtes-vous reconnaissant (bibliothèque, service d’incendie, …)?
– Envers quel (s) livre (s), vêtement ou meuble êtes-vous reconnaissant?
-Ecrivez à un ami pour qui vous êtes reconnaissant. Ecrivez sur un enseignant ou un mentor reconnaissansible, sur un membre de la famille reconnaissansible
-Qu’avez-vous accompli aujourd’hui?
-Quelle tradition reconnaissansible, quelle erreur ou échec reconnaissansible ?
-Quel est votre trait de personnalité reconnaissansible, Quelles compétences avez-vous reconnaissansible ?
-Qu’est-ce que vous avez acheté récemment de reconnaissansible ?
-Qu’avez vous fait récemment de reconnaissansible
– Regardez autour de vous et écrivez tout ce que vous voyez de reconnaissansible.
– Écrivez trois choses reconnaissansible aujourd’hui.
– avec votre famille avez vous des émotions négatives ? Vérifier.
– Exprimez-vous de la gratitude?
    Pour finir, vous pouvez m’être reconnaissants pour cet article, et merci de l’avoir Lu.
« Tenez pleinement compte des qualités que vous possédez et, en signe de gratitude, rappelez-vous comment vous les voudriez si vous ne les aviez pas.»
(Marc Aurèle)

Un truc de malade !

Quand je disais que notre société semble en meilleur état que les USA dans le domaine de la santé, notamment mentale, et dans la politique en matière de drogue … C’était pour rire.
  On a encore et toujours une dizaine d’années de retard sur l’Amérique, C’est vrai pour le taux d’obésité comme pour le « médicament ». D’ailleurs, faudrait pas oublier qu’on est les champions de l’antidépresseur et qu’on avale annuellement 150 millions de boîtes d’anxiolytiques (Valium, Xanax, Lexomil, Trazodone, sertraline, prozac, paroxedine)et autres benzodiazépines.
Plus discrètement 12 millions de français ingurgitent des opioïdes, OxyContin, (à base d’oxycodone), Durogesicn, Fentora (fentanyl), CoDoliprane (codéine), tramadol(Tropalgic, Contramal, Ixprim).
C’est l’abondance, on ne sait plus où donner de la tête !

Il y a quelques années, le directeur du Centre anti-cancers de Lille déclarait (cf Médiapart):
« Les laboratoires pharmaceutiques se présentent comme des industries de santé. C’est d’une hypocrisie incroyable. Ce sont des industries de la maladie, qui prospèrent sur la maladie à telle enseigne qu’elle paient à prix d’or des «spécialistes» dont le travail consiste à inventer artificiellement de nouvelles maladies pour vendre de nouveaux médicaments. Ainsi la ménopause est devenue une maladie qu’il faut soigner d’urgence par des hormones… qui ont provoqué une épidémie de cancers du sein… »
      C’est vrai que les scandales sanitaires s’accumulent; Vioxx, Dépakine, survaccination, Levothyrox, amiante, sang contaminé, Mediator, Distilbène, hormones de croissance, inhibiteurs de la pompe à protons, Crosfeld Jacob, Isoméride, Glyphosate…

Parlons d’autre chose, c’est trop déprimant. Une chaîne d’info néerlandaise (GeenStijl TV) a calculé les avantages des députés européens:

6.600€ mensuels, plus frais d’indemnités 4.320€, transports remboursés, indemnité journalière de 300€ même s’ils ne passent qu’une minute au siège, allocations familiales de 373€ mensuels par enfant (jusqu’à 26 ans), allocation scolaire de 253€ par mois, 20 semaines de congé maternité, dispense de TVA l’année d’installation, imposition sur 90% du salaire brut. S’ils sont fonctionnaires, indemnités d’expatriation, d’installation et même de « dépaysement ».     Quand on sait que l’Union Européenne a versé l’an dernier un budget de trois millions d’euros pour combattre l’euroscepticisme en Europe…
Hi, hi !
                                   

  INDIGNEZ NOUS ?


   Les spécialistes dits «expressivistes» du langage affirment qu’on croit souvent parler de faits alors qu’on est dans de l’émotionnel.
Il parait qu’au moins 60% des nouvelles diffusées en ligne n’ont même pas été lues par la personne qui les partage. On serait plus disposés à partager un article qu’à le lire.
Or que partage t-on sinon du contenus émotif ou moralement chargé ? Attendrissement pour les chatons et indignations variées.

Les médias sociaux amplifient le tout et un contenu moral dans un tweet augmente de 20% ses chances d’être partagé. Faits ou actes suscitent plus d’indignation que dans la « vraie vie », parce qu’on en attend les mêmes avantages sociaux sans les risques.
Manifester notre indignation et espérer que d’autres la partagent, c’est comme ça que les groupes et les normes sociales se construisent.
Tant qu’on n’en sera pas conscients (ou qu’on ne voudra pas l’être), les médias sociaux resteront des usines à indignation.
Les trolls et les industriels de la désinformation misent beaucoup là-dessus. Notre confusion fait de nous des proies faciles.
    La preuve, c’est que l’expression «fake news» change peu à peu d’utilisation. Elle devient un moyen d’exprimer notre hostilité, comme crier «bouhh !!!» lors d’un match de foot. Même nos tentatives pour distinguer le vrai du faux se transforment en hurlements d’indignation.
On est vraiment trop émotifs.
  Personnellement, vous l’aurez compris, j’ai l’indignation facile. Surtout que j’arrive plus à remettre la main sur mon exemplaire de « Indignez-vous » de Stéphane Hessel. Merde où qu’il est passé ? Encore un de prété et jamais rendu, ah là là, les gens sont d’un sans gène…  Comment oublier qu’il existe une hormone de l’oubli ? Je le rappelle: la prégnénolone. Effacement. Et l’apoptose, c’est pas dingue ? La cellule serait programmée pour se flinguer en cas de besoin. Elle a une dent creuse avec du cyanure, et même sous la torture, elle ne causera pas, elle se suicidera avant.
 

Chouette manifestation d’obsolescence programmée, comme le énième panne de mon lave-linge.
ça m’ennerve. Tiens, je vais le publier sur internet. https://www.youtube.com/watch?reload=9&v=W-0gF9OSuTI

Devoir d’optimisme

D’attentifs lecteurs me font savoir que la teinte légèrement pessimiste de mon dernier article l’emportait sur la couleur du post. A titre d’exemple, j’ai oublié de signaler que certains data center recyclent leur chaleur en chauffage urbain. Dont acte.
Mais il faut flairer l’air du temps: certains observateurs annoncent la naissance d’un pessimisme générationnel irréversible.

C’est l’occasion idéale pour rappeler la légende colportée par Pierre Rabhi :
«Un immense incendie ravageait une forêt. Les animaux impuissants risquaient la mort. Un colibri faisait des aller-retours à la mare pour transporter des gouttes et les verser sur le feu. Les autres animaux: « Colibri ! A quoi ça sert de t’agiter comme ça ? Penses-tu éteindre le feu ?
le colibri : Non, je sais, mais je fais ma part ».

Il y a quelque chose d’admirable dans cette légende qui ressemble à un éloge de l’inutile. On dirait une adaptation de la devise de Coubertin. Mon gars, l’important c’est pas forcément de gagner, faut participer. Si tout le monde s’y met, on n’éteindra peut-être pas le feu, mais on aura au moins essayé, fait notre devoir.
En fait, c’est dans cette fable qu’il y a un terrible fond de pessimisme.

Cela rappelle la fable de la « participation aux bénéfices de l’entreprise » (art.L3322-2 et suivants du code du travail),
qu’on a avalée béatement.
Il est d’ailleurs une autre version de la légende de colibri:
Un immense incendie ravageait une forêt, etc. Une mare bloquait toute fuite. Le scorpion, ne sachant pas nager, demande à la grenouille de le porter sur son dos pour traverser.
La grenouille: non, je te connais, tu vas me piquer et je vais couler.
Le scorpion: mais si je fais ça, je coule aussi.
La grenouille: c’est vrai, allez, monte.
Parvenu au milieu de la mare, le scorpion pique la grenouille qui crie: Mais pourquoi t’as fait ça ?
Le scorpion: parce que je suis un scorpion.

Il y a une morale aux contes, qui donne assez souvent raison au pessimiste. S’il se trompe, tant mieux. s’il a raison, il n’a pas tort. C’est une façon d’envisager le « Pari de Pascal ». Terriblement pessimiste, Pascal faisait remarquer qu’on ne risque rien à croire en Dieu. Alors croyons, comme le colibri.

comme au temps de la prohibition

La crise américaine des opioïdes nous permet de relativiser notre situation. On n’en parle guère dans nos médias, dommage.
Ce n’est pas un mystère, le système de santé américain repose sur le profit, au détriment de la santé et de la société. Les trusts du médicaments, les pharmacies, les distributeurs et les compagnies d’assurance s’engraissent sur le dos des plus démunis.

Toute la chaîne sanitaire est impliquées dans la hausse incroyable de mortalité par overdose depuis des années. Les opioïdes, délivrés sur ordonnance, ont tué 220 000 personnes en une quinzaine d’années. Pas loin du score des fusillades de masse qui font tant causer. Pour le gouvernement, les trusts doivent payer et soigner la dépendance provoquée par leurs produits. Les entreprises rétorquent qu’elles respectent la loi et sont sous surveillance de la DEA (Drug Enforcement Administration).
https://www.dea.gov/taxonomy/term/331
Des centaines de procès sont en cours pour chercher les responsables. Bonne chance.
Big Pharma est bien pire que Big Tobacco, qui empoisonne depuis toujours en sachant qu’il propage des cancers.
Dans le cas des opioïdes, ce sont pourtant d’innombrables contrôles qui s’effectuent rigoureusement par une foule d’intervenants.
Un médecin rédige l’ordonnance, une pharmacie la remplit, une assurance rembourse. Les fabricants répondent aux commandes, les transporteurs les véhiculent, les pharmacies les distribuent. La DEA, surveille l’ensemble, fixe le quota d’opioïdes qu’une entreprise peut fabriquer et contrôle le suivi de chaque pilule.
76 milliards de pilules d’oxycodone et d’hydrocodone sont distribuées en six ans… la production a augmenté en accord avec la DEA, et les bénéfices explosent, comme l’énorme taux de mortalité par surdose.
La DEA, à 100 ans, dispose d’une formidable réputation. Chargée d’empécher la drogue d’entrer aux États-Unis, elle contrôle aussi les produits pharmaceutiques licites.

En 20 ans, elle a autorisé une augmentation faramineuse des antidouleurs. Ce n’est que tout récemment que ce marché de médicaments sur ordonnance commence à baisser par un meilleur contrôle des d’ordonnances et la chasse aux usines clandestines.
Résultat: la crise de surdose s’est… aggravée.
Classique « effet prohibition », des opioïdes plus meurtriers arrivent à mesure que les analgésiques prescrits diminuent. Place aux cocktails de fentanyl illicite et d’héroïne.

On cite l’exemple édifiant du comté de Mingo, en Virginie Occidentale. On y compte des taux records d’obésité, d’alcoolisme et de naissances prématurées. On y consomme 200 pilules par personne et par an et l’Etat est au dernier rang des USA pour la santé avec des villes à 42% d’enfants sous le seuil de pauvreté, 35 % des adultes n’ayant jamais fini leurs études secondaires. Alcool, privation de droits et d’emploi, absence de but et solitude constituent les déterminants sociaux de la santé, ce qui fait que certains développent une dépendance et pas d’autres.

Seule, la réduction de la demande résoudrait le problème, mais elle suppose une société en meilleure santé. Trump vient de déclarer à plusieurs reprises que le pays comptait beaucoup de sujets en mauvaise santé mentale (des armées de psy déclarent qu’il est lui-même proche de ce diagnostic)

Du coup, notre société semble en bien meilleure état dans le domaine de la santé, de la politique en matière de drogue et médicaments et celui des armes.
Bien moins pire, en voilà du positif. On se sent mieux, non ?

le pessimiste: non, ça ne peut pas être pire.
l’optimiste: mais si !

2 exemples:
http://www.franciscolonel.fr/?p=646
http://www.franciscolonel.fr/?p=467

et pour les locaux;http://www.franciscolonel.fr/?page_id=844

Cela n’a rien à voir

Voilà qui laisse rêveur, une vidéo comme « Gangnam Style« , vue 2,7 milliards de fois sur le Net a consommé la production entière annuelle d’une centrale électrique.
Cela semble n’avoir rien à voir, mais les « chatbots » sont des êtres virtuels, des logiciels capables entre autres, de tenir une conversation.
En 2015, un groupe de geeks «The Impact Team» a piraté les données du site de rencontre Ashley Madison, dévoilant qu’il n’y avait pratiquement aucune femme sur le site. Ashley Madison disposait une armée de 75.000 « chatbots » féminins pour attirer ses 32 millions de clients masculins dans des conversations payantes.
Chaque « fembot » (chatbot féminin) utilisait plusieurs centaines de phrases pré-formatées pour simuler un dialogue. On a encore fait des progrès et ces robots seront de plus en plus couramment nos interlocuteurs. On finira par s’y habituer, d’autant qu’on constate qu’il est plus agréable d’échanger avec eux qu’avec des humains, ces êtres virtuels offrent un vrai « confort relationnel ». l’État y vient à grandes enjambées pour supprimer des postes de fonctionnaires. Mais automatiser les relations humaines et collecter les données, cela profite surtout aux intérêts des Gafa.                                 

Ceta n’y rien comprendre

Cela semble n’avoir rien à voir, mais les marchands de semences comme Monsanto ou Dow Chemical produisent des semences stériles – «dites F1» pour que l’utilisateur ne puisse les reproduire ni les faire évoluer et par conséquent être contraint de les racheter à l’infini.
  Toujours rien à voir, mais on va ratifier le CETA. Pour rendre les produits canadiens acceptables, la Commission Européenne relève les limites maximales de substances et produits toxiques, pesticides, herbicides, hormones, perturbateurs endocriniens etc, utilisés au Canada. Cet accord est aussi porte ouverte aux entreprises américaines, très implantées au Canada.
Pour compléter le tout, des tribunaux d’arbitrage régleront les problèmes entre les États et entreprises, et là, c’est le bouquet. Une multinationale pourra porter plainte contre un État européen si une politique publique va à l’encontre de ses intérêts. Pour aller vite, C’est l’intérêt de firmes américaines qui décidera des lois chez nous.
On a donc plein de beaux jours devant nous.
Surtout qu’une autre question pointe.


Homocène    

On a déjà causé ici de l’Anthropocène, mais c’est pas une raison pour ne pas y revenir. Surtout avec cette fameuse question que certains commencent à se poser sérieusement: l’homme pourrait-il disparaître ?
Comparés aux événements apocalyptiques du passé comme
les glaciations, ou l’épisode d’il y a 252 millions lorsque les températures ont augmenté de 10 ° et que 96% des espèces marines ont disparu, le changement actuel ne semble pas encore trop grave, d’autant qu’on compte encore pas mal de climatoseptiques. Un peu de géologie. Selon la Bible, Dieu a créé le monde en sept jours. C’était Quand ? On s’en est sérieusement préoccupé au XVIIeme siècle. Un savant prélat irlandais a imposé son calcul: le monde aurait commencé le 23 octobre 4004 av.JC.
Les géologues sont d’un autre avis. Ils fouillent des roches vieilles de plusieurs centaines de millions d’années. Officiellement, nous vivons à l’époque Holocène, mais l’idée d’Anthropocène s’est imposée. Cette époque commence vers 1945 avec le constat qu’une espèce aussi jeune que l’homme, apparu il y a peu de temps, a un impact géologique. Avant ça, des mondes sont nés et se sont effondrés, laissant des traces dans la roche. Les débris de l’Anthropocène n’ont pas eu le temps de laisser de traces et forment à peine deux centimètres de résidus et de matière organique non consolidée. A l’échelle géologique, c’est une fraction de seconde.
Cependant, la surface terrestre a changé par d’innombrables constructions, mégapoles, villes, routes, barrages, mines, lacs, déforestations, cultures. Nos matériaux se trouveront dans les sédiments et roches du futur pendant des millions d’années. (cf voir à ce propos notre note sur les fossiles d’os de poulets)
L’homme change la biosphère en chassant des espèces de leur habitat et en les libérant dans d’autres, il homogénéise La nature.

La dernière fois qu’il y a eu autant de CO2 dans l’air qu’aujourd’hui, c’était il y a 3.000.000 d’années. On relève des 35 degrés au Nord du cercle polaire. Le réchauffement s’accélère avec des records battus chaque année, chaque mois, chaque jour.  De tels changements s’accompagnent généralement d’éradications totales et d’extinctions d’espèces.


  Cela semble n’avoir rien à voir, mais 205 milliards de kwh sont consommés par les data centers des Gafa, délocalisés dans les pays nordiques. En vertu de l’effet Joule, la moitié de cette énergie part en chaleur, et ça double tous le 3 à 4 ans, si bien que dans une quinzaine d’années à ce rythme, les Gafa consommeront la totalité de l’énergie mondiale… « Le pire n’est pas toujours sûr« , dit Claudel.
« L’espérance est un risque à courir« , ajoute Bernanos
Vous diriez quoi, vous ? Personnellement, tant qu’il est encore temps,  je me prépare. Cliquez ci-dessous

http://www.franciscolonel.fr/lintegrale-ou-presque/

Intelligence artificielle et douve du foie

                    
La nature prend des voies singulières lorsqu’il s’agit de reproduction. Pas que dans le porno. La douve du foie vit à l’aise dans les voies biliaires du mouton. Ce dernier pose ses crottes dans l’herbe et un mollusque va les ingérer. La douve sous forme de larve sera encore expulsée puis avalée par une fourmi. La suite est digne de La Fontaine:
la douve pousse la fourmi à grimper en haut d’un brin d’herbe et à s’y fixer en attendant d’être broutées par un mouton, fin du cycle.
L’ensemble du cycle est nécessaire à cet être quelque peu compliqué. Un cycle semblable concerne le toxoplasme dont l’hôte final est le félin, surtout le chat. Une fois infecté, les crottes de l’animal sont ingérés par un hôte intermédiaire, rongeur, oiseau ou mammifère. Des œufs éclosent et le toxoplasme finit son cycle dans l’intestin d’un chat après qu’il ait mangé l’hôte intermédiaire.
Pas mal tortueux, comme mode de reproduction…
Le phénomène extraordinaire, c’est que le rat, hôte intermédiaire, sera poussé par le toxoplasme à ne plus avoir peur des chats. Il oublie la peur instinctive du chat et se met à apprécier l’odeur de son urine. Autant parler de suicide commandé.
En Afrique, c’est le singe infecté par le toxoplasme qui ne craint plus les félins et se fait croquer sans fuir.
L’homme aimant la compagnie des chats devient facilement porteur du toxoplasme. En France une personne sur 2 porte des kystes musculaires et cervicaux bourrés de toxoplasmes. Jusqu’à peu, on n’y voyait pas de problème sérieux sauf pour la femme enceinte ou les personnes sans défenses immunitaires.
On a remarqué toutefois que la toxoplasmose, qui supprime la peur du rat envers le chat jusqu’à l’attirance suicidaire, modifie le comportement de tous ses hôtes.

PRENEZ DES RISQUES
On soupçonne désormais une influence du toxoplasme sur le comportement humain car d’abord, il augmente le taux de dopamine. Il semble pousser le porteur à prendre plus de risques que les non infectés. Que le microbiote influe sur le psychisme, on le montre chaque jour, les bactéries produisent par exemple la quasi totalité de la sérotonine chez l’homme. Dopamine et sérotonine gèrent les états émotionnels et le niveau d’agressivité, et donc certaines de nos actions et réactions.
On se croit libres mais en fait, on pourrait bien être sous l’influence de nos boyaux et des 3 kilos de microbes et bactéries qui l’occupent. Voilà qui calme les ardeurs et les prétentions philosophiques.

ARTIFICIEL
Autre douche froide en perspective, un organisme nommé « OpenAI » a mis au point un générateur de texte désigné sous l’appellation GPT2. Ce système d’intelligence artificielle peut écrire la suite d’un texte à partir de quelques mots ou d’une page. Ce GPT2 rend possible ce que l’on pensait utopique. Plus puissant que tout ce qui existait avant, il stocke les données de plus de 10 millions d’articles sélectionnés, « l’équivalent de 35 000 exemplaires de Moby Dick ». Sa puissance lui permet de comprendre les textes, qu’il peut synthétiser et traduire.

Ce modèle d’intelligence artificielle rédige des textes correspondant au style et au sujet qu’on lui propose de compléter. Par exemple si on lui donne les premiers
paragraphes d’un article du « Guardian » sur le Brexit, il propose un article crédible, rempli de citations de Jeremy Corbyn, de mentions sur la frontière irlandaise et de réponses du porte-parole du Premier ministre. Exemple de sa prose :
«Interrogé pour clarifier les rapports, un porte-parole de May a déclaré: Le Premier ministre a clairement indiqué que son intention était de quitter l’UE aussi rapidement que possible et cela dépend de son mandat de négociation, comme l’a confirmé le discours de la reine la semaine dernière« .

A partir du début d’article suivant: « Le Brexit a déjà coûté au moins 80 milliards de livres à l’économie britannique depuis le référendum sur l’appartenance à l’UE. »
GPT2 poursuit :
« Et de nombreux experts de l’industrie pensent que les dégâts sur l’économie seront plus grands encore. Dans certains cas, les coûts seront beaucoup plus lourds. Un récent rapport publié par la Royal Society of Arts a montré que le Royaume-Uni pourrait perdre jusqu’à 30% de ses dix universités les plus éminentes dans le futur, un changement qui menacerait de chasser une large part de nos plus talentueux jeunes cerveaux hors du pays vers les campus des pays en développement. Ceci est un coup particulièrement dur : des recherches menées par l’Université d’Oxford avertissent que le Royaume-Uni devrait dépenser près de mille milliards de dollars dans son infrastructure post-Brexit pour remplacer la perte des talents internationaux venus de l’étranger. Et ce n’est que le début. »

Voilà qui pourrait fort bien être un véritable article du « Gardian »…

                  ENCORE PLUS FORT

Mais les choses vont beaucoup plus loin. A partir de la première phrase du roman « Orgueil et Préjugés » de Jane Austen: « Il est une vérité universellement reconnue, »
GPT2 enchaîne :
« … , que quand une nation est dans une condition de civilisation, il est dans une large mesure l’affaire de ses dirigeants d’encourager les habitudes de vertu, d’assiduité et d’ordre au sein de son peuple. C’est un prérequis de toute communauté. »

Pas mal, non ? Et dès la première ligne de « 1984 » de George Orwell : «C’était une journée froide et ensoleillée d’avril et les horloges sonnaient treize heures»,

GPT2 reconnaît le ton SF et le genre de style pour poursuivre ainsi :

«J’étais dans ma voiture en route pour un nouvel emploi à Seattle. Je mets l’essence, tourne la clé, puis je laisse couler. Je viens d’imaginer à quoi ressemblerait la journée. Dans cent ans. En 2045, j’étais enseignant dans une école d’une région pauvre de la Chine rurale. J’ai commencé par l’histoire chinoise et l’histoire des sciences« …

Et ben dis donc… Y’a du soucis à se faire, et pas seulement pour les journalistes. Les romanciers aussi pourraient bientôt pointer au chômage. Mais où va t-on ?

PANIQUE
Au dernier moment, avant de diffuser GPT2 dans la nature, OpenAI à pris peur. L’entreprise s’est demandé ce que des malveillants pourraient en faire.
« Il y a beaucoup de personnes qui sont mieux à même de penser à ce qu’elles peuvent faire avec de mauvaises intentions. « 
Le spam et les fausses nouvelles, bien sûr. OpenAI a créé une version de GPT2 avec quelques modifications pour produire des critiques positives ou négatives sur des produits. Vu qu’il est basé sur Internet, il est facile d’encourager GPT2 à pondre des textes fanatiques, des fakes et des théories du complot.
Les gens d’OpenAI pensent qu’il faut préparer le monde à ce qui sera dominant dans un an ou deux. On ne peut plus contrôler la technologie comme avant. La baisse des coûts et l’augmentation des capacités numériques produisent des évolutions imparables et imprévisibles. Et les irresponsables sont nombreux…

Bon, après ces bonnes nouvelles, je vais tenter de deviner ce que GPT2 écrirait après :
« Depuis ce matin, j’ai le casque à boulons. Je vais quand même écrire un article sur OpenAi et les parasites intestinaux… »