Écriture créative

Animant des atelier d’écriture depuis des années, je vous offre ici des conseils éprouvés et des avis glanés de tous côtés.

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Ne pas arrêter d’écrire

                                 ÉCRIRE, ÉCRIRE

Il est essentiel d’écrire tous les jours, mais trouver le temps n’est pas facile -travail, famille, vie sociale…
L’habitude d’écrire chaque jour est agréable à conditions de suivre quelques règles.

• Faire une grille avec des carrés pour chaque heure de la semaine. Pendant une semaine, faites un relevé horaire de la façon dont vous passez votre temps:
travail, repas, courses, visite d’amis ou de parents, télévision, etc.
S’il y a des trous, est-il possible d’utiliser ces moments pour écrire ?

Écrire à la même heure chaque jour est  impossible ? Voyez comment vous
remplissez votre temps. Regardez-vous la télévision par habitude ? Pourquoi ne pas remplacer cette habitude par celle d’écrire et devenir un téléspectateur
actif plutôt que passif ?

• Essayez de vous lever 1/2 ou une heure plus tôt.
• Lorsque vous avez identifié vos plages horaires disponibles, pensez à votre environnement d’écriture. le calme aide, surtout l’absence de distractions.
Évitez d’être près d’une fenêtre ou dans la pièce où l’on regarde la télé.
Chambres et cuisines sont de bons endroits (si personne ne dort, ne cuisine ou mange). Les abris de jardin habitables sont l’idéal.
• Ne vous attardez pas sur le mode d’écriture. L’important est de mettre du noir sur du blanc, au stylo, crayon,  morceau de papier, bloc-notes, PC ou carnet.

• Le syndrome du «taille crayon» – souvent inconscient- consiste à  retarder le moment d’écrire en se souvenant brusquement de petites tâches (nourrir le chat, classer ses CD ) dès qu’on est censé s’y mettre … C’est la peur de l’écriture. Remplissez toujours votre temps d’écriture par de l’écriture. Même si vous n’avez rien à dire.  Écrivez quelque chose – ce que vous avez fait la veille, un coup de gueule contre le manque de temps, une plainte à propos de votre boulot,  n’importe quoi qui amène vos pensées sur le papier. Vous pouvez considérer Considérez ça comme un échauffement.


                     Le Texte Cobaye

   Pour examiner comment votre façon d'écrire peut évoluer, commencez par constituer un "texte cobaye". On appliquera ensuite systématiquement des transformations à ce même texte pour évaluer les effets des changements.
-Rédigez d'abord un texte d'au moins 300 mots par exemple décrivant un de vos trajets familiers avec le maximum de détails et de sensations (promenade, trajet en ville ou autre).

Procéder alors à quelques transformations (pas toutes en même temps, à moins d’y tenir !)

– une seule phrase pour l’ensemble des 300 mots
– pas de ponctuation
– le maximum de phrases possibles dans le texte
– effet boule de neige (rédiger un seul mot pour 1ère phrase, deux mots pour la seconde phrase, 3 pour la 3eme, etc.)
– effectuer de nombreux retours à la ligne aléatoires (cela va ressembler à une forme poétique)
– etc, la liste des transformations possibles est infinie.
(On trouve une idée voisine pour l’exploration des styles et des genres dans le grand modèle des « Exercices de style » de Raymond Queneau ).

Examiner chacune de vos versions pour juger de leur effet et voir comment votre écriture pourrait évoluer ou en bénéficier.

Reprenez votre texte cobaye et appliquez la consigne suivante.
– Lipogramme: réécrire le texte cobaye en s’interdisant d’utiliser une lettre ou une voyelle. Certaines sont plus difficiles que d’autres à éliminer comme la voyelle e.
Essayez !

                           ÉCRITURE de FICTION

L’histoire, c’est le personnage. La fiction n’a pas nécessairement à parler d’évènements extraordinaires. la meilleure présente des préoccupations familières d’une manière nouvelle et surprenante. Elle sera toujours nouvelle et surprenante si elle est véritablement observée.
Quel que soit l’extraordinaire, l’intérêt du lecteur ira toujours vers les personnages.

Sans développement suffisant des personnages, le lecteur perd tout intérêt. Ce qui leur arrive n’est pas inévitable ou prédéterminé bien qu’ils puissent rechercher ou attirer certains événements ou rencontres.  Avec un thème puissant, ne pas essayer pas de tout dire sur tout: se concentrer sur un ou des personnages dans des circonstances inhabituelles donne un sens large à
l’ensemble.

                          Recherche et développement de personnages de fiction

Comment créer des personnages ? Cette création peut être purement intellectuelle sans base d’observation réelle. On peut aussi ne pas les inventer complètement ou se baser sur des manuels de psychologie, d’astrologie, en puisant dans la mythologie ou les films.
On peut aussi s’inspirer de personnes qu’on connaît. chaque personnage doit apparaître réel. Il a des passions et des contradiction. Il est une contradiction puisque « persona »signifie masque.
Le personnage doit produire des conflits internes pour surprendre le lecteur. Construisez des personnages que vous aimeriez rencontrer ou que vous auriez peur de rencontrer.
– la méthode autobiographique: à travers votre expérience vous pouvez savoir ce qu’est une personne. On se projette dans les personnages comme Dostoïevski qui dévoile les facettes de sa personnalité dans beaucoup de personnages qu’il crée, aussi changeants que lui.
– la méthode biographique : on se base sur des personnes observées.
Hemingway: « le processus de transformation d’un personnage réel en un personnage de fiction, serait un ouvrage de diffamation« .

vous craignez de diffuser des secrets ? La plupart des personnages de fiction sont pourtant plus ou moins indirectement inspirés de la vie, Souvent à partir des traits de plusieurs personnes.
L’idéal est le personnage qui se présente apparemment seul. Erskine Caldwell :

«Je n’ai aucune influence sur eux. Je ne suis qu’un observateur, enregistrant. L’histoire est toujours raconté par les personnages eux-mêmes’.

Qu’ils insistent pour être décrits ou que vous les inventiez à partir de zéro ou d’un composé de plusieurs personnes réelle, vos personnages, issus de votre vécu ou des mythes, plus vous les connaissez intimement, meilleure sera votre histoire.

            Ronds ou Plats
Les personnages plats ont peu de traits, sont prévisibles, ne créent pas de vrais conflits et se résument à des stéréotypes. Voleur aux yeux sournois;  modèle anorexique, gros flic alcoolique, professeur distrait; chauffeur de poids lourd lubrique… Simplifier, c’est créer des personnage plats. Les personnages sont ronds quand ils ont trois dimensions.

Complexes, ils ont des traits contradictoires (Frivole et responsable. Paranoïaque mais perspicace; sensible et insensible).

                LA FICHE PERSONNAGE
Quelle est l’attitude de votre personnage Vis-à-vis des autres, du monde, et de lui-même ?
Qu’est-ce qu’il donne d’emblée à voir ? Est-il un rigolo, un leader, un architecte, un juge, un bon vivant, un matamore, un rebelle ?
Quelle est sa nature, le noyau stable de sa personnalité qui ne bouge pas, et que son attitude peut masquer ?
Quelle relation y a t-il entre sa nature et son attitude ? sont elles opposées ? Distinctes ? Identiques ? Est-ce volontaire ou pas ?

EXERCICE: Scène brève, environ 300 à 500 mots, dans laquelle vous décrivez un personnage de manière complexe, allant à l’encontre des attentes habituelles d’un tel personnage.

On peut trouver des prototypes de personnages

– dans les profils de l’astrologie. Chaque signe du zodiaque est riche de traits caractéristique.
– dans les études sociologiques: L’antihéros, Le séducteur, le pervers…
– dans les profils des tests psychologiques (types de personnalités normales et pathologiques),  ennéagramme, caractérologie et typologies

Pour l’évaluer, faites sortir votre personnage de sa zone de confort :

il se sent mal-à-l’aise, il a peur,
il sent la colère monter
il a honte
il tombe amoureux

Comment réagit-il ?

                   Les personnages et l’environnement

Même si vous avez fait le tour de vos personnages, vous devez écrire et encore.
L’écriture génère des idées qui génèrent plus d’écriture, et ainsi de suite. Faire un cahier de personnages à enrichir en permanence.
Prendre des notes sur les gens et leurs aspects et comportements personnels.
Exemple de personnage secondaire. Elle a le métier d’une de mes connaissances, le langage et le tempérament d’une autre et le look d’une troisième.
La seule chose commune, c’est qu’elles sont outrancières.
On a tendance à écrire comme si on était le personnage principal, parce qu’on est à l’intérieur de lui autant que de nous-mêmes. Cela peut nous limiter.
Vous connaissez des gens qui vous rendent dingue, leur illogisme, leur méchanceté, leurs dépendances, leurs petites manies.
C’est la nature humaine, Prenez une pincée de ceci et de cela.

Les personnages ont quatre faces:

* Générale – les traits formés par l’hérédité et l’environnement
* Physique – traits physiques
* Émotionnels – les traits mentaux ou psychologiques
* Sociaux -Les relations et traits éthiques

            Comment révéler le personnage

Comme au  foot: « Le jeu ne forge pas le caractère, il le révèle« . De même, le texte va révéler le caractère du personnage.
Que choisit-on de montrer ?   Le protagoniste en conflit avec une partie de son environnement. Rien ne va arriver au hasard. Ce que vous avez choisi d’inclure se rapporte à l’élément central de votre histoire. Qu’est-ce que votre personnage veut et va t-il l’obtenir  voilà le thème et le sens, on va voir à l’œuvre la nature humaine.
Le personnage se révèle par:

* ses actions
Les réponses émotionnelles à chaque action vont parler.
Est-ce qu’il y a une différence entre ce que fait le personnage et ce qu’il pense ? Si quelqu’un se montre gentil, c’est qu’il l’est vraiment ou est-ce pour obtenir quelque chose ?
Quels sont les sentiments du personnage sur ce qu’il fait.    Exemple: Pour son anniversaire André reçoit une cravate et une carte de remerciement de sa secrétaire,  Jeanne pour son soutient et ses conseils. Elle regarde son cadeau  sur le bureau. Si rien n’est révélé, on peut penser qu’elle aime son patron. Si l’on apprend qu’elle se dégoûte et qu’elle le fantasme écrabouillé par un bus, cela change le point de vue du lecteur. Sachant qu’elle veut juste une augmentation, on la voit différemment.

* La découverte de soi
Le personnage a une image de soi fixée, mais un évènement peut lui démontrer que ce n’est pas le cas. Jeanne pense qu’elle est belle et qu’elle peut supporter le comportement exécrable de André. Elle lui achète des chocolats mais elle se voit soudain, visage tendu, examinant le paquet et elle réalise qu’elle n’est pas aussi agréable et attentionnée que ça.  Elle n’agit que  pour l’amadouer et trouver le mettre à sa botte. Cette découverte révèle un combat en elle.

* Caractéristiques
physique: très grande.
apparence: cheveux blonds, jupe stricte.
comportement: stressé , elle se touche le nez quand elle réfléchit, c’est un tic.
habitude: Elle arrive souvent au travail en retard, incapable de préparer ses habits et ses affaires à l’avance.
expression favorite: utilisée fréquemment, elle peut révéler le caractère.OMG

* Les personnages contrastés
On peut renforcer la perception d’une personnage en lui opposant une personnalité opposée, ami ou un confident

* Les noms
Les noms ont des connotations. Bernard Lelong, Gianolino ou M’berthaa, donnent une vision différente.

* Confession
Ce qu’une personne choisit de révéler et à qui elle le fait en dit long. Se confesser à un inconnu dans le train n’est pareil que se confier à sa mère.

* Exposition
La description  raconte directement. Une technique à ne pas utiliser systématiquement car un personnage peut fort bien raconter à votre place.

* Les personnages secondaires
Les personnages mineurs ne doivent pas dominer le principal, leur donner peu de traits de caractère (cf personnages plats).

* Flashbacks: cette technique est dangereuse car elle coupe la progression du cœur de l’histoire. Le lecteur doit certes connaître le contexte, il faut donc distiller les indices en chemin, de préférence à travers le dialogue. Tout ce qui freine la progression de l’histoire est à éviter.

– Exercice à faire à propos des Personnages, décrire:
physique, apparence, Tics, habitudes

Traits généraux du protagoniste, ses traits physiques,  sa personnalité
Pourquoi cette personne est-elle comme ça ?
Révélez le protagoniste par sa description.

Faire une scène d’action révélant un côté de sa personnalité et une scène révélant une autre facette de sa personnalité.
Caractère dominant d’un personnage secondaire ? Que révèle le nom du protagoniste  ?

                              Le cadre
On a besoin d’un environnement adapté à l’histoire. Il ne doit cependant pas surpasser l’histoire. Saupoudrez-en un brin en passant. Pas de récits de voyage.
Si vous faites des recherches, ne pas tout utiliser. Ne pas s’encombrer,  surtout dans le choix du cadre. Les romans de gare se passent souvent à New York ou Tahiti. Si vous ne connaissez pas bien ces endroits, vous reproduisez ce qu’en écrivent les guides, ce qui risque d’affaiblir le récit.

Comme un bon papier peint le cadre améliore, s’adapte parfaitement et n’accapare pas le lecteur. Si le cadre vous pose des problèmes, votre histoire peut souffrir. Quels sont les problèmes que pose le cadre au héros ? Ce que les gens sont et font varie selon leur environnement à tel point que ce cadre peut avoir un impact presque aussi important que le personnage principal.  C’est un peu plus que la localisation c’est l’époque, le temps qu’il fait,  l’atmosphère.

Exercice sur l’environnement
1. Où cela se passe ?  Est-ce un paramètre important ?
Pourquoi utiliser ce cadre ?

                   Annexes

exemple test de personnalité ; le « MBTI » (Myers-Briggs Type Indicator)

les variables:
relation aux autres : Extraverti (E) ou Introverti (I) (Orientation de l’énergie)
rapport à l’information : Sensible (S) ou Intuitif (N)
mode de décision : Penseur (T) ou Sentimental (F)
façon d’agir : Juge (J) ou Percepteur (P)

Les types de personnalité
ISTJ – L’exécutant : Sérieux et calme, intéressé par sécurité et la vie paisible. Responsable et fiable. Pouvoir de concentration développé. Soutient les traditions
et les choses établies. organisé et travailleur, s’activent vers des objectifs bien identifiés. accomplit n’importe quelle tâche, si leurs idées y sont
consacrées.
ESTJ – Le gardien : Pratique, traditionnel et organisé. Susceptible d’être athlétique. Ne s’intéresse pas à la théorie ou l’abstraction à moins d’y voir une
application pratique. visions claires de la façon dont les choses devraient être. Loyal, responsable et travailleur. Organise et exécute. «Bons citoyen»
sécurité et la vie paisible.
ISFJ – L’infirmier : Calme, gentil et consciencieux. Met les besoins des autres avant les siens. Stable et pratique, sécurité et les traditions. Monde intérieur riche
d’observations sur les gens. perspicace sur les sentiments des autres.
ESFJ – L’aide à domicile : Chaleureux, populaire, et consciencieux. faire passer les besoins des autres avant les siens. Sens des responsabilités et du devoir. Aime
les traditions et la sécurité. A besoin de la gratitude des autres.
ISTP – Le mécanicien : Calme et réservé, intéressé par la façon dont les choses fonctionnent et pourquoi. compétences en mécanique. Prend des risques et vit le moment
présent. Intéressé sports extrêmes. Simple dans ses désirs. Fidèles à ses pairs et à leurs valeurs internes. Pas trop concerné par le respect des lois et des
règles. Individuel et analytique, excelle à trouver des solutions à des problèmes pratiques.
ESTP – L’homme d’action : Orienté action, résultats immédiats, Ici-et-maintenant, ils prennent des risques, mode de vie trépidant. Extrêmement fidèle à ses pairs,
mais peu respectueux des lois et des règles.
ESFP – L’acteur : Ouvert aux gens, aime s’amuser et fait les choses par plaisir. Vit le moment présent et apprécie les expériences. N’aime pas la théorie et les
analyses. Aime se mettre au service des autres. centre de l’attention dans des situations sociales. Bon sens commun et sens pratique.
ISFP – L’artiste : Calme, sérieux, sensible et gentil. N’aimez pas les conflits, et ne fait rien qui peut générer des conflits. Loyal et fidèle. Sens extrêmement
développés, et apprécie l’esthétique. Pas intéressé à diriger ou contrôler les autres. Flexible et ouvert d’esprit. original et créatif. Profite de l’instant
présent.
ENTJ – Le directeur : Énergique et franc – amené à diriger. capacité à comprendre les problèmes organisationnels et à créer des solutions. Intelligent, excelle à
parler en public. Valorise les connaissances et les compétences, et peu de patience avec l’inefficacité ou la désorganisation.
INTJ – Le scientifique : Indépendant, original, analytique et déterminé. capacité exceptionnelle à convertir des théories dans des plans d’action concrets. Valorise
les connaissances, les compétences et les structures. Aime trouver un sens aux évènements. Pense à long terme. exigences élevées de performance. Leader naturel,
mais préfère suivre un dirigeant, pour autant qu’il ait confiance en lui.
ENTP – Le visionnaire : Créatif, débrouillard et intellectuellement rapide. Bonne culture générale. Aime débattre. excité par de nouvelles idées et des projets, mais
peut négliger les aspects les plus courants de la vie. Généralement franc et affirmé. Aime les gens et les motive. capacité à comprendre les concepts et pour
trouver des solutions.
INTP – Le penseur : Logique, original et penseur créatif. s’enflamme rapidement à propos de théories et d’idées. Très bon pour expliquer des théories. Valorise les
connaissances, les compétences et la logique. Calme et réservé, difficile à connaître. Individualiste, aucun intérêt pour diriger les autres.
ENFJ – Le donateur : Populaire et sensible. Tourné vers l’extérieur, s’inquiétant de ce que les autres pensent et ressentent. n’aime pas être seul. Il voit tout sous
l’angle humain. efficace dans la gestion des personnes et les discussions de groupe. Aime être au service des autres et place les besoins des autres avant les
siens.
INFJ – Le protecteur : Original, sensible, c’est une force tranquille. intuitif avec les personnes et concerné par leurs sentiments. Sens des valeurs. Aime faire le
bien. Préfère rester en retrait plutôt que de diriger.
ENFP – Le charismatique : Enthousiaste, idéaliste, et créatif. Capable de faire presque tout ce qui l’intéresse. Besoin de vivre conformément à ses valeurs intérieures.
Excité par de nouvelles idées, ennuyé avec les détails. L’esprit ouvert et souple, avec un large éventail d’intérêts et capacités.
INFP – L’idéaliste : Calme, réfléchi et idéaliste. Intéressé à servir l’humanité. Sens des valeurs développé, s’efforce de vivre en conformité. Extrêmement fidèle.
talent pour écrire. Mentalement rapide et en mesure de déceler des opportunités. Aime comprendre et aider les gens.

exercice de création de personnages

imaginer le personnage dans une pièce pleine d’inconnus. Au fur et à mesure , les autres personnages se font une opinion de lui en fonction de son apparence et de
sa façon d’agir dans cette situation délicate. Quelles seront les réactions de votre personnage ? Que dira-t-il ? Que fera-t-il ? Que pensera-t-il des autres ?
Le décor peut être une salle de repos au bureau, une fête ou importe quel autre lieu. pour étoffer votre personnage et plonger au plus profond de sa psyché, il doit être le seul inconnu dans la pièce, ce qui crée une tension particulière, et vous permettra de le découvrir sous un nouveau jour.
Pensez à l’arrivé du « nouveau » à l’école, moment traumatisant ou exaltant. Qu’en est-il pour votre personnage ?

Fabrique automatique d’histoires

Faire 4 listes et mélanger ! Par exemple :

Personnages
un médecin, un jockey , un chauffeur de taxi, un tennisman, un réalisateur, un journaliste, un flic, un espion, une ex-star du top 50, une prostituée, un instit, un cycliste…

Personnalité:
drogué, idiot,  bavard, dépressif, blasé; Idéaliste ,paranoïaque, retraité…

Actions :
accidenté, se trompe de mallette, rencontre le pape, tombe d’un manège, est traqué par la maffia, filme un crime, est opéré du cœur, se confie à la mauvaise personne, vole un petit chien,trouve une mallette de billet…

Lieu :
En avion, à la bibliothèque, en foret, dans le train , au bistro , au cinéma, à Haïti,  à l’hôpital…

quelques conseils pour best-sellers

– N’ayez pas peur de vous inspirer d’autres auteurs (tous les grands l’ont fait), mais avec votre propre touche.
– Les héros imparfaits seuls méritent qu’on s’intéresse à eux ;
– Chaque personnage veut quelque chose ou vos personnages ont une décision importante à prendre, un terrible dilemme, avec des arguments pour et contre équivalents;
– Ne pas limiter vos personnages à une seule motivation qui ne change rien au cours de l’histoire;

– on aime voir les personnages faire des choix inattendus;

– Si le personnage change, on a besoin de comprendre comment et pourquoi;
ces changements doivent être suffisamment importants;
– Le secret d’un bon héros, c’est un bon méchant;
– L’antagoniste qu’on ne voit pas venir est bien plus effrayant que celui qu’on anticipe;
– Une bonne comédie comporte un accident, un hasard, ou un retournement de situation ironique;  Une coïncidence peut accomplir des merveilles ou des catastrophes, imprévisible dans le positif ou le négatif comme dans la vie;

  • C’est plutôt la situation que le dialogue, qui génère les rires;
    – des scènes où les deux protagonistes (amoureux) vivent le pur bonheur n’est qu’une étape (nécessaire) pour une histoire d’amour ; car personne ne veut contempler un couple heureux.
    – Le secret de la réussite de l’histoire entre Roméo et Juliette, c’est qu’elle s’achève;
    – Plus vos personnages souffrent, mieux c’est.