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Distanciation physique ou sociale ?

Concerts de casseroles, enfants scolarisés en ligne aux coupes de cheveux au bol, vieux scrabble de derrière les fagots auquels il manque des pièces,décompte quotidien des morts, pizzas surgelées, .
Et puis déconfinement: nous sommes sortis de nos trous, pâles et bouffis. On pensait faire deux jours de fête arrosée avec des embrassades. Peau de balle.
On pensait oublier le gel hydrolique, la queue devant les magasins, les gants en latex, les tutoriels de cuisine et les enterrements en ligne.
Notre monde se réduisait aux blagues envahissant les smartphones. Coincés comme des rats, goinfrés de netflix et de querelles médico-politiques made in BFMTV, on prenait gentiment du poids malgré les exercices, occupés à faire du pain ou à tricoter. Le virus transmettait son ARN au rythme de la pandémie de vidéos virales marrantes avec un taux élevé de réproduction. Et on était contraints d’aimer son prochain comme soi même sur facebook parmi les vérités et fakenews, les complicités et les haines.   A la libération, courte période d’euphorie, avec ses tondues sortant de chez le coiffeur, la distanciation physique ou sociale reste  incertaine, comme le masque.              

Ah, on n’est pas prêts d’oublier.
Pourquoi ne pas renouveler quand même cette belle expérience de pensée. Le calme ambiant donnait une belle occasion de voir autrement, peut-être un peu plus clairement.
Moins de temps et d’énergie à paraître à son avantage, selon notre idéal public, la pandémie tuait le bruit quotidien qui nous impose ce qu’on doit être, ce qu’on doit vouloir, ce qui nous éloigneit de nos vrais désirs. D’abord se vider l’esprit, fermer les yeux et se poser la question : qu’est-ce qui me manque le plus là, maintenant ?
La première chose qui vient à l’esprit, pas la seconde, la seconde concerne ce qu’on pense devoir manquer le plus.
La première, immédiate et précise, ni vague ni abstraite, est la plus honnête.
Ce qui me manque le plus n’est peut-être pas conforme au personnage que je me suis construit.
On investit de l’énergie pour ce que les autres jugent important, quétant leur bénédiction et évitant des conflits à notre pseudo-personnalité qui veut paraître et avoir l’air d’aller bien.
Tout ça  reste sur le siège passager du confinement.     
Ce qui manque le plus   Une terrasse de café, une ballade en foret, rouler vers la mer ?
Pour les filles, une nouvelle robe pour rencontrer des amis, et pourquoi pas ? Inutile de juger, ou de se sentir coupable si ça a l’air ringard. Ce n’est pas grave. S’accepter comme on est , voilà qui rapproche plus du bonheur que toute autre chose.
Si c’est le boulot avec les collègues, votre carrière, pourquoi pas ?     Et quand on pourra voyager, donnera t-on priorité aux beautés naturelles, à la nature ?
On va pouvoir apprécier des petites choses comme aller au cinéma ou pouvoir s’asseoir sur la plage sans qu’un policier te chasse.
Mes parents vivent loin ? Peut-être faudrait-il passez plus de temps avec eux.
Et puis on s’est demandé si on avait vraiment besoin de dépenser tant d’argent et de temps, ne pourrait-on  pas faire plus simple ? L’agitation habituelle balayera ces pensées.
Des millions de chômeurs, des séquelles durables, des conséquences incalculables, impossible de savoir ce qu’on va tirer de la pandémie. Tout reste à décider.
Comment utiliser cette information pour l’après ?
Voilà ce qu’on se demande.
Si vous avez des réponses, je suis prêt à les partager.  

Suite et fin de la série « Liberté Egalité Chômage »  
https://youtu.be/VWYDweHLZDQ

et la profession de foi :
https://www.youtube.com/watch?v=LVlqwq1RI9s

C’est où la sortie ?

Suite à mon dernier articulet, on me fait remarquer une fois de plus que je pousse le bouchon un pont trop loin.
Tirer sur tout ce qui bouge en rigolant, c’est pas bien, faut s’engager, montrer des voies, des solutions, etc.
Ben, j’en connais pas, je ne fais que causer à haute voix.
Des évidences.
l’État chérit le personnel hospitalier qu’il humiliait depuis des années. les éboueurs deviennent des héros modernes, des sacrifiés comme les pompiers de Tchernobyl. Chaque soir je me mets à la fenêtre pour applaudir les uns et puis honnir les autres. Une seule chose est masquée, c’est l’incurie du gouvernement.
Aucune voix discordante n’est tolérée, ni de remise en question de quoi que ce soit car nous sommes en guerre.
Personnellement, je ne crois pas au confinement policier, pourtant je me garde de dire sortez de chez vous. Notez que je ne dis pas non plus « restez chez vous », ils sont bien assez nombreux à le rabâcher. Pour m’autoriser à sortir, j’utilise un style Pilote pour effacer la date et garder le même ausweiss.
Mon message, évasif et terre-à-terre, se réduit à : évitez les amendes…
Pour autant, est-ce que je reste fréquentable, curé défroqué ou pas ? (je conclurais par « allez en paix »).

Pan demie


Mon problème, c’est que comme vous, je n’ai aucune façon de changer le menu, j’ai juste le luxe d’évaluer l’avoine dans la mangeoire. Ah, ils manquent pas d’air, nous vendre ça pour de la première qualité !
Mais je n’ajoute pas : aux armes citoyens. Non. Le con finement, ne me dérange pas trop, j’ai aussi mes côtés misanthropes.

Donc en cette semaine 6 de confinement ou 7, je sais plus, je suis très reconnaissant, vraiment, de constater qu’on n’est pas grand chose sans les autres. Vous voyez, à force d’être confiné, je fais de tout petits gestes, mais c’est un bon début.

Une des vertus de cette pandémie, c’est qu’on voit bien mieux le système politique, économique, social et écologique dans lequel on baigne. On voit ce qui tient, ce qui foire, ce qui craint et ce qui vaut peau de balle.

Jusque là, tout semblait si stable, si immuable. Ceux du côté du manche nous expliquaient qu’il est impossible de changer quoi que ce soit. Or sous nos yeux, tout semble pouvoir s’effondrer en un claquement de doigt. Pour le pire ou le meilleur ?
Les profiteurs de la situation « normale » veulent vite y revenir. Bah, le nombre prévisionnel de morts reste acceptable, non ?
La bourse avant tout, tout le monde au turf et avec des heures sup on rattrapera le retard.
Priorisons le retour à la production, même si on manque encore de ces objets de première nécessité, tests, respirateurs, masques, etc. Mais on va nous reprocher la seconde vague, et de nouveaux. Tiens, ces fameux masques, on vous a passé toute la gamme : ils sont dangereux, inutiles, accessoires, compatibles efficaces, indispensables et bientôt obligatoires.

1984-2020

On peut voir clairement ces élites choisir les règles et même les faits qui les arrangent, comme des produits d’un marché libre…
Après avoir nié la pandémie, la plupart des dirigeants nient leur incurie avant de jouer l’autoritarisme policier (cf Philippines, Israël, Hongrie, États-Unis, F…).

Ce qui me chiffonne c’est cette tendance « plus de pouvoir au pouvoir ! Suspendons les droits citoyens, plus de drones, de caméras, de mouchards électroniques ».
Pour l’heure, les délateurs en chair et en os restent encore mal vus chez nous.
Ce confinement montre quelles valeurs devraient subsister et quels choix seraient à réévaluer. On peut continuer comme avant ou introduire un changement dans ce système mortifère de production et de consommation qui crève de surabondance sans assurer à chacun un revenu basique ou les moyens de se soigner.
Changement climatique, pollution, incendies et submersions catastrophiques, malbouffe, empoisonnement généralisé, etc, on continue comme avant ? Quelles priorités, après ?

Reprendre la course, garder quelque chose de cette immobilité contrainte ? Qu’est-ce qui est important, la possibilité de décider de notre vie, ou suivre les décisions des élites ?
Les questions se bousculent :
Pourra t-on encore respirer cet air soudain plus pur ?
Faut-il mettre plus de foi dans la communauté que dans la bourse ?

Au début du confinement, je savourais ce paradoxe: pour se soutenir mutuellement, il faut se tenir à distance. S’isoler des autres c’est les protéger. On dirait des extrait de 1984.

Espoirs


« En même temps », rien n’empêche d’aider les personnes en danger.
Heureusement, on voit chaque jour des manifestations de courage et de dévouements aux antipodes du chacun pour soi.
Le regard semble changer temporairement sur les travailleurs de la chaîne alimentaire, le personnel médical, les femmes de ménages et autres soutiers du système.

Après tout donc, il aurait presque semblé qu’un changement soit possible. Les services publics -particulièrement de santé- se clochardisaient, et impensable le mois dernier, voilà que des centaines de milliards surgissent soudain de la nuit.
Se manifeste aussi une perspective utopique: la qualité de l’air qu’on respire s’améliore. Pour longtemps ?
Encore des questions.
Partageons vraiment un destin commun et Que valent nos liens sociaux ?
A quelle vitesse va t-on retomber dans le business as usual ?
Quels enseignements tirer de l’épisode ?

Comme on dit dans les Ephad, qui vivra verra.
En attendant, on peut commencer par signalez autour de nous toute initiative qui semble aller dans le bon sens.
On peut espérer que les citoyens – que nous- auront à cœur de profiter de l’occasion pour infléchir les trajectoires les plus destructrices.

Sur ce, je vous souhaite tout ce qu’on peut vous souhaiter, dont une très belle journée.

Exeat in pace !

Aber Victor, hast du noch kein Ausweiss ?

«Tout le malheur des hommes vient d’une seule chose, qui est de ne savoir pas demeurer en repos dans une chambre »,
Blaise Pascal, Pensées.

Sûr, l’homme ne sait pas être confiné ? mais on apprend vite, à condition d’avoir le matelas de pâtes et de papier hygiénique, et youtube pour les blagues, Youporn et Netflix.
Ah oui, BFM TV pour suivre les conseils avisés des spécialistes patentés et de ceux qui nous dirigent avec tant de clairvoyance.

Revenons un instant sur la définition de « confinement » qui suggère comme vous savez, plusieurs sens, dont ceux-ci:

  • Situation d’une population animale trop nombreuse dans un espace trop restreint et qui, de ce fait, manque d’oxygène, de nourriture ou d’espace.
  • Ensemble des conditions dans lesquelles se trouve un explosif détonant quand il est logé dans une enveloppe résistante.

Je sais pas si vous voyez la même chose que moi…
En tous cas, le français est bel et bien resté à la guerre de 14-45 qui a profondément modelé notre nation.
Nous gagneront parce que nous sommes les plus forts !
Non, nous ne reculons pas, c’est un simple repli stratégique sur des positions prévues à l’avance.
Faisons confiance au Maréchal, à bas les traîtres !

Et enfin: M. le commissaire, dans mon quartier, des individus sortent en groupe, masqués, bravant le couvre-feu en vélo ou au pas de course, sans doute pour trafiquer de la chlorotruc. Je ne serais pas étonné qu’il s’agisse de judaïques asiates, déjà qu’ils ont importé ici le covirus…

C’est curieux que personne ne se souvienne du virus de Hong Kong de 1968, c’est pourtant pas si loin. Il a pourtant fait plus d’un million de morts, dont 17000 en France.
Et à l’époque, nulle panique, pas d’hystérie, pas de confinement ni de masques.
Pas non plus de préfet de Paris nommé Lallement (fonetic: Frit Dolin) déclarant que les malades, c’est bien fait pour leur gueule.
A l’époque, il s’appelait Papon, le chef policier, et il ne valait guerre(oui je sais) mieux.
A l’époque, personne n’avait déclaré que le masque est dangereux, puis inutile, puis recommandé, puis obligatoire.

Tout ça pour relativiser, si c’est possible. Il restera de l’épisode actuel un nouvel exemple à verser au chapitre de la gloire du pays, de la valeur de ses chefs, leur capacité d’anticiper sans discours, en montrant la bonne voie. Non, pas celle ci, mais non, l’autre.
C’est ainsi que la France est grande.


Allez, confinez-vous en paix.

Hommage au bon docteur Coué

        La période des résolutions est propice. Il y a très longtemps que je voulais rendre à Emile Coué – ce bienfaiteur de l’humanité injustement oublié- l’hommage qui lui est dû.
Il y a aujourd’hui de nombreuses versions psychologiques et comportementalistes de sa fameuse méthode. On peut les examiner avec scepticisme, mais sans préjugés.                                       

GRATUTOLOGIE               

Les écoles comportementalistes de la psychologie américaine doivent tout à Emile. Avez-vous entendu parler cette « science », celle de la gratitude ?
Le premier obstacle pour en causer, c’est qu’il n’y a pas d’adjectif pour « reconnaissance » ou « gratitude », on ne peut donc pas dire qu’une chose est gratitudible ou reconnaissensible. Faute de terme approprié, appellons ce domaine la « gratitothérapie » ou si on préfère, la « reconnaissologie ». La gratitude consiste à être reconnaissant; à montrer de l’appréciation et à rendre la gentillesse d’autrui.
Quand on est reconnaissant, même pour les petits moments ou les petites choses, la vie nous envoie des récompenses. La dopamine, notamment. Ce n’est pas un message à sens unique adressé au monde, car ça repart dans tous les sens et ça ouvre de nouvelles portes.
A première vue, voila un nouveau dérivé de l’apport du Docteur Coué, un pratique qui peut rendre plus heureux. La gratitude est peu valorisée par rapport à l’ironie ou au cynisme, c’est même une valeur assez rejetée, j’en sais quelque chose. Il est vrai qu’afficher sa joie de vivre ou son optimisme a toujours quelque chose d’assez suspect.                                

POSITIF

Des éléments positifs, il y en a forcément mais considérer les choses comme allant de soi nous fait oublier leur valeur. On peut apprécier ce qui facilite la vie : l’eau qui coule à volonté, les fruits et légumes en abondance, l’air, le soleil, savourer pleinement un bon moment, un paysage, une œuvre d’art ou un repas. On se situe alors du côté de ceux que la vie gâte, plutôt que de ceux qu’elle lèse. Pourquoi souffrir d’un passé qui n’est plus, ou n’a jamais été, de l’angoisse, du désir ou de la crainte d’un futur qui ne sera peut-être jamais ?
Les sentiments négatifs sont le fruit de nos peurs. Il faut apprendre à ressentir le plaisir de donner et de remercier intérieurement le bénéficiaire de notre générosité. Puissant antidote au sentiment de solitude existentielle, on devrait apprécier ce qu’on a plutôt que déplorer ce qui nous manque. Les sentiments négatifs gaspillent l’énergie vitale, brident confiance et curiosité. Se rappeler nos succès, ne pas faire des possessions matérielles un but, ne se comparer à personne et ignorer l’envie. Accepter tristesse, colère, déception sans les nourrir ni les combattre, en avoir conscience permet de cultiver un sentiment d’accomplissement.
C’était déjà la leçon des stoïciens et bien sûr ça n’a rien d’évident. D’où la nécessité de s’exercer.                               

METHODE  

Et c’est là qu’intervient la fameuse méthode Coué. Elle fait rigoler en France depuis toujours, mais pas du tout chez les américains, dont nous finirons par adopter les idées avec dix ans de décalage.
On dit que le cerveau a du mal à distinguer la réalité de la fiction. Les neurologues montrent que le cerveau est incapable émotionnellement faire la différence entre une fable et une histoire vraie. Il ne fait pas vraiment la différence, on peut alors imaginer, visualiser, s’exercer à positiver… Ce gonflage à la pensée positive ne peut en théorie pas faire de mal. Certains notent que ça rend intolérant envers les non-positifs qu’on recommande de fuir (surtout chez les sectaires). Les septiques ne veulent pas se laisser imposer de force la joie, car perdre sa colère, c’est perdre sa force, selon eux, la peur est un moteur, comme la colère un carburant.
Mais bon, en chaque chose, faut pas surdoser.                                   

  CONSEILS  

Faire régulièrement une liste des motifs pour lesquels se réjouir.
Récapituler les cadeaux de chaque journée, comme une famille, un toit, une bonne santé, etc.
Ecrire un mot de gratitude à une personne qui a compté dans votre vie. On peut même l’envoyer car reconnu dans sa valeur, le bénéficiaire renvoie généralement un message gratifiant à l’auteur. Dopa Porte ouverte à l’abondance, la gratitude est le sentiment formidable qu’à cet instant précis, vous bénéficiez de tout, en quantité suffisance. Gratitude et optimisme éliminent les sentiments négatifs comme envie, cupidité ou appitoiement sur soi.
Carburant d’énergie intérieure, elle augmente l’estime de soi. Peu de gens malheureux sont reconnaissants pour leur vie, et peu de personnes heureuses ne sont pas reconnaissantes pour la leur. Des arguments L’attitude systématique de gratitude améliore la santé physique et mentale, elle augmente le niveau de bonheur. l’imagerie cérébrale du «centre de récompense», le circuit neuronal des pulsions primales s’illume lorsqu’on est reconnaissant. La pratique de la gratitologie transforme le cerveau. Huit semaines de pratique et les scanners du cerveau d’individus pratiquant ces exercices montre un renforcement de leur zone cérébrale de la cognition sociale et de l’empathie. Bon, et pratiquement ?
Nous dépendons de forces extérieures, d’influences : chance, amis, collègues, famille, parfaits inconnus, puissance supérieure. Etre reconnaissant donne aux autres le sentiment que leurs actions ont du sens. Cela rapproche, les gens qui viennent vers vous quand vous êtes heureux de reconnaître leurs efforts.
Les reconnaissants sont plus généreux, moins égoïstes et font de bons compagnons. Se comparant moins aux autres, ils sont plus satisfaits de leur sort, plus résistants aux épreuves et gèrent mieux les situations stressantes. Ils prennent soin de leur santé physique, dorment mieux et guérissent même plus rapidement des maladies.                              

GRINCHEUX S’ABSTENIR

        Cependant, si ce n’est pas dans votre nature, inutile de vous enfermer dans un système forcé qui amènera encore plus de mal être. Certains détestent la gratitude et ont du mal à la ressentir ou à l’exprimer. J’ai de la gratitude pour ceux qui la détestent, c’est mon premier exercice.         S’exercer
Les exercices ou « pratique de gratitude » sont plus une réflexion, une manière de faire le point sur ce qui va bien chez soi et ce qui doit être amélioré. Cela demande un examen de notre style personnel et une pratique créative et terre-à-terre.
Par exemple vivre au présent optimise chaque chose et ouvre la curiosité. Apprécier le présent rend tout un peu plus lumineux, genre aujourd’hui est un jour magnifique, jamais vu auparavant. Arrêtez-vous un instant et pensez à une chose qui rend ce moment digne d’être vécu. C’est aussi simple que ça. A mettre en pratique comme moyen de «fermer boutique» en fin de journée de travail. On peut l’essayer dès le réveil ou l’appliquer aux événements de la veille, les opportunités sont innombrables.

                     EXERCICES        

Voilà en vrac un tas de questions gratitologiques à se poser.     – Quel a été le « point culminant » de votre journée?
– Quel a été votre point bas ? que pourriez-vous améliorer, la prochaine fois?
– Quel a été le « Moment du Héros quotidien » (de quoi avez vous été fier aujourd’hui?) Sinon, qui a été ce héros pour vous aujourd’hui?
– pensez à un plaisir simple reconnaissansible (dont vous êtes reconnaissant)
– qu’êtes vous reconnaissant d’avoir, que vous n’aviez pas l’an dernier ?
– Ecrivez à propos d’un souvenir heureux ou de quelque chose de reconnaissansible
-Qu’est-ce qui vous rend reconnaissant à propos de votre corps ou de votre santé?
– regardez à l’extérieur. Qu’est-ce que vous appréciez à l’extérieur?
-De quel accomplissement êtes-vous fier?
– De quelle possession qui vous facilite la vie?
– Ouvrez votre téléphone ou votre album photo et trouvez une photo que vous aimez. Pourquoi êtes-vous reconnaissant pour cette photo?
-Qu’avez-vous reçu de reconnaissansible ?
-Quelque chose ou quelqu’un qui vous fait sentir en sécurité?
-quel artiste, auteur ou musicien est reconnaissansible ?
-Qu’aimez vous dans votre travail?
-Comment pouvez-vous aider les autres?
– quel service public ou organisation êtes-vous reconnaissant (bibliothèque, service d’incendie, …)?
– Envers quel (s) livre (s), vêtement ou meuble êtes-vous reconnaissant?
-Ecrivez à un ami pour qui vous êtes reconnaissant. Ecrivez sur un enseignant ou un mentor reconnaissansible, sur un membre de la famille reconnaissansible
-Qu’avez-vous accompli aujourd’hui?
-Quelle tradition reconnaissansible, quelle erreur ou échec reconnaissansible ?
-Quel est votre trait de personnalité reconnaissansible, Quelles compétences avez-vous reconnaissansible ?
-Qu’est-ce que vous avez acheté récemment de reconnaissansible ?
-Qu’avez vous fait récemment de reconnaissansible
– Regardez autour de vous et écrivez tout ce que vous voyez de reconnaissansible.
– Écrivez trois choses reconnaissansible aujourd’hui.
– avec votre famille avez vous des émotions négatives ? Vérifier.
– Exprimez-vous de la gratitude?
    Pour finir, vous pouvez m’être reconnaissants pour cet article, et merci de l’avoir Lu.
« Tenez pleinement compte des qualités que vous possédez et, en signe de gratitude, rappelez-vous comment vous les voudriez si vous ne les aviez pas.»
(Marc Aurèle)

Un truc de malade !

Quand je disais que notre société semble en meilleur état que les USA dans le domaine de la santé, notamment mentale, et dans la politique en matière de drogue … C’était pour rire.
  On a encore et toujours une dizaine d’années de retard sur l’Amérique, C’est vrai pour le taux d’obésité comme pour le « médicament ». D’ailleurs, faudrait pas oublier qu’on est les champions de l’antidépresseur et qu’on avale annuellement 150 millions de boîtes d’anxiolytiques (Valium, Xanax, Lexomil, Trazodone, sertraline, prozac, paroxedine)et autres benzodiazépines.
Plus discrètement 12 millions de français ingurgitent des opioïdes, OxyContin, (à base d’oxycodone), Durogesicn, Fentora (fentanyl), CoDoliprane (codéine), tramadol(Tropalgic, Contramal, Ixprim).
C’est l’abondance, on ne sait plus où donner de la tête !

Il y a quelques années, le directeur du Centre anti-cancers de Lille déclarait (cf Médiapart):
« Les laboratoires pharmaceutiques se présentent comme des industries de santé. C’est d’une hypocrisie incroyable. Ce sont des industries de la maladie, qui prospèrent sur la maladie à telle enseigne qu’elle paient à prix d’or des «spécialistes» dont le travail consiste à inventer artificiellement de nouvelles maladies pour vendre de nouveaux médicaments. Ainsi la ménopause est devenue une maladie qu’il faut soigner d’urgence par des hormones… qui ont provoqué une épidémie de cancers du sein… »
      C’est vrai que les scandales sanitaires s’accumulent; Vioxx, Dépakine, survaccination, Levothyrox, amiante, sang contaminé, Mediator, Distilbène, hormones de croissance, inhibiteurs de la pompe à protons, Crosfeld Jacob, Isoméride, Glyphosate…

Parlons d’autre chose, c’est trop déprimant. Une chaîne d’info néerlandaise (GeenStijl TV) a calculé les avantages des députés européens:

6.600€ mensuels, plus frais d’indemnités 4.320€, transports remboursés, indemnité journalière de 300€ même s’ils ne passent qu’une minute au siège, allocations familiales de 373€ mensuels par enfant (jusqu’à 26 ans), allocation scolaire de 253€ par mois, 20 semaines de congé maternité, dispense de TVA l’année d’installation, imposition sur 90% du salaire brut. S’ils sont fonctionnaires, indemnités d’expatriation, d’installation et même de « dépaysement ».     Quand on sait que l’Union Européenne a versé l’an dernier un budget de trois millions d’euros pour combattre l’euroscepticisme en Europe…
Hi, hi !
                                   

  INDIGNEZ NOUS ?


   Les spécialistes dits «expressivistes» du langage affirment qu’on croit souvent parler de faits alors qu’on est dans de l’émotionnel.
Il parait qu’au moins 60% des nouvelles diffusées en ligne n’ont même pas été lues par la personne qui les partage. On serait plus disposés à partager un article qu’à le lire.
Or que partage t-on sinon du contenus émotif ou moralement chargé ? Attendrissement pour les chatons et indignations variées.

Les médias sociaux amplifient le tout et un contenu moral dans un tweet augmente de 20% ses chances d’être partagé. Faits ou actes suscitent plus d’indignation que dans la « vraie vie », parce qu’on en attend les mêmes avantages sociaux sans les risques.
Manifester notre indignation et espérer que d’autres la partagent, c’est comme ça que les groupes et les normes sociales se construisent.
Tant qu’on n’en sera pas conscients (ou qu’on ne voudra pas l’être), les médias sociaux resteront des usines à indignation.
Les trolls et les industriels de la désinformation misent beaucoup là-dessus. Notre confusion fait de nous des proies faciles.
    La preuve, c’est que l’expression «fake news» change peu à peu d’utilisation. Elle devient un moyen d’exprimer notre hostilité, comme crier «bouhh !!!» lors d’un match de foot. Même nos tentatives pour distinguer le vrai du faux se transforment en hurlements d’indignation.
On est vraiment trop émotifs.
  Personnellement, vous l’aurez compris, j’ai l’indignation facile. Surtout que j’arrive plus à remettre la main sur mon exemplaire de « Indignez-vous » de Stéphane Hessel. Merde où qu’il est passé ? Encore un de prété et jamais rendu, ah là là, les gens sont d’un sans gène…  Comment oublier qu’il existe une hormone de l’oubli ? Je le rappelle: la prégnénolone. Effacement. Et l’apoptose, c’est pas dingue ? La cellule serait programmée pour se flinguer en cas de besoin. Elle a une dent creuse avec du cyanure, et même sous la torture, elle ne causera pas, elle se suicidera avant.
 

Chouette manifestation d’obsolescence programmée, comme le énième panne de mon lave-linge.
ça m’ennerve. Tiens, je vais le publier sur internet. https://www.youtube.com/watch?reload=9&v=W-0gF9OSuTI

Devoir d’optimisme

D’attentifs lecteurs me font savoir que la teinte légèrement pessimiste de mon dernier article l’emportait sur la couleur du post. A titre d’exemple, j’ai oublié de signaler que certains data center recyclent leur chaleur en chauffage urbain. Dont acte.
Mais il faut flairer l’air du temps: certains observateurs annoncent la naissance d’un pessimisme générationnel irréversible.

C’est l’occasion idéale pour rappeler la légende colportée par Pierre Rabhi :
«Un immense incendie ravageait une forêt. Les animaux impuissants risquaient la mort. Un colibri faisait des aller-retours à la mare pour transporter des gouttes et les verser sur le feu. Les autres animaux: « Colibri ! A quoi ça sert de t’agiter comme ça ? Penses-tu éteindre le feu ?
le colibri : Non, je sais, mais je fais ma part ».

Il y a quelque chose d’admirable dans cette légende qui ressemble à un éloge de l’inutile. On dirait une adaptation de la devise de Coubertin. Mon gars, l’important c’est pas forcément de gagner, faut participer. Si tout le monde s’y met, on n’éteindra peut-être pas le feu, mais on aura au moins essayé, fait notre devoir.
En fait, c’est dans cette fable qu’il y a un terrible fond de pessimisme.

Cela rappelle la fable de la « participation aux bénéfices de l’entreprise » (art.L3322-2 et suivants du code du travail),
qu’on a avalée béatement.
Il est d’ailleurs une autre version de la légende de colibri:
Un immense incendie ravageait une forêt, etc. Une mare bloquait toute fuite. Le scorpion, ne sachant pas nager, demande à la grenouille de le porter sur son dos pour traverser.
La grenouille: non, je te connais, tu vas me piquer et je vais couler.
Le scorpion: mais si je fais ça, je coule aussi.
La grenouille: c’est vrai, allez, monte.
Parvenu au milieu de la mare, le scorpion pique la grenouille qui crie: Mais pourquoi t’as fait ça ?
Le scorpion: parce que je suis un scorpion.

Il y a une morale aux contes, qui donne assez souvent raison au pessimiste. S’il se trompe, tant mieux. s’il a raison, il n’a pas tort. C’est une façon d’envisager le « Pari de Pascal ». Terriblement pessimiste, Pascal faisait remarquer qu’on ne risque rien à croire en Dieu. Alors croyons, comme le colibri.

comme au temps de la prohibition

La crise américaine des opioïdes nous permet de relativiser notre situation. On n’en parle guère dans nos médias, dommage.
Ce n’est pas un mystère, le système de santé américain repose sur le profit, au détriment de la santé et de la société. Les trusts du médicaments, les pharmacies, les distributeurs et les compagnies d’assurance s’engraissent sur le dos des plus démunis.

Toute la chaîne sanitaire est impliquées dans la hausse incroyable de mortalité par overdose depuis des années. Les opioïdes, délivrés sur ordonnance, ont tué 220 000 personnes en une quinzaine d’années. Pas loin du score des fusillades de masse qui font tant causer. Pour le gouvernement, les trusts doivent payer et soigner la dépendance provoquée par leurs produits. Les entreprises rétorquent qu’elles respectent la loi et sont sous surveillance de la DEA (Drug Enforcement Administration).
https://www.dea.gov/taxonomy/term/331
Des centaines de procès sont en cours pour chercher les responsables. Bonne chance.
Big Pharma est bien pire que Big Tobacco, qui empoisonne depuis toujours en sachant qu’il propage des cancers.
Dans le cas des opioïdes, ce sont pourtant d’innombrables contrôles qui s’effectuent rigoureusement par une foule d’intervenants.
Un médecin rédige l’ordonnance, une pharmacie la remplit, une assurance rembourse. Les fabricants répondent aux commandes, les transporteurs les véhiculent, les pharmacies les distribuent. La DEA, surveille l’ensemble, fixe le quota d’opioïdes qu’une entreprise peut fabriquer et contrôle le suivi de chaque pilule.
76 milliards de pilules d’oxycodone et d’hydrocodone sont distribuées en six ans… la production a augmenté en accord avec la DEA, et les bénéfices explosent, comme l’énorme taux de mortalité par surdose.
La DEA, à 100 ans, dispose d’une formidable réputation. Chargée d’empécher la drogue d’entrer aux États-Unis, elle contrôle aussi les produits pharmaceutiques licites.

En 20 ans, elle a autorisé une augmentation faramineuse des antidouleurs. Ce n’est que tout récemment que ce marché de médicaments sur ordonnance commence à baisser par un meilleur contrôle des d’ordonnances et la chasse aux usines clandestines.
Résultat: la crise de surdose s’est… aggravée.
Classique « effet prohibition », des opioïdes plus meurtriers arrivent à mesure que les analgésiques prescrits diminuent. Place aux cocktails de fentanyl illicite et d’héroïne.

On cite l’exemple édifiant du comté de Mingo, en Virginie Occidentale. On y compte des taux records d’obésité, d’alcoolisme et de naissances prématurées. On y consomme 200 pilules par personne et par an et l’Etat est au dernier rang des USA pour la santé avec des villes à 42% d’enfants sous le seuil de pauvreté, 35 % des adultes n’ayant jamais fini leurs études secondaires. Alcool, privation de droits et d’emploi, absence de but et solitude constituent les déterminants sociaux de la santé, ce qui fait que certains développent une dépendance et pas d’autres.

Seule, la réduction de la demande résoudrait le problème, mais elle suppose une société en meilleure santé. Trump vient de déclarer à plusieurs reprises que le pays comptait beaucoup de sujets en mauvaise santé mentale (des armées de psy déclarent qu’il est lui-même proche de ce diagnostic)

Du coup, notre société semble en bien meilleure état dans le domaine de la santé, de la politique en matière de drogue et médicaments et celui des armes.
Bien moins pire, en voilà du positif. On se sent mieux, non ?

le pessimiste: non, ça ne peut pas être pire.
l’optimiste: mais si !

2 exemples:
http://www.franciscolonel.fr/?p=646
http://www.franciscolonel.fr/?p=467

et pour les locaux;http://www.franciscolonel.fr/?page_id=844

Cela n’a rien à voir

Voilà qui laisse rêveur, une vidéo comme « Gangnam Style« , vue 2,7 milliards de fois sur le Net a consommé la production entière annuelle d’une centrale électrique.
Cela semble n’avoir rien à voir, mais les « chatbots » sont des êtres virtuels, des logiciels capables entre autres, de tenir une conversation.
En 2015, un groupe de geeks «The Impact Team» a piraté les données du site de rencontre Ashley Madison, dévoilant qu’il n’y avait pratiquement aucune femme sur le site. Ashley Madison disposait une armée de 75.000 « chatbots » féminins pour attirer ses 32 millions de clients masculins dans des conversations payantes.
Chaque « fembot » (chatbot féminin) utilisait plusieurs centaines de phrases pré-formatées pour simuler un dialogue. On a encore fait des progrès et ces robots seront de plus en plus couramment nos interlocuteurs. On finira par s’y habituer, d’autant qu’on constate qu’il est plus agréable d’échanger avec eux qu’avec des humains, ces êtres virtuels offrent un vrai « confort relationnel ». l’État y vient à grandes enjambées pour supprimer des postes de fonctionnaires. Mais automatiser les relations humaines et collecter les données, cela profite surtout aux intérêts des Gafa.                                 

Ceta n’y rien comprendre

Cela semble n’avoir rien à voir, mais les marchands de semences comme Monsanto ou Dow Chemical produisent des semences stériles – «dites F1» pour que l’utilisateur ne puisse les reproduire ni les faire évoluer et par conséquent être contraint de les racheter à l’infini.
  Toujours rien à voir, mais on va ratifier le CETA. Pour rendre les produits canadiens acceptables, la Commission Européenne relève les limites maximales de substances et produits toxiques, pesticides, herbicides, hormones, perturbateurs endocriniens etc, utilisés au Canada. Cet accord est aussi porte ouverte aux entreprises américaines, très implantées au Canada.
Pour compléter le tout, des tribunaux d’arbitrage régleront les problèmes entre les États et entreprises, et là, c’est le bouquet. Une multinationale pourra porter plainte contre un État européen si une politique publique va à l’encontre de ses intérêts. Pour aller vite, C’est l’intérêt de firmes américaines qui décidera des lois chez nous.
On a donc plein de beaux jours devant nous.
Surtout qu’une autre question pointe.


Homocène    

On a déjà causé ici de l’Anthropocène, mais c’est pas une raison pour ne pas y revenir. Surtout avec cette fameuse question que certains commencent à se poser sérieusement: l’homme pourrait-il disparaître ?
Comparés aux événements apocalyptiques du passé comme
les glaciations, ou l’épisode d’il y a 252 millions lorsque les températures ont augmenté de 10 ° et que 96% des espèces marines ont disparu, le changement actuel ne semble pas encore trop grave, d’autant qu’on compte encore pas mal de climatoseptiques. Un peu de géologie. Selon la Bible, Dieu a créé le monde en sept jours. C’était Quand ? On s’en est sérieusement préoccupé au XVIIeme siècle. Un savant prélat irlandais a imposé son calcul: le monde aurait commencé le 23 octobre 4004 av.JC.
Les géologues sont d’un autre avis. Ils fouillent des roches vieilles de plusieurs centaines de millions d’années. Officiellement, nous vivons à l’époque Holocène, mais l’idée d’Anthropocène s’est imposée. Cette époque commence vers 1945 avec le constat qu’une espèce aussi jeune que l’homme, apparu il y a peu de temps, a un impact géologique. Avant ça, des mondes sont nés et se sont effondrés, laissant des traces dans la roche. Les débris de l’Anthropocène n’ont pas eu le temps de laisser de traces et forment à peine deux centimètres de résidus et de matière organique non consolidée. A l’échelle géologique, c’est une fraction de seconde.
Cependant, la surface terrestre a changé par d’innombrables constructions, mégapoles, villes, routes, barrages, mines, lacs, déforestations, cultures. Nos matériaux se trouveront dans les sédiments et roches du futur pendant des millions d’années. (cf voir à ce propos notre note sur les fossiles d’os de poulets)
L’homme change la biosphère en chassant des espèces de leur habitat et en les libérant dans d’autres, il homogénéise La nature.

La dernière fois qu’il y a eu autant de CO2 dans l’air qu’aujourd’hui, c’était il y a 3.000.000 d’années. On relève des 35 degrés au Nord du cercle polaire. Le réchauffement s’accélère avec des records battus chaque année, chaque mois, chaque jour.  De tels changements s’accompagnent généralement d’éradications totales et d’extinctions d’espèces.


  Cela semble n’avoir rien à voir, mais 205 milliards de kwh sont consommés par les data centers des Gafa, délocalisés dans les pays nordiques. En vertu de l’effet Joule, la moitié de cette énergie part en chaleur, et ça double tous le 3 à 4 ans, si bien que dans une quinzaine d’années à ce rythme, les Gafa consommeront la totalité de l’énergie mondiale… « Le pire n’est pas toujours sûr« , dit Claudel.
« L’espérance est un risque à courir« , ajoute Bernanos
Vous diriez quoi, vous ? Personnellement, tant qu’il est encore temps,  je me prépare. Cliquez ci-dessous

http://www.franciscolonel.fr/lintegrale-ou-presque/

Intelligence artificielle et douve du foie

                    
La nature prend des voies singulières lorsqu’il s’agit de reproduction. Pas que dans le porno. La douve du foie vit à l’aise dans les voies biliaires du mouton. Ce dernier pose ses crottes dans l’herbe et un mollusque va les ingérer. La douve sous forme de larve sera encore expulsée puis avalée par une fourmi. La suite est digne de La Fontaine:
la douve pousse la fourmi à grimper en haut d’un brin d’herbe et à s’y fixer en attendant d’être broutées par un mouton, fin du cycle.
L’ensemble du cycle est nécessaire à cet être quelque peu compliqué. Un cycle semblable concerne le toxoplasme dont l’hôte final est le félin, surtout le chat. Une fois infecté, les crottes de l’animal sont ingérés par un hôte intermédiaire, rongeur, oiseau ou mammifère. Des œufs éclosent et le toxoplasme finit son cycle dans l’intestin d’un chat après qu’il ait mangé l’hôte intermédiaire.
Pas mal tortueux, comme mode de reproduction…
Le phénomène extraordinaire, c’est que le rat, hôte intermédiaire, sera poussé par le toxoplasme à ne plus avoir peur des chats. Il oublie la peur instinctive du chat et se met à apprécier l’odeur de son urine. Autant parler de suicide commandé.
En Afrique, c’est le singe infecté par le toxoplasme qui ne craint plus les félins et se fait croquer sans fuir.
L’homme aimant la compagnie des chats devient facilement porteur du toxoplasme. En France une personne sur 2 porte des kystes musculaires et cervicaux bourrés de toxoplasmes. Jusqu’à peu, on n’y voyait pas de problème sérieux sauf pour la femme enceinte ou les personnes sans défenses immunitaires.
On a remarqué toutefois que la toxoplasmose, qui supprime la peur du rat envers le chat jusqu’à l’attirance suicidaire, modifie le comportement de tous ses hôtes.

PRENEZ DES RISQUES
On soupçonne désormais une influence du toxoplasme sur le comportement humain car d’abord, il augmente le taux de dopamine. Il semble pousser le porteur à prendre plus de risques que les non infectés. Que le microbiote influe sur le psychisme, on le montre chaque jour, les bactéries produisent par exemple la quasi totalité de la sérotonine chez l’homme. Dopamine et sérotonine gèrent les états émotionnels et le niveau d’agressivité, et donc certaines de nos actions et réactions.
On se croit libres mais en fait, on pourrait bien être sous l’influence de nos boyaux et des 3 kilos de microbes et bactéries qui l’occupent. Voilà qui calme les ardeurs et les prétentions philosophiques.

ARTIFICIEL
Autre douche froide en perspective, un organisme nommé « OpenAI » a mis au point un générateur de texte désigné sous l’appellation GPT2. Ce système d’intelligence artificielle peut écrire la suite d’un texte à partir de quelques mots ou d’une page. Ce GPT2 rend possible ce que l’on pensait utopique. Plus puissant que tout ce qui existait avant, il stocke les données de plus de 10 millions d’articles sélectionnés, « l’équivalent de 35 000 exemplaires de Moby Dick ». Sa puissance lui permet de comprendre les textes, qu’il peut synthétiser et traduire.

Ce modèle d’intelligence artificielle rédige des textes correspondant au style et au sujet qu’on lui propose de compléter. Par exemple si on lui donne les premiers
paragraphes d’un article du « Guardian » sur le Brexit, il propose un article crédible, rempli de citations de Jeremy Corbyn, de mentions sur la frontière irlandaise et de réponses du porte-parole du Premier ministre. Exemple de sa prose :
«Interrogé pour clarifier les rapports, un porte-parole de May a déclaré: Le Premier ministre a clairement indiqué que son intention était de quitter l’UE aussi rapidement que possible et cela dépend de son mandat de négociation, comme l’a confirmé le discours de la reine la semaine dernière« .

A partir du début d’article suivant: « Le Brexit a déjà coûté au moins 80 milliards de livres à l’économie britannique depuis le référendum sur l’appartenance à l’UE. »
GPT2 poursuit :
« Et de nombreux experts de l’industrie pensent que les dégâts sur l’économie seront plus grands encore. Dans certains cas, les coûts seront beaucoup plus lourds. Un récent rapport publié par la Royal Society of Arts a montré que le Royaume-Uni pourrait perdre jusqu’à 30% de ses dix universités les plus éminentes dans le futur, un changement qui menacerait de chasser une large part de nos plus talentueux jeunes cerveaux hors du pays vers les campus des pays en développement. Ceci est un coup particulièrement dur : des recherches menées par l’Université d’Oxford avertissent que le Royaume-Uni devrait dépenser près de mille milliards de dollars dans son infrastructure post-Brexit pour remplacer la perte des talents internationaux venus de l’étranger. Et ce n’est que le début. »

Voilà qui pourrait fort bien être un véritable article du « Gardian »…

                  ENCORE PLUS FORT

Mais les choses vont beaucoup plus loin. A partir de la première phrase du roman « Orgueil et Préjugés » de Jane Austen: « Il est une vérité universellement reconnue, »
GPT2 enchaîne :
« … , que quand une nation est dans une condition de civilisation, il est dans une large mesure l’affaire de ses dirigeants d’encourager les habitudes de vertu, d’assiduité et d’ordre au sein de son peuple. C’est un prérequis de toute communauté. »

Pas mal, non ? Et dès la première ligne de « 1984 » de George Orwell : «C’était une journée froide et ensoleillée d’avril et les horloges sonnaient treize heures»,

GPT2 reconnaît le ton SF et le genre de style pour poursuivre ainsi :

«J’étais dans ma voiture en route pour un nouvel emploi à Seattle. Je mets l’essence, tourne la clé, puis je laisse couler. Je viens d’imaginer à quoi ressemblerait la journée. Dans cent ans. En 2045, j’étais enseignant dans une école d’une région pauvre de la Chine rurale. J’ai commencé par l’histoire chinoise et l’histoire des sciences« …

Et ben dis donc… Y’a du soucis à se faire, et pas seulement pour les journalistes. Les romanciers aussi pourraient bientôt pointer au chômage. Mais où va t-on ?

PANIQUE
Au dernier moment, avant de diffuser GPT2 dans la nature, OpenAI à pris peur. L’entreprise s’est demandé ce que des malveillants pourraient en faire.
« Il y a beaucoup de personnes qui sont mieux à même de penser à ce qu’elles peuvent faire avec de mauvaises intentions. « 
Le spam et les fausses nouvelles, bien sûr. OpenAI a créé une version de GPT2 avec quelques modifications pour produire des critiques positives ou négatives sur des produits. Vu qu’il est basé sur Internet, il est facile d’encourager GPT2 à pondre des textes fanatiques, des fakes et des théories du complot.
Les gens d’OpenAI pensent qu’il faut préparer le monde à ce qui sera dominant dans un an ou deux. On ne peut plus contrôler la technologie comme avant. La baisse des coûts et l’augmentation des capacités numériques produisent des évolutions imparables et imprévisibles. Et les irresponsables sont nombreux…

Bon, après ces bonnes nouvelles, je vais tenter de deviner ce que GPT2 écrirait après :
« Depuis ce matin, j’ai le casque à boulons. Je vais quand même écrire un article sur OpenAi et les parasites intestinaux… »

Tout nouveau

Voilà de quoi alimenter la réflexion sur les projets de retraite. Le « 401 k », système de retraite par capitalisation des USA nous montre les limites du principe. 22% des Américains se retrouvent à la retraite sans avoir eu un salaire suffisant pour épargner plus de 5.000 dollars. Ils sont plus de 20% après 65 ans à devoir continuer de travailler en cumulant souvent plusieurs jobs précaires.

Sachez aussi qu’il existe une directive liée au redressement des banques et à la résolution de leurs défaillances (BRRD). Elle dispose une procédure de «bail in» , c’est-à-dire de renflouement interne. En clair, les banques peuvent, en cas de sérieuse difficulté, ponctionner le compte de leurs clients. Pour vous rassurer, on dit qu’elles ne pourraient le faire que sur les comptes supérieurs à 100.000 euros. Grosse rigolade. Pensez vous que ceux qui disposent de cette somme l’ont laissée sur leur compte ? Vous le feriez, vous ? Pas sûr.

Ce qui est sûr, c’est que 700.000 personnes meurent chaque années de la grippe, alors c’est pas un virus couronné qui va nous impressionner, pas vrai ? En France, on lui doit environ 9000 morts annuels, trois fois plus que d’accidents mortels sur la route, sans qu’on en fasse tout un foin.

Camping

A part l’augmentation de la taxe sur les cabanes de jardin, on note une nouvelle loi dont l’article 14 vise les habitants de terrains privés, installés sans l’autorisation du maire sous une yourte, une tente, une cabane, un abri de fortune, une caravane, un mobile home, un bus ou un camion aménagé… Sous astreinte de 200€ par jour après injonction de démonter l’installation (le Sénat a relevé l’astreinte à 500€ par jour, il faudra dégager. Sont visés, à part les gens du voyages, les précaires et alternatifs écolos qui rêvent de vivre autrement.

Les grands décideurs qui campent au sénat s’occupent de ces importants problèmes (bien plus graves que le dérèglement climatique, le vol organisé ou l’empoisonnement généralisé), mettent ainsi en lumière un mouvement qui se remet doucement « en marche ».
Henry Thoreau, auteur américain fort ignoré en France, constitue depuis longtemps un modèle en Amérique. Il écrivait dans « Walden » (1854):
« Je gagnais les bois parce que je voulais vivre suivant mûre réflexion, n’affronter que les actes essentiels de la vie, et voir si je ne pourrais apprendre ce qu’elle avait à enseigner, et non pas, quand je viendrais à mourir, découvrir que je n’avais pas vécu. Je ne voulais pas vivre ce qui n’était pas la vie « .

Thoreau Henri David

Colonies de vacances


Dans cette voie et sur le modèle des anciennes colonies, des collectifs utopiques et des communautés recommencent à surgir.
Ces nouveaux pionniers renoncent aux combustibles fossiles, cultivent leur nourriture, vivent dans des conditions financières et matérielles frugales, indiquant un mode de vie vers lequel la société devrait, selon eux, rapidement évoluer.
On partage repas, tâches ménagères, travaux, revenus et gouvernance.
Cela concerne plus de 100 000 personnes aux USA, qui ont toujours fait figure de laboratoire d’expériences de vie alternative. Depuis les puritains fuyant les persécution en Amérique au XVIIe siècle pour fonder de petites sociétés et vivre selon leur credo, jusqu’aux communes hippies qui ont essaimé au XXe siècle sous l’impulsion d’idéaux socialistes, anti-consumérisme, pacifistes et de rejet des valeurs dominantes.
Bien sûr, beaucoup de tentatives de modes de vie alternatives et de tentatives utopiques échouent sous les conflits idéologiques, les conditions de vie ou les finances.

Game of Throne

Restent les raisons, de plus en plus nombreuses. Comme la frustration devant l’inaction climatique et l’augmentation des inégalités économiques, la volonté d’échapper à cette société pour un mode de vie difficile mais en accord avec la nature, une faible empreinte carbone et des liens sociaux améliorés.
Quittant « Babylone », l’individu se trouvera là où « de nouvelles lois universelles et plus libérales commenceront à s’établir autour de lui et en lui; ou les anciennes lois seront élargies et interprétées en sa faveur dans un sens plus libéral…. Il vivra avec la licence d’un ordre supérieur d’êtres. »
Voilà la promesse de Thoreau.
Personnellement, je suis assez tenté, mais avant je dois engouffrer la dernière saison de Game of Throne, et puis faut changer les plaquettes de frein et terminer mon analyse, entre autres.
Portez vous bien

Causons avec émotion et sentiment

En 1974, deux psy publient une expérience restée fameuse sur l’effet de l’état physique sur l’attraction sexuelle. “Some Evidence for Heightened Sexual Attraction Under Conditions of High Anxiety”.
L’expérience met en scène un lieu stressant où une personne en détresse rencontre quelqu’un du sexe opposé.

Dans le cas en question, une femme séduisante qui attend des volontaires à l’issue d’un haut pont suspendu et étroit de plus de soixante mêtres de haut. Ils doivent alors participer à une étude en écrivant un bref récit basé sur une photo. Ensuite, la femme donne son numéro de téléphone au cas où le volontaire voudrait « en reparler ». On refait l’expérience avec d’autres cobayes sur un pont quelconque.

Résultat: la moitié des participants du pont suspendu appellent la femme, contre seulement un sur huit franchissant le pont normal. De plus, les premiers donnent des récits plus « sexualisés ».

L’étude conclue à une «mauvaise attribution de l’excitation», un phénomène dans lequel les gens interprètent mal la cause de leur état physique extrême. Ils attribuent l’augmentation de leur fréquence cardiaque et leurs mains moites à la femme séduisante plutôt qu’au pont.

Ainsi donc, une petite quantité de stress peut aider à stimuler les sentiments amoureux. Autrement dit, lorsqu’on ressent un attrait intense pour quelqu’un, on ne devrait pas toujours en déduire trop de choses…(la jeunesse semble avoir une connaissance intuitive de ce fait, lorsqu’on invite une future conquête à voir un film d’horreur…).

La morale de l’histoire, c’est que nous ne savons pas toujours ce que nous ressentons, ni comment l’interpréter, ce qui nous empêche de faire des choix éclairés.
On croit prendre des décisions rationnelles en oubliant que des facteurs physiques peuvent brouiller les pensées. On sait par exemple, que quand on fait les courses l’estomac vide, la sensation de faim vous pousse à acheter trop de nourriture, souvent de mauvaise qualité.

CHIMIE

En 1980, le neurologue Avram Goldstein administre à des étudiants de la naloxone et leur fait ensuite écouter leur musique préférée.

iLa naloxone empêche la libération de dopamine dans le système de récompense du cerveau, et freine la sensation de plaisir. Elle supprime cette euphorie proche de celle des opiacés et on l’utilise notamment dans les désintoxication pour rompre l’association entre le produit et l’état psychique.

Après une dose de naloxone les cobayes écoutant leur musique préférée ressentent moins de sensations corporelles positives. Les voies chimiques qui entraînent la sensation d’émotions intenses sont interrompues, dont la dopamine, qui est le produit «de récompense».

Les émotions accompagnant nos prédictions provoquent l’attente qui est récompensée lors d’un but au foot, un cadeau surprise, une bonne blague. La dopamine réagit aux prédictions qui se révèlent vraies, la récompense étant d’autant plus forte que la prédiction est peu probable (c’est pourquoi le jeu peut créer une dépendance).

Alors, les émotions et sentiments seraient de la pure chimie ?

(Entre parenthèses, les pesticides organophosphorés utilisés actuellement sont nés des recherches sur les gaz de combat et le suicide par absorption de pesticides fait plus de 300.000 morts par an en Inde et en Asie).

Mes frères, le combat est intérieur.

Le neurologue Sébastien Bohler vient de publier un bouquin intitulé :
« Le bug humain. Pourquoi notre cerveau nous pousse à détruire la planète et comment l’en empêcher » (Robert Laffont, 2019). Il confirme en substance que le cerveau est un instrument ambivalent. A l’origine de nos nombreux progrès, il est cependant limité par cette chimie du plaisir immédiat.
C’était utile à nos ancêtres pour survivre en encourageant à consommer, à se reproduire à s’assurer un statut social à court terme.
C’est devenu la cause de notre difficulté actuelle à penser le long terme.  Suralimentation, surconsommation matérielle, addiction aux films pornographiques, aux jeux-vidéos et aux réseaux sociaux, le besoin de survivre disparaît, mais cet instinct goinfre survit. On préfère des désirs immédiats, l’ici et le maintenant, plutôt les choix rationnels.


« Tant que notre liberté est uniquement celle de consommer, de rouler au charbon et de polluer autant qu’on veut, c’est un esclavage »
« On vit dans la traînée terminale d’un monde qui n’a plus de sens… On n’aurait jamais réussi à détruire le monde sans cette intelligence incroyable. »


Seules parades selon cet auteur: l’éducation, l’altruisme ou la reconnaissance qui peuvent aussi activer la dopamine, sinon; il sera bientôt trop tard si on n’investit pas énormément dans un changement de comportement fondamental dans l’humanité.


« Après moi le déluge » ? ricane Louis XV (ou Mme de Pompadour). Les belges préfèrent dire : après moi les mouches … Et à propos, on m’a signalé que le lien « procrastination » n’était pas bon; en voilà un autre:

https://www.youtube.com/watch?v=UCZgKvCFlvg


Portez vous bien !

IL ETAIT TEMPS, PETIT NAVIRE


J’ai laissé passer le 25 mars, Journée mondiale de la procrastination pour me décider à causer enfin de précrastination. Il est grand temps.
Oui, ça existe aussi, la précrastination. C’est la tendance à exécuter en priorité des objectifs secondaires, même si c’est plus pénible.
Expérience: des volontaires doivent récupérer deux seaux de balles de tennis. L’un est devant eux à 5 m, l’autre à 10 m. Résultat: 80% des sujets ramassent le premier seau, l’emportent jusqu’au deuxième, puis ramènent les 2 au point de départ. Si on leur demande en plus de mémoriser une liste de chiffres jusqu’au retour, le taux de précrastinateurs passe à 90 %.

Cela signifie que confrontés à une liste de tâches ou à un objectif complexe, on aura tendance à commencer d’abord par les tâches ou sous-objectifs rapidement exécutables, ce qui peut être accompli au plus tôt. Les neurosciences enseignent que le centre de récompense appelé le « noyau accumbens », s’active plus fortement lorsque vous effectuez une tâche moins pénible qu’une demandant plus d’effort.
L’évolution est en cause. Au cours des siècles, on a appris que si on ne cueille pas un fruit à portée de main tout de suite, il ne sera peut-être plus là plus tard.
On pourrait manquer de temps pour terminer une tâche ou même l’oublier. Il est question d’économie de réflexion, d’anxiété et de récompense.

Procrastination


Après des recherches à diverses sources, on comprend que la procrastination n’est pas une simple mauvaise gestion du temps ou de la flemme pure.
L’activité et la productivité ont moins à voir dans cette affaire que les émotions. Il s’agit d’une tentative de réguler l’humeur et les émotions.
En effet, la procrastination est une manière de gérer les émotions et les humeurs négatives que produisent certaines tâches (ennui, anxiété, insécurité, frustration, ressentiment, doute de ses propres capacités).

Nous donnons priorité à l’amélioration de notre humeur à court terme. Il est plus urgent de gérer les humeurs négatives que d’avancer dans les taches à faire.
Ce « biais d’actualité » est une tendance humaine à prioriser le besoin à court terme sur celui à long terme.
On n’a pas été conçus pour penser l’avenir. Au cours de l’évolution et des dangers de l’environnement, l’homme s’est toujours concentré sur les besoins immédiats.
Ici et maintenant. Notre cerveau perçoit notre «futur moi» comme un étranger plutôt que comme une partie de nous-même. La conséquence: quand on tergiverse, le cerveau décide que les tâches remises à plus tard, avec leurs désagréments, c’est le problème de quelqu’un d’autre.
Face à une tâche incertaine ou anxiogène, l’amygdale, le «détecteur de menace» du cerveau, voit cette besogne comme une menace pour notre bien-être. Même si on est convaincu rationnellement que remettre à plus tard créera plus de stress, le cerveau veut immédiatement éliminer la menace en procédant à un « détournement d’amygdale ».


La procrastination peut aussi résulter de sentiments plus profonds liés à la tâche elle même : douter de réussir, avoir une faible estime de soi, de l’anxiété ou de l’insécurité.

                CYCLE DE RECOMPENSE

Penser à sa propre procrastination aggrave le malaise et le stress, ce qui contribue à la prolonger en un cycle infernal.
On temporise pour éviter les sentiments négatifs, mais on se sent encore plus mal. Ce stress diminue la capacité à prendre des décisions réfléchies pour l’avenir.
Pavlov a montré que lorsqu’on est récompensé pour quelque chose, on a tendance à le refaire. Ainsi, la procrastination n’est pas ponctuelle, mais un cycle qui peut facilement s’enraciner. Cette dépendance à la longue, produit des effets nocifs sur la santé mentale et physique.
Le cerveau cherche spontanément des récompenses. Si on remet et tergiverse, c’est qu’on ne trouve pas de meilleure récompense. Le cerveau continue de dicter ce
comportement tant qu’on ne lui donne pas quelque chose de plus désirable. Pour changer d’habitude, il faut faire une meilleure offre au cerveau.
La difficulté c’est qu’il y énormément d’actions de substitution qui restent des formes de procrastination. Perfectionnisme, rationalisation, irréalisme,
C’est pourquoi la solution doit être intérieure et ne dépendre que de nous-mêmes.

         JE ME PARDONNE

Quelle solution ? Suivant les dérivés yogiques, il faut faire appel à la compassion envers soi, se traiter avec gentillesse et compréhension face à ses erreurs et à ses échecs. Se pardonner permet d’évoluer et de dépasser le comportement inadapté, de se concentrer sur la tache à venir sans le poids du passé.
L’auto-compassion n’exige rien d’extérieur, seulement de prendre les épreuves avec plus d’acceptation et de gentillesse que de rumination et de regret.
Comment procéder ? On peut se souvenir d’une occasion où on a fait quelque chose de similaire et qui s’est avérée positive. Visualiser, penser au résultat bénéfique de l’achèvement de la tâche. Que pourrait dire votre entourage ou vos partenaires quand vous leur montrerez votre travail terminé ? Comment vous sentirez-vous ?
Mettez votre attention sur les sensations qui apparaissent dans votre corps et votre esprit. Quels sont vos sentiments ? Où cela se passe t-il dans votre corps ?
Qu’est-ce que ça vous rappelle ? Qu’advient-il à la pensée de procrastination quand vous l’observez ? Est-ce qu’elle s’intensifie-t-il ou se dissipe t-elle ?
Cela cause t-il d’autres émotions ? Comment les sensations physiques changent-elles quand on pose la conscience sur elles ?
Autant de questions à se poser. Et n’attendez pas d’être d’humeur à accomplir certaine tâche car la motivation suit l’action.

              MAINTENANT !

Un vieux conseil: diviser une tâche en petits morceaux. Se concentrer seulement sur la prochaine étape calme les nerfs et donne une couche de motivation.
Au début d’une tâche, envisagez la prochaine action comme une possibilité : « Quelle serait la prochaine action à faire, même si je ne le fais pas ? »
Prenez votre stylo, ouvrez votre ordinateur, mettez simplement la date en haut de votre document. Commencez et vous constaterez que votre motivation suit.
Changer les circonstances trop propices aux ajournements. Mettez des obstacles à vos tendances à introduire de l’anxiété ou de la frustration.
Éviter de consulter compulsivement les médias, les réseaux sociaux, supprimez des applications de votre téléphone, composez un mot de passe très compliqué à 15
chiffres et lettres. Ajoutez des obstacles au cycle de procrastination pour rendre sa récompense moins immédiate.
Au contraire, ce que vous voulez faire doit être rendu aussi facile que possible. Vous voulez faire du sport avant le boulot mais vous n’êtes pas matinal ? Dormez en survêtement ! Éliminez chaque obstacle qui pourrait être prétexte à renoncer.
La procrastination est ancrée dans notre existence, elle pose des questions sur la façon dont nous voudrions utiliser notre temps par opposition à ce que nous faisons réellement. C’est un rappel que nous sommes vulnérables aux sentiments douloureux. Nous voudrions être heureux des choix que nous faisons.
Allez, hop ! Utilisez ce que vous savez maintenant sur la procrastination.
N’hésitez pas à me dire ce que vous en pensez. Maintenant… Tout de suite, immédiatement.

Gilets Jaunes, on entre dans la phase répressive

 


                              Le 21 décembre, à Angoulême une cinquantaine de gilets jaunes ont assisté à un faux procès du Président de la République, et un pantin à son effigie a été décapité. La manifestation, déclarée en préfecture, était régulière sauf que    «le détail de son déroulement n’avait pas été précisé».

Une information judiciaire a été ouverte et trois organisateurs de la manif ont été mis en examen pour «provocation non suivie d’effets à la commission d’un crime», «outrage à personne dépositaire de l’autorité publique» et «déclaration incomplète ou inexacte d’une manifestation de nature à tromper sur son objet».

 

Ben merde.

Si dans une guignolade tu représentes une marionnette de Macron en public, tu risquerais donc cinq ans d’emprisonnement et 45 000 d’amende.
Les théâtreux devraient donc se méfier.

Je me suis souvent demandé qu’est-ce qui constitue l’outrage à personne dépositaire de l’autorité publique.
La liberté d’expression des articles 10 et 11 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, a valeur constitutionnelle.


Mais l’outrage est soumis à l’appréciation du magistrat. Par exemple, si tu dis que le président est un sacré connard, un enfoiré, un gangster, c’est l’appréciation du magistrat qui décidera s’il y a outrage ou pas.

L’article 433-5 du Code pénal dispose que le signe du majeur compte aussi, comme toute représentation écrite ou symbolique destiné à exprimer un manque de considération envers la fonction. Le plus inquiétant, c’est que cela concerne jusqu’à l’olibrius ayant une mission de service public comme un instituteur, un chauffeur de bus, voire un arbitre de sport.

(Olibrius: péj. individu qui se distingue par son excentricité stupide).
La phrase ci-dessus présente donc un manque de considération envers la fonction, exactement comme l’expression courante

« au chiotte l’arbitre ! ».

Je prend délibérément des risques en écrivant tout ça, mais c’est pour l’édification des foule; pour la bonne cause, quoi.

Là où y’a de quoi s’interroger, c’est que l’article du code cité dispose que l’outrage est constitué s’il n’est pas rendu public !
Oui madame. Il suffit d’avoir l’intention de commettre l’outrage et le balancer dans les gencives du concerné.
Si donc l’outrage est public, c’est moins grave. Cela devient une injure ( termes de mépris ou invective qui ne renferme l’imputation d’aucun fait).

Il faut donc absolument citer des faits. Précision: l’injure en privé est moins grave, on peut donc plaider dans ce sens si votre post sur Facebook n’a été lu que par vos trois amis.
Les juges ne chôment pas, en ce moment, alors je rappelle que mes intentions sont purement pédagogiques.

Loin de moi l’idée d’outrager d’injurier porte-cotons et jean-foutres.

 

Ne pas arrêter d’écrire

Voici le premier article d’une série de rubriques sur l’écriture créative. C’est une  compil raisonnée de conseils et d’exercices pour travailler son écriture.

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ÉCRIRE, ÉCRIRE

ÉCRIRE, ÉCRIRE

Il est essentiel d’écrire tous les jours, mais trouver le temps n’est pas facile -travail, famille, vie sociale…
L’habitude d’écrire chaque jour est agréable à conditions de suivre quelques règles.

• Faire une grille avec des carrés pour chaque heure de la semaine. Pendant une semaine, faites un relevé horaire de la façon dont vous passez votre temps:
travail, repas, courses, visite d’amis ou de parents, télévision, etc.
S’il y a des trous, est-il possible d’utiliser ces moments pour écrire ?

Écrire à la même heure chaque jour est  impossible ? Voyez comment vous
remplissez votre temps. Regardez-vous la télévision par habitude ? Pourquoi ne pas remplacer cette habitude par celle d’écrire et devenir un téléspectateur
actif plutôt que passif ?

• Essayez de vous lever 1/2 ou une heure plus tôt.
• Lorsque vous avez identifié vos plages horaires disponibles, pensez à votre environnement d’écriture. le calme aide, surtout l’absence de distractions.
Évitez d’être près d’une fenêtre ou dans la pièce où l’on regarde la télé.
Chambres et cuisines sont de bons endroits (si personne ne dort, ne cuisine ou mange). Les abris de jardin habitables sont l’idéal.
• Ne vous attardez pas sur le mode d’écriture. L’important est de mettre du noir sur du blanc, au stylo, crayon,  morceau de papier, bloc-notes, PC ou carnet.

• Le syndrome du «taille crayon» – souvent inconscient- consiste à  retarder le moment d’écrire en se souvenant brusquement de petites tâches (nourrir le chat, classer ses CD ) dès qu’on est censé s’y mettre … C’est la peur de l’écriture. Remplissez toujours votre temps d’écriture par de l’écriture. Même si vous n’avez rien à dire.  Écrivez quelque chose – ce que vous avez fait la veille, un coup de gueule contre le manque de temps, une plainte à propos de votre boulot,  n’importe quoi qui amène vos pensées sur le papier. Vous pouvez considérer Considérez ça comme un échauffement.

Trump ou la réalité virtuelle

Tiens, je vais faire semblant de passer du coq à l’âne, j’aime bien virer serré dans virages, comme le pape. Ainsi que l’annonce le scientifique Donald Trump, la preuve que le réchauffement climatique c’est du vent, c’est qu’aujourd’hui, il fait plutôt froid.
Croyez ce que je dis et pas la réalité. La réalité c’est ce que je dis au moment ou je le dis, et ça dépend du moment et du lieu. Lisez ou relisez Georges Orwell, 1984. C’est ça qui fait froid dans le dos: on rappelle souvent qu’Hitler aussi a été élu « démocratiquement » par ses concitoyens… Mince, j’oubliais d’éviter de plonger dans la loi Godwin (plus une discussion dure, plus la probabilité d’y impliquer les nazis ou Hitler augmente).
Les portes de l’oubli
Franchir une porte ou passer une limite physique peut déclencher l’oubli. C’est un truc qui arrive à tout le monde, on change de pièce et on se souviens plus ce qu’on venait y chercher. Une porte mène à un nouvel environnement sans les indications qui rappellent ce que vous faisiez avant. Pénétrant dans une nouvelle salle, le cerveau doit recréer ce qu’on pensait dans la salle précédente alors qu’il est entrain de s’adapter à un autre environnement. c’est pour ça qu’il y a toute une mythologie des portes, comme celle de l’Enfer de Dante,
(lasciate ogni speranza voi ch’entrate).
A propos d’enfer, après avoir déclaré que les homosexuels doivent consulter un psychiatre, le pape a dit qu’avorter c’est faire appel à un tueur à gage. Il a des points de vue intéressants, ce pape, mais il faut toujours qu’il se rétracte après. Non, j’ai jamais dit ça, ou alors je le pensais pas. En tous cas je m’en souviens pas.
Si on continue de donner le permis de conduire l’Église à des alzheimer, ça va se terminer contre un platane… Vous vous souvenez du philosophe Eddy Mitchell ?
« Maintenant l’amour est devenu péché mortel
Ne provoquez pas votre Père Éternel
Pas de boogie-woogie avant vos prières du soir »*
L’ordinateur, c’est (un peu) du sport. On me dit qu’au lieu de proférer des âneries, je ferais mieux de faire du sport. Ah bon ? Il y a 11,7 grammes de muscle dans l’index. Pour un gramme de muscle contracté pendant une seconde, l’organisme brûle 16,7 micromoles d’adénosine triphosphate par seconde et par gramme de muscle contracté. L’index consomme 195 micromoles par seconde. Comme il y a 7,3 calories par molécule d’ATP, vous dépensez 1,42 calories chaque fois que vous cliquez sur votre souris. Bien sûr, pour perdre du poids, il faudrait cliquer des millions de fois dans la journée, mais les ados qui jouent sur ordi font plus d’exercice qu’on imagine. Et puis, en tant que représentant de l’homme contemporain, c’est pas la seule injonction que je subis. on me dit que je devrais manger bio, végan, cucurmine et cucurbitacée, me mettre au chi cong, au Pilates, au vélo, au streching, au 4*4, hybride, sans plomb, à l’éthanol, lire Houelbecque, voir Games of Throne, croisiérer vers les Maldives, Venise, poster sur Meetic, investir dans la pierre, le vent, le bitcoin, le canabis, les Ehpads… Ah oui, si vous cherchez un bon investissement, choisissez l’or gris. L’Ehpad, c’est l’avenir: tout le monde y passe, le cœur de cible est gigantesque. Avec 1000 à 4000 euros par tête de pipe pour un service digne du quart monde, impossible de trouver mieux comme rapport.
On dit qu’en Afrique quand un vieux meurt, c’est une bibliothèque qui disparaît. Ici, l’usine à vieux fait disparaître non des bibliothèques mais des comptes épargne par dizaines de milliers. Vous le voyez, j’ai l’air de me disperser, mais pas du tout. Je soulève le lièvre et pan ! Y’en a deux qui sortent. Je les atteins rarement, comme si je visais à côté. D’ailleurs vous l’aurez remarqué, je ne lutte pas pour l’audimat. Quand Pornhub fait trente milliards de vues annuelles, moi j’en fais une centaine. Je suis pourtant beaucoup plus porn que lui. Trump, Hitler, le pape, Internet… Mais bon,
«Parfois, il est plus important d’être humain que d’avoir bon goût.» disait Bertolt Brecht.

« SHIT JOBS” et « GIG ECONOMY »

On a intérêt à parler anglais si on veut anticiper un peu. En complément des « shit jobs », dont nous avons causé récemment, voici maintenant la « gig economy ».
La gig économie, dont le modèle vient des bals et soirées dansantes où on rémunère les musicien à la séance, c’est la paye à la tâche. L’économie des petits boulots s’installe en force grâce au numérique qui tue peu à peu le salariat. Les plateformes collaboratives genre Uber, imposent la micro-entreprise individuelle. Cinq millions d’emplois en Angleterre et même déjà 35 % des actifs aux USA ! On connaît les chauffeurs de VTC, les livreurs de bouffe, les services à domicile, mais ce ne sont que les précurseurs. Le travailleur indépendant, le freelance étaient jadis auréolés de gloire, mais désormais le plus souvent, mini tâche égale mini paye. Les conséquences sont énormes. D’abord pour la protection sociale, diminuée pour le tâcheron, mais aussi pour l’ensemble de la population, car comment financer le chômage ou la retraite dans le chacun pour soi ? Assurances privées et capitalisation offrent des perspectives peu réjouissantes. Flexisécurité, c’est la seule alternative dont on entende parler et qui ne déclenche pas trop d’enthousiasme. Ah oui, il me font marrer ceux qui ont fait le Congo et les colonies. Comme explorateur, j’ai traversé de nombreuses régions du numérique, sillonant par exemple IFTTT, wordpress, blubrry, zapier, sociocaster, reddit, netvibes, narro, scoopit, Tello, Evernote, pinterest, Mailchimp, Scrivener, etc… Et c’est juste ceux qui me viennent à l’esprit dans l’instant. Donc, pour se faire une idée de la gig économie, je recommande le site 5euros.com (https://5euros.com/) qui est la Rolls des plateformes de boulot dansé. Pour 5 euros, tu peux avoir ton thème astral, ton portrait en caricature, 10.000 fans sur Facebook, 500 citations motivantes, ton nom sur du café, la promesse de résoudre tes problèmes actuels, faire chanter Joyeux Noël à la personne de ton choix par téléphone. C’est-i pas super ?                            Boulots de merde et économie de bal.
Mais il y a bien mieux: le modèle original. Le Turc Mécanique (https://www.mturk.com). L’idée fabuleuse d’Amazon ne fait que reprendre le « Turc Mécanique », un automate joueur d’échecs du XVIIIème siècle animé par un manipulateur caché à l’intérieur. Ce site propose des tâches rémunérées à quelques cents seulement. Amazon a inventé l’esclavage moderne invisible, la fabrique de clics low-cost et l’usine à trolls. Le travailleur caché à l’intérieur dedans, le manipulateur invisible, le turc à 5 euros, On dirait bien qu’on vit l’ère de la confusion. Sauf qu’il y en a qui ne perdent jamais le Nord. Suivez mon regard. Et suivez ce lien pour constater que maintenant, il cause !
Je vous invite à réagir à ces propos optimistes. N’hésitez pas à les commenter ! et partagez avec vos amis. A bientôt !

Peut -on échapper au numérique ?

Réponse à notre question : pourquoi le Canard Enchaîné aura bientôt une version numérique ?
995 boulangeries ferment chaque année. Aucun rapport. Vraiment ?
Alors 1000 kiosques et points de diffusion presse disparaissent également chaque année; la voilà, la raison. Il est impossible d’échapper au numérique.
Vous l’avez peut-être remarqué, le nombre de distributeur de billets est en diminution. Désormais, la moitié des transactions utilisent la carte bancaire.
Le prélèvement arrive juste après avec 1/5 des échanges, et le virement est utilisé à 90 % dans les montants à partir de 1000 euros.
Le chèque, qu’on est bientôt un des derniers pays à utiliser, est en voie l’extinction pratiquement partout. En Suède, la plupart des établissements refusent d’être réglés en cash et on voit pointer des signes de la fin des billets et pièces. Dans 20 ans ce sera un souvenir…
On pourrait croire que c’est un plan pour en finir avec la fausse monnaie, le blanchiment d’argent et l’évasion fiscale ?
Pas vraiment car les monnaies cryptées, genre bitcoin et autres, permettent toutes les fantaisies.


Alors quoi, c’est uniquement pour emmerder les vieux ?
Ben ouais, c’est ce que je disais, impossible d’échapper au numérique.

Retraite

Néron disait « tout a une fin ». Et il est mort, comme pour prouver le bien fondé de sa remarque.
Des tas d’autres choses sont sur le point d’atteindre le drapeau à damier et le point final. Je vous laisse le soin d’en établir la liste.

 

Un exemple:

combien de temps reste-il au système actuel des retraites ?
Petit indice: on sait depuis les années 50 et le baby boom ce qui va se passer. Cela fait 68 ans que les démographes l’apprennent dès la première semaine de leurs études.
Est-ce une coïncidence si 68 sera bientôt l’âge légal de la retraite ?
Autre devinette: quand est-ce que le Canard Enchaîné passera en version numérique ?
Drôle de question en apparence car le Canard, fondé en 1915 est très méfiant envers le Net dont il ne semble pas avoir besoin plus que de pub.
L’évènement ne tardera pourtant pas longtemps et si vous trouvez pourquoi, je vous offre « l’Arnaque pour Tous », mon dernier e-book. Non, c’est sérieux !
contactez-moi