Le Confiné Libéré

On va reprendre la vie « normale », mais dans les pires conditions économiques et sociales depuis les années 30.
Si une seconde vague se produisait, un retour à la maison pourrait nous être imposé, ce qui pourrait se révéler très délicat.

Une ère de conscience des menaces des pandémies s’ouvre. Chaque jour apporte des nouveautés sur ce qui fonctionne contre Covid-19 et des leçons pour les futures épidémies inévitables et plus probablement plus fréquentes.

Qu’apprend t-on sur l’impact économique et social ?
La Chine n’est pas particulièrement transparente sur ses origines. Le Washington Post faisait part en 2018 de doutes sur la sécurité de l’Institut de virologie de Wuhan.
Donald Trump, prétend détenir des renseignements selon lesquels le virus viendrait de ce laboratoire. Les services de renseignement US ne confirment pas.
le Figaro du 24 avril déclare que les laborantins de Wuhan revendaient les animaux cobayes sur le marché…

En fait, aucune preuve n’est actuellement disponible.
Actuellement, les scientifiques pensent quasi tous à une origine naturelle et non à un produit de fabrication par génie génétique.
En effet, une manipulation du virus aurait laissé des preuves dans les séquences des gènes, ce qui n’est pas le cas selon eux. L’implication des laboratoires de Wuhan est basée en grande partie sur des luttes politiques et de la désinformation entre les pays.
D’autres coronavirus se sont déjà propagés à l’homme, moins virulents il est vrai que le covid 19.

La version chinoise

L’histoire chinoise officielle ne correspond guère au début de la pandémie. Pékin affirme que l’épidémie a commencé au marché des fruits de mer de Wuhan.
On sait que 2 laboratoires de Wuhan étudient les coronavirus.

  • L’Institut de virologie, de biosécurité niveau 4, le maximum du confinement biologique.
    Ce labo a été construit en collaboration avec la France éternelle. Il est particulièrement étrange qu’on ne parle pas d’une éventuelle responsabilité française dans la pandémie. La collaboration avec la Chine a complètement foiré à cause d’une trop grande différence de vues entre nos pays, que ce soit au niveau scientifique, politique, économique ou culturel.
  • Le Centre de contrôle des maladies de Wuhan, de niveau 2, près du marché aux poissons, étudie aussi le coronavirus de chauve-souris.

le 31 décembre, la Chine annonce une pneumonie d’origine inconnue. Elle tarde à réagir alors que les médecins de Wuhan signalent un afflux de patients avec des signes respiratoires sévères.

Indifférence générale, sauf à Taïwan qui impose immédiatement l’inspection sanitaire de tout avion arrivant de Wuhan (Taïwan déplore moins de 10 morts du covid).
Un mystère épais entoure la chronologie et les lieux de la propagation du virus.

Les séquences du génome du virus du début de l’épidémie chinoise donnent trois souches dominantes.
A et B, présentes au début de l’épidémie, et une variante C qui se serait développée à partir de la souche B.

la version A, proche de celle de la chauve-souris n’est pas la plus répandue au début à Wuhan, elle se rencontre dans des premiers cas dans la province du sud du Guangdong.

Des mois après, on ne sait toujours pas grand chose sur la contagiosité du virus et sa létalité.

On commence en France à retrouver des premiers cas datant de novembre, donc avant la déclaration chinoise.
La panique gagnant, les dirigeants prennent des décisions au doigt mouillé, décidant de la vie ou de la mort des citoyens.

Personne n’est prêt.

Un indice mondial sanitaire publié en octobre reposant sur les critère de l’OMS donnait les États-Unis comme pays le plus prêt à lutter contre une pandémie. On sait ce qu’il est aujourd’hui. Mauvaise gestion, absence de coordination entre états, la lenteur de la réponse et… Donald Trump.
Preuve qu’avoir les meilleurs laboratoires du monde sans une bonne gouvernance est inutile.

Démocratie
Selon la sensibilité démocratique et l’état du système de santé, on adopte les principes dictés par les épidémies du passé. Certains états proposent des tests précoces, d’autres confinent militairement.
Singapour a immédiatement isolé les testés positifs alors qu’en France, tout repose sur le confinement et la distanciation physique, conçus pour « aplatir la courbe » des admissions en hôpital.

Les pays à forte tradition libérale refusent de restreindre les droits civils en conseillant simplement aux citoyens des recommandations générales.
Dès le début, les lobbies industriel résistent devant les conséquences économiques désastreuses qu’auront la fermeture des usines et le confinement.

Confiance
C’est un fait unique de l’histoire de l’humanité: la moitié de la population mondiale vit l’enfermement. C’est probablement l’événement humain de masse le plus extraordinaire.

On a pu voir que la confiance est l’atout le plus précieux des gouvernements. Quand cette confiance est faible, seule la peur de la police vide les rues. Fouets en Afrique du Sud, bâton en Inde, prison dans beaucoup d’endroits et amendes salées en France.
De nombreux dirigeants connaissent une regain de popularité comme Angela Merkel ou Jacinda Ardern en Nouvelle-Zélande, ce qui n’est pas le cas de Donald Trump ou Jair Bolsonaro.
Les populistes médiatiques prennent en pleine face leur mépris anti-scientifique.
La perte de crédibilité touche évidement nos dirigeants qui se distinguent à force de volte-faces, d’hésitations, d’incurie et de mensonges.
L’Europe du Sud et les États-Unis commencent à connaître pas mal de cas de désobéissance.

Tout explose à la face des dirigeants ; les systèmes de santé affaiblis, les conditions faites aux vieux, l’Uberisation des emplois précaires.
Le libéralisme économique qui a détruit une partie des protections sociales, se voit violemment interpelé. On constate qu’aucune de nos économies ne résisteraient à la disparition de la main-d’œuvre étrangère.
Les quelques 30 millions d’Américains sans emploi ni couverture médicale mettent le système à nu.
La nécessité de l’autosuffisance pour les denrées alimentaires, le carburant, les médicaments est désormais estimée indispensable vu la fragilité des chaînes d’approvisionnement mondiales.
L’Europe découvre l’importance de l’autonomie « stratégique » et de la production de biens essentiels.
On commence à craindre que le protectionniste nationaliste, le populisme et le manque de coopération parviennent à faire sauter l’Europe.

Après le SARS, le partage des informations, la coordination et la mise en commun des ressources étaient considérés indispensables. Or on a surtout vu les États-Unis sortir des paquets de dollars pour détourner la cargaison de masques d’avions à destination de la France…

Surveillez les

Plus de cinquante pays ont mis en place une surveillance électronique et des processus de censure pour « lutter contre le virus ». Hong Kong et Bahreïn imposent le bracelet électronique aux patients, des drones surveillent des quartiers indiens et des villes comme Nice. Israël pirate les téléphones pour pister les cas de coronavirus.
La Corée du Sud développe en grand sa panoplie technologique.
« Le potentiel d’abus est élevé », a déclaré l’ONU.

Comment oubliera t-on la ruée éperdue pour les équipements de protection et de fournitures médicales, ou ces médecins et infirmières sur la brèche, vêtus de sacs poubelles ?

C’est la tempête de cytokines qui emporte le plus souvent les victimes. Ces déclencheurs de l’immunité déclenchent une panique défensive vers les poumons, qui s’en trouvent dévastés. C’est ainsi qu’alors qu’on ne trouve plus trace de coronavirus, le patient décède de cette ruée immunitaire.
On bricole des tas de protocoles curatif sans trop de succès et la perspective d’un vaccin s’éloigne devant un virus qui mute à grande vitesse.

Il y a gros à parier que de nombreuses personnes vont regretter la confinement. Elles s’y sont fait en découvrant ses nombreux avantages et tenteront de le prolonger, probablement sans grand succès.
Il est temps de révéler les vertus du stylo Pilote dont l’écriture s’efface à la chaleur ou la façon de faire un masque en moins de 10 secondes avec une chaussette.

Enfin, de nombreuses voix observent que la nature nous a donné une bonne leçon, nous avons trop négligé les facteurs naturels et environnementaux.
La zoologie est en effet aux premières loges avec la chauve-souris et le pangolin en attaque, le ver marin et le lama en défense.

https://www.theguardian.com/world/2020/feb/07/pangolins-might-have-spread-coronavirus-to-humans

https://www.sciencesetavenir.fr/sante/un-anticorps-pour-lutter-contre-le-covid-19-inspire-par-les-lamas_144039

https://www.topsante.com/medecine/maladies-infectieuses/zoonoses/comment-les-vers-marins-pourraient-sauver-des-patients-covid-19-en-reanimation-636126

Bon définement !

Liberté-égalité- chômage la suite:  https://www.youtube.com/watch?v=dLto1Icus-c

C’est où la sortie ?

Suite à mon dernier articulet, on me fait remarquer une fois de plus que je pousse le bouchon un pont trop loin.
Tirer sur tout ce qui bouge en rigolant, c’est pas bien, faut s’engager, montrer des voies, des solutions, etc.
Ben, j’en connais pas, je ne fais que causer à haute voix.
Des évidences.
l’État chérit le personnel hospitalier qu’il humiliait depuis des années. les éboueurs deviennent des héros modernes, des sacrifiés comme les pompiers de Tchernobyl. Chaque soir je me mets à la fenêtre pour applaudir les uns et puis honnir les autres. Une seule chose est masquée, c’est l’incurie du gouvernement.
Aucune voix discordante n’est tolérée, ni de remise en question de quoi que ce soit car nous sommes en guerre.
Personnellement, je ne crois pas au confinement policier, pourtant je me garde de dire sortez de chez vous. Notez que je ne dis pas non plus « restez chez vous », ils sont bien assez nombreux à le rabâcher. Pour m’autoriser à sortir, j’utilise un style Pilote pour effacer la date et garder le même ausweiss.
Mon message, évasif et terre-à-terre, se réduit à : évitez les amendes…
Pour autant, est-ce que je reste fréquentable, curé défroqué ou pas ? (je conclurais par « allez en paix »).

Pan demie


Mon problème, c’est que comme vous, je n’ai aucune façon de changer le menu, j’ai juste le luxe d’évaluer l’avoine dans la mangeoire. Ah, ils manquent pas d’air, nous vendre ça pour de la première qualité !
Mais je n’ajoute pas : aux armes citoyens. Non. Le con finement, ne me dérange pas trop, j’ai aussi mes côtés misanthropes.

Donc en cette semaine 6 de confinement ou 7, je sais plus, je suis très reconnaissant, vraiment, de constater qu’on n’est pas grand chose sans les autres. Vous voyez, à force d’être confiné, je fais de tout petits gestes, mais c’est un bon début.

Une des vertus de cette pandémie, c’est qu’on voit bien mieux le système politique, économique, social et écologique dans lequel on baigne. On voit ce qui tient, ce qui foire, ce qui craint et ce qui vaut peau de balle.

Jusque là, tout semblait si stable, si immuable. Ceux du côté du manche nous expliquaient qu’il est impossible de changer quoi que ce soit. Or sous nos yeux, tout semble pouvoir s’effondrer en un claquement de doigt. Pour le pire ou le meilleur ?
Les profiteurs de la situation « normale » veulent vite y revenir. Bah, le nombre prévisionnel de morts reste acceptable, non ?
La bourse avant tout, tout le monde au turf et avec des heures sup on rattrapera le retard.
Priorisons le retour à la production, même si on manque encore de ces objets de première nécessité, tests, respirateurs, masques, etc. Mais on va nous reprocher la seconde vague, et de nouveaux. Tiens, ces fameux masques, on vous a passé toute la gamme : ils sont dangereux, inutiles, accessoires, compatibles efficaces, indispensables et bientôt obligatoires.

1984-2020

On peut voir clairement ces élites choisir les règles et même les faits qui les arrangent, comme des produits d’un marché libre…
Après avoir nié la pandémie, la plupart des dirigeants nient leur incurie avant de jouer l’autoritarisme policier (cf Philippines, Israël, Hongrie, États-Unis, F…).

Ce qui me chiffonne c’est cette tendance « plus de pouvoir au pouvoir ! Suspendons les droits citoyens, plus de drones, de caméras, de mouchards électroniques ».
Pour l’heure, les délateurs en chair et en os restent encore mal vus chez nous.
Ce confinement montre quelles valeurs devraient subsister et quels choix seraient à réévaluer. On peut continuer comme avant ou introduire un changement dans ce système mortifère de production et de consommation qui crève de surabondance sans assurer à chacun un revenu basique ou les moyens de se soigner.
Changement climatique, pollution, incendies et submersions catastrophiques, malbouffe, empoisonnement généralisé, etc, on continue comme avant ? Quelles priorités, après ?

Reprendre la course, garder quelque chose de cette immobilité contrainte ? Qu’est-ce qui est important, la possibilité de décider de notre vie, ou suivre les décisions des élites ?
Les questions se bousculent :
Pourra t-on encore respirer cet air soudain plus pur ?
Faut-il mettre plus de foi dans la communauté que dans la bourse ?

Au début du confinement, je savourais ce paradoxe: pour se soutenir mutuellement, il faut se tenir à distance. S’isoler des autres c’est les protéger. On dirait des extrait de 1984.

Espoirs


« En même temps », rien n’empêche d’aider les personnes en danger.
Heureusement, on voit chaque jour des manifestations de courage et de dévouements aux antipodes du chacun pour soi.
Le regard semble changer temporairement sur les travailleurs de la chaîne alimentaire, le personnel médical, les femmes de ménages et autres soutiers du système.

Après tout donc, il aurait presque semblé qu’un changement soit possible. Les services publics -particulièrement de santé- se clochardisaient, et impensable le mois dernier, voilà que des centaines de milliards surgissent soudain de la nuit.
Se manifeste aussi une perspective utopique: la qualité de l’air qu’on respire s’améliore. Pour longtemps ?
Encore des questions.
Partageons vraiment un destin commun et Que valent nos liens sociaux ?
A quelle vitesse va t-on retomber dans le business as usual ?
Quels enseignements tirer de l’épisode ?

Comme on dit dans les Ephad, qui vivra verra.
En attendant, on peut commencer par signalez autour de nous toute initiative qui semble aller dans le bon sens.
On peut espérer que les citoyens – que nous- auront à cœur de profiter de l’occasion pour infléchir les trajectoires les plus destructrices.

Sur ce, je vous souhaite tout ce qu’on peut vous souhaiter, dont une très belle journée.

Exeat in pace !

Aber Victor, hast du noch kein Ausweiss ?

«Tout le malheur des hommes vient d’une seule chose, qui est de ne savoir pas demeurer en repos dans une chambre »,
Blaise Pascal, Pensées.

Sûr, l’homme ne sait pas être confiné ? mais on apprend vite, à condition d’avoir le matelas de pâtes et de papier hygiénique, et youtube pour les blagues, Youporn et Netflix.
Ah oui, BFM TV pour suivre les conseils avisés des spécialistes patentés et de ceux qui nous dirigent avec tant de clairvoyance.

Revenons un instant sur la définition de « confinement » qui suggère comme vous savez, plusieurs sens, dont ceux-ci:

  • Situation d’une population animale trop nombreuse dans un espace trop restreint et qui, de ce fait, manque d’oxygène, de nourriture ou d’espace.
  • Ensemble des conditions dans lesquelles se trouve un explosif détonant quand il est logé dans une enveloppe résistante.

Je sais pas si vous voyez la même chose que moi…
En tous cas, le français est bel et bien resté à la guerre de 14-45 qui a profondément modelé notre nation.
Nous gagneront parce que nous sommes les plus forts !
Non, nous ne reculons pas, c’est un simple repli stratégique sur des positions prévues à l’avance.
Faisons confiance au Maréchal, à bas les traîtres !

Et enfin: M. le commissaire, dans mon quartier, des individus sortent en groupe, masqués, bravant le couvre-feu en vélo ou au pas de course, sans doute pour trafiquer de la chlorotruc. Je ne serais pas étonné qu’il s’agisse de judaïques asiates, déjà qu’ils ont importé ici le covirus…

C’est curieux que personne ne se souvienne du virus de Hong Kong de 1968, c’est pourtant pas si loin. Il a pourtant fait plus d’un million de morts, dont 17000 en France.
Et à l’époque, nulle panique, pas d’hystérie, pas de confinement ni de masques.
Pas non plus de préfet de Paris nommé Lallement (fonetic: Frit Dolin) déclarant que les malades, c’est bien fait pour leur gueule.
A l’époque, il s’appelait Papon, le chef policier, et il ne valait guerre(oui je sais) mieux.
A l’époque, personne n’avait déclaré que le masque est dangereux, puis inutile, puis recommandé, puis obligatoire.

Tout ça pour relativiser, si c’est possible. Il restera de l’épisode actuel un nouvel exemple à verser au chapitre de la gloire du pays, de la valeur de ses chefs, leur capacité d’anticiper sans discours, en montrant la bonne voie. Non, pas celle ci, mais non, l’autre.
C’est ainsi que la France est grande.


Allez, confinez-vous en paix.

Hommage au bon docteur Coué

        La période des résolutions est propice. Il y a très longtemps que je voulais rendre à Emile Coué – ce bienfaiteur de l’humanité injustement oublié- l’hommage qui lui est dû.
Il y a aujourd’hui de nombreuses versions psychologiques et comportementalistes de sa fameuse méthode. On peut les examiner avec scepticisme, mais sans préjugés.                                       

GRATUTOLOGIE               

Les écoles comportementalistes de la psychologie américaine doivent tout à Emile. Avez-vous entendu parler cette « science », celle de la gratitude ?
Le premier obstacle pour en causer, c’est qu’il n’y a pas d’adjectif pour « reconnaissance » ou « gratitude », on ne peut donc pas dire qu’une chose est gratitudible ou reconnaissensible. Faute de terme approprié, appellons ce domaine la « gratitothérapie » ou si on préfère, la « reconnaissologie ». La gratitude consiste à être reconnaissant; à montrer de l’appréciation et à rendre la gentillesse d’autrui.
Quand on est reconnaissant, même pour les petits moments ou les petites choses, la vie nous envoie des récompenses. La dopamine, notamment. Ce n’est pas un message à sens unique adressé au monde, car ça repart dans tous les sens et ça ouvre de nouvelles portes.
A première vue, voila un nouveau dérivé de l’apport du Docteur Coué, un pratique qui peut rendre plus heureux. La gratitude est peu valorisée par rapport à l’ironie ou au cynisme, c’est même une valeur assez rejetée, j’en sais quelque chose. Il est vrai qu’afficher sa joie de vivre ou son optimisme a toujours quelque chose d’assez suspect.                                

POSITIF

Des éléments positifs, il y en a forcément mais considérer les choses comme allant de soi nous fait oublier leur valeur. On peut apprécier ce qui facilite la vie : l’eau qui coule à volonté, les fruits et légumes en abondance, l’air, le soleil, savourer pleinement un bon moment, un paysage, une œuvre d’art ou un repas. On se situe alors du côté de ceux que la vie gâte, plutôt que de ceux qu’elle lèse. Pourquoi souffrir d’un passé qui n’est plus, ou n’a jamais été, de l’angoisse, du désir ou de la crainte d’un futur qui ne sera peut-être jamais ?
Les sentiments négatifs sont le fruit de nos peurs. Il faut apprendre à ressentir le plaisir de donner et de remercier intérieurement le bénéficiaire de notre générosité. Puissant antidote au sentiment de solitude existentielle, on devrait apprécier ce qu’on a plutôt que déplorer ce qui nous manque. Les sentiments négatifs gaspillent l’énergie vitale, brident confiance et curiosité. Se rappeler nos succès, ne pas faire des possessions matérielles un but, ne se comparer à personne et ignorer l’envie. Accepter tristesse, colère, déception sans les nourrir ni les combattre, en avoir conscience permet de cultiver un sentiment d’accomplissement.
C’était déjà la leçon des stoïciens et bien sûr ça n’a rien d’évident. D’où la nécessité de s’exercer.                               

METHODE  

Et c’est là qu’intervient la fameuse méthode Coué. Elle fait rigoler en France depuis toujours, mais pas du tout chez les américains, dont nous finirons par adopter les idées avec dix ans de décalage.
On dit que le cerveau a du mal à distinguer la réalité de la fiction. Les neurologues montrent que le cerveau est incapable émotionnellement faire la différence entre une fable et une histoire vraie. Il ne fait pas vraiment la différence, on peut alors imaginer, visualiser, s’exercer à positiver… Ce gonflage à la pensée positive ne peut en théorie pas faire de mal. Certains notent que ça rend intolérant envers les non-positifs qu’on recommande de fuir (surtout chez les sectaires). Les septiques ne veulent pas se laisser imposer de force la joie, car perdre sa colère, c’est perdre sa force, selon eux, la peur est un moteur, comme la colère un carburant.
Mais bon, en chaque chose, faut pas surdoser.                                   

  CONSEILS  

Faire régulièrement une liste des motifs pour lesquels se réjouir.
Récapituler les cadeaux de chaque journée, comme une famille, un toit, une bonne santé, etc.
Ecrire un mot de gratitude à une personne qui a compté dans votre vie. On peut même l’envoyer car reconnu dans sa valeur, le bénéficiaire renvoie généralement un message gratifiant à l’auteur. Dopa Porte ouverte à l’abondance, la gratitude est le sentiment formidable qu’à cet instant précis, vous bénéficiez de tout, en quantité suffisance. Gratitude et optimisme éliminent les sentiments négatifs comme envie, cupidité ou appitoiement sur soi.
Carburant d’énergie intérieure, elle augmente l’estime de soi. Peu de gens malheureux sont reconnaissants pour leur vie, et peu de personnes heureuses ne sont pas reconnaissantes pour la leur. Des arguments L’attitude systématique de gratitude améliore la santé physique et mentale, elle augmente le niveau de bonheur. l’imagerie cérébrale du «centre de récompense», le circuit neuronal des pulsions primales s’illume lorsqu’on est reconnaissant. La pratique de la gratitologie transforme le cerveau. Huit semaines de pratique et les scanners du cerveau d’individus pratiquant ces exercices montre un renforcement de leur zone cérébrale de la cognition sociale et de l’empathie. Bon, et pratiquement ?
Nous dépendons de forces extérieures, d’influences : chance, amis, collègues, famille, parfaits inconnus, puissance supérieure. Etre reconnaissant donne aux autres le sentiment que leurs actions ont du sens. Cela rapproche, les gens qui viennent vers vous quand vous êtes heureux de reconnaître leurs efforts.
Les reconnaissants sont plus généreux, moins égoïstes et font de bons compagnons. Se comparant moins aux autres, ils sont plus satisfaits de leur sort, plus résistants aux épreuves et gèrent mieux les situations stressantes. Ils prennent soin de leur santé physique, dorment mieux et guérissent même plus rapidement des maladies.                              

GRINCHEUX S’ABSTENIR

        Cependant, si ce n’est pas dans votre nature, inutile de vous enfermer dans un système forcé qui amènera encore plus de mal être. Certains détestent la gratitude et ont du mal à la ressentir ou à l’exprimer. J’ai de la gratitude pour ceux qui la détestent, c’est mon premier exercice.         S’exercer
Les exercices ou « pratique de gratitude » sont plus une réflexion, une manière de faire le point sur ce qui va bien chez soi et ce qui doit être amélioré. Cela demande un examen de notre style personnel et une pratique créative et terre-à-terre.
Par exemple vivre au présent optimise chaque chose et ouvre la curiosité. Apprécier le présent rend tout un peu plus lumineux, genre aujourd’hui est un jour magnifique, jamais vu auparavant. Arrêtez-vous un instant et pensez à une chose qui rend ce moment digne d’être vécu. C’est aussi simple que ça. A mettre en pratique comme moyen de «fermer boutique» en fin de journée de travail. On peut l’essayer dès le réveil ou l’appliquer aux événements de la veille, les opportunités sont innombrables.

                     EXERCICES        

Voilà en vrac un tas de questions gratitologiques à se poser.     – Quel a été le « point culminant » de votre journée?
– Quel a été votre point bas ? que pourriez-vous améliorer, la prochaine fois?
– Quel a été le « Moment du Héros quotidien » (de quoi avez vous été fier aujourd’hui?) Sinon, qui a été ce héros pour vous aujourd’hui?
– pensez à un plaisir simple reconnaissansible (dont vous êtes reconnaissant)
– qu’êtes vous reconnaissant d’avoir, que vous n’aviez pas l’an dernier ?
– Ecrivez à propos d’un souvenir heureux ou de quelque chose de reconnaissansible
-Qu’est-ce qui vous rend reconnaissant à propos de votre corps ou de votre santé?
– regardez à l’extérieur. Qu’est-ce que vous appréciez à l’extérieur?
-De quel accomplissement êtes-vous fier?
– De quelle possession qui vous facilite la vie?
– Ouvrez votre téléphone ou votre album photo et trouvez une photo que vous aimez. Pourquoi êtes-vous reconnaissant pour cette photo?
-Qu’avez-vous reçu de reconnaissansible ?
-Quelque chose ou quelqu’un qui vous fait sentir en sécurité?
-quel artiste, auteur ou musicien est reconnaissansible ?
-Qu’aimez vous dans votre travail?
-Comment pouvez-vous aider les autres?
– quel service public ou organisation êtes-vous reconnaissant (bibliothèque, service d’incendie, …)?
– Envers quel (s) livre (s), vêtement ou meuble êtes-vous reconnaissant?
-Ecrivez à un ami pour qui vous êtes reconnaissant. Ecrivez sur un enseignant ou un mentor reconnaissansible, sur un membre de la famille reconnaissansible
-Qu’avez-vous accompli aujourd’hui?
-Quelle tradition reconnaissansible, quelle erreur ou échec reconnaissansible ?
-Quel est votre trait de personnalité reconnaissansible, Quelles compétences avez-vous reconnaissansible ?
-Qu’est-ce que vous avez acheté récemment de reconnaissansible ?
-Qu’avez vous fait récemment de reconnaissansible
– Regardez autour de vous et écrivez tout ce que vous voyez de reconnaissansible.
– Écrivez trois choses reconnaissansible aujourd’hui.
– avec votre famille avez vous des émotions négatives ? Vérifier.
– Exprimez-vous de la gratitude?
    Pour finir, vous pouvez m’être reconnaissants pour cet article, et merci de l’avoir Lu.
« Tenez pleinement compte des qualités que vous possédez et, en signe de gratitude, rappelez-vous comment vous les voudriez si vous ne les aviez pas.»
(Marc Aurèle)

Un truc de malade !

Quand je disais que notre société semble en meilleur état que les USA dans le domaine de la santé, notamment mentale, et dans la politique en matière de drogue … C’était pour rire.
  On a encore et toujours une dizaine d’années de retard sur l’Amérique, C’est vrai pour le taux d’obésité comme pour le « médicament ». D’ailleurs, faudrait pas oublier qu’on est les champions de l’antidépresseur et qu’on avale annuellement 150 millions de boîtes d’anxiolytiques (Valium, Xanax, Lexomil, Trazodone, sertraline, prozac, paroxedine)et autres benzodiazépines.
Plus discrètement 12 millions de français ingurgitent des opioïdes, OxyContin, (à base d’oxycodone), Durogesicn, Fentora (fentanyl), CoDoliprane (codéine), tramadol(Tropalgic, Contramal, Ixprim).
C’est l’abondance, on ne sait plus où donner de la tête !

Il y a quelques années, le directeur du Centre anti-cancers de Lille déclarait (cf Médiapart):
« Les laboratoires pharmaceutiques se présentent comme des industries de santé. C’est d’une hypocrisie incroyable. Ce sont des industries de la maladie, qui prospèrent sur la maladie à telle enseigne qu’elle paient à prix d’or des «spécialistes» dont le travail consiste à inventer artificiellement de nouvelles maladies pour vendre de nouveaux médicaments. Ainsi la ménopause est devenue une maladie qu’il faut soigner d’urgence par des hormones… qui ont provoqué une épidémie de cancers du sein… »
      C’est vrai que les scandales sanitaires s’accumulent; Vioxx, Dépakine, survaccination, Levothyrox, amiante, sang contaminé, Mediator, Distilbène, hormones de croissance, inhibiteurs de la pompe à protons, Crosfeld Jacob, Isoméride, Glyphosate…

Parlons d’autre chose, c’est trop déprimant. Une chaîne d’info néerlandaise (GeenStijl TV) a calculé les avantages des députés européens:

6.600€ mensuels, plus frais d’indemnités 4.320€, transports remboursés, indemnité journalière de 300€ même s’ils ne passent qu’une minute au siège, allocations familiales de 373€ mensuels par enfant (jusqu’à 26 ans), allocation scolaire de 253€ par mois, 20 semaines de congé maternité, dispense de TVA l’année d’installation, imposition sur 90% du salaire brut. S’ils sont fonctionnaires, indemnités d’expatriation, d’installation et même de « dépaysement ».     Quand on sait que l’Union Européenne a versé l’an dernier un budget de trois millions d’euros pour combattre l’euroscepticisme en Europe…
Hi, hi !
                                   

  INDIGNEZ NOUS ?


   Les spécialistes dits «expressivistes» du langage affirment qu’on croit souvent parler de faits alors qu’on est dans de l’émotionnel.
Il parait qu’au moins 60% des nouvelles diffusées en ligne n’ont même pas été lues par la personne qui les partage. On serait plus disposés à partager un article qu’à le lire.
Or que partage t-on sinon du contenus émotif ou moralement chargé ? Attendrissement pour les chatons et indignations variées.

Les médias sociaux amplifient le tout et un contenu moral dans un tweet augmente de 20% ses chances d’être partagé. Faits ou actes suscitent plus d’indignation que dans la « vraie vie », parce qu’on en attend les mêmes avantages sociaux sans les risques.
Manifester notre indignation et espérer que d’autres la partagent, c’est comme ça que les groupes et les normes sociales se construisent.
Tant qu’on n’en sera pas conscients (ou qu’on ne voudra pas l’être), les médias sociaux resteront des usines à indignation.
Les trolls et les industriels de la désinformation misent beaucoup là-dessus. Notre confusion fait de nous des proies faciles.
    La preuve, c’est que l’expression «fake news» change peu à peu d’utilisation. Elle devient un moyen d’exprimer notre hostilité, comme crier «bouhh !!!» lors d’un match de foot. Même nos tentatives pour distinguer le vrai du faux se transforment en hurlements d’indignation.
On est vraiment trop émotifs.
  Personnellement, vous l’aurez compris, j’ai l’indignation facile. Surtout que j’arrive plus à remettre la main sur mon exemplaire de « Indignez-vous » de Stéphane Hessel. Merde où qu’il est passé ? Encore un de prété et jamais rendu, ah là là, les gens sont d’un sans gène…  Comment oublier qu’il existe une hormone de l’oubli ? Je le rappelle: la prégnénolone. Effacement. Et l’apoptose, c’est pas dingue ? La cellule serait programmée pour se flinguer en cas de besoin. Elle a une dent creuse avec du cyanure, et même sous la torture, elle ne causera pas, elle se suicidera avant.
 

Chouette manifestation d’obsolescence programmée, comme le énième panne de mon lave-linge.
ça m’ennerve. Tiens, je vais le publier sur internet. https://www.youtube.com/watch?reload=9&v=W-0gF9OSuTI

Devoir d’optimisme

D’attentifs lecteurs me font savoir que la teinte légèrement pessimiste de mon dernier article l’emportait sur la couleur du post. A titre d’exemple, j’ai oublié de signaler que certains data center recyclent leur chaleur en chauffage urbain. Dont acte.
Mais il faut flairer l’air du temps: certains observateurs annoncent la naissance d’un pessimisme générationnel irréversible.

C’est l’occasion idéale pour rappeler la légende colportée par Pierre Rabhi :
«Un immense incendie ravageait une forêt. Les animaux impuissants risquaient la mort. Un colibri faisait des aller-retours à la mare pour transporter des gouttes et les verser sur le feu. Les autres animaux: « Colibri ! A quoi ça sert de t’agiter comme ça ? Penses-tu éteindre le feu ?
le colibri : Non, je sais, mais je fais ma part ».

Il y a quelque chose d’admirable dans cette légende qui ressemble à un éloge de l’inutile. On dirait une adaptation de la devise de Coubertin. Mon gars, l’important c’est pas forcément de gagner, faut participer. Si tout le monde s’y met, on n’éteindra peut-être pas le feu, mais on aura au moins essayé, fait notre devoir.
En fait, c’est dans cette fable qu’il y a un terrible fond de pessimisme.

Cela rappelle la fable de la « participation aux bénéfices de l’entreprise » (art.L3322-2 et suivants du code du travail),
qu’on a avalée béatement.
Il est d’ailleurs une autre version de la légende de colibri:
Un immense incendie ravageait une forêt, etc. Une mare bloquait toute fuite. Le scorpion, ne sachant pas nager, demande à la grenouille de le porter sur son dos pour traverser.
La grenouille: non, je te connais, tu vas me piquer et je vais couler.
Le scorpion: mais si je fais ça, je coule aussi.
La grenouille: c’est vrai, allez, monte.
Parvenu au milieu de la mare, le scorpion pique la grenouille qui crie: Mais pourquoi t’as fait ça ?
Le scorpion: parce que je suis un scorpion.

Il y a une morale aux contes, qui donne assez souvent raison au pessimiste. S’il se trompe, tant mieux. s’il a raison, il n’a pas tort. C’est une façon d’envisager le « Pari de Pascal ». Terriblement pessimiste, Pascal faisait remarquer qu’on ne risque rien à croire en Dieu. Alors croyons, comme le colibri.

comme au temps de la prohibition

La crise américaine des opioïdes nous permet de relativiser notre situation. On n’en parle guère dans nos médias, dommage.
Ce n’est pas un mystère, le système de santé américain repose sur le profit, au détriment de la santé et de la société. Les trusts du médicaments, les pharmacies, les distributeurs et les compagnies d’assurance s’engraissent sur le dos des plus démunis.

Toute la chaîne sanitaire est impliquées dans la hausse incroyable de mortalité par overdose depuis des années. Les opioïdes, délivrés sur ordonnance, ont tué 220 000 personnes en une quinzaine d’années. Pas loin du score des fusillades de masse qui font tant causer. Pour le gouvernement, les trusts doivent payer et soigner la dépendance provoquée par leurs produits. Les entreprises rétorquent qu’elles respectent la loi et sont sous surveillance de la DEA (Drug Enforcement Administration).
https://www.dea.gov/taxonomy/term/331
Des centaines de procès sont en cours pour chercher les responsables. Bonne chance.
Big Pharma est bien pire que Big Tobacco, qui empoisonne depuis toujours en sachant qu’il propage des cancers.
Dans le cas des opioïdes, ce sont pourtant d’innombrables contrôles qui s’effectuent rigoureusement par une foule d’intervenants.
Un médecin rédige l’ordonnance, une pharmacie la remplit, une assurance rembourse. Les fabricants répondent aux commandes, les transporteurs les véhiculent, les pharmacies les distribuent. La DEA, surveille l’ensemble, fixe le quota d’opioïdes qu’une entreprise peut fabriquer et contrôle le suivi de chaque pilule.
76 milliards de pilules d’oxycodone et d’hydrocodone sont distribuées en six ans… la production a augmenté en accord avec la DEA, et les bénéfices explosent, comme l’énorme taux de mortalité par surdose.
La DEA, à 100 ans, dispose d’une formidable réputation. Chargée d’empécher la drogue d’entrer aux États-Unis, elle contrôle aussi les produits pharmaceutiques licites.

En 20 ans, elle a autorisé une augmentation faramineuse des antidouleurs. Ce n’est que tout récemment que ce marché de médicaments sur ordonnance commence à baisser par un meilleur contrôle des d’ordonnances et la chasse aux usines clandestines.
Résultat: la crise de surdose s’est… aggravée.
Classique « effet prohibition », des opioïdes plus meurtriers arrivent à mesure que les analgésiques prescrits diminuent. Place aux cocktails de fentanyl illicite et d’héroïne.

On cite l’exemple édifiant du comté de Mingo, en Virginie Occidentale. On y compte des taux records d’obésité, d’alcoolisme et de naissances prématurées. On y consomme 200 pilules par personne et par an et l’Etat est au dernier rang des USA pour la santé avec des villes à 42% d’enfants sous le seuil de pauvreté, 35 % des adultes n’ayant jamais fini leurs études secondaires. Alcool, privation de droits et d’emploi, absence de but et solitude constituent les déterminants sociaux de la santé, ce qui fait que certains développent une dépendance et pas d’autres.

Seule, la réduction de la demande résoudrait le problème, mais elle suppose une société en meilleure santé. Trump vient de déclarer à plusieurs reprises que le pays comptait beaucoup de sujets en mauvaise santé mentale (des armées de psy déclarent qu’il est lui-même proche de ce diagnostic)

Du coup, notre société semble en bien meilleure état dans le domaine de la santé, de la politique en matière de drogue et médicaments et celui des armes.
Bien moins pire, en voilà du positif. On se sent mieux, non ?

le pessimiste: non, ça ne peut pas être pire.
l’optimiste: mais si !

2 exemples:
http://www.franciscolonel.fr/?p=646
http://www.franciscolonel.fr/?p=467

et pour les locaux;http://www.franciscolonel.fr/?page_id=844

Cela n’a rien à voir

Voilà qui laisse rêveur, une vidéo comme « Gangnam Style« , vue 2,7 milliards de fois sur le Net a consommé la production entière annuelle d’une centrale électrique.
Cela semble n’avoir rien à voir, mais les « chatbots » sont des êtres virtuels, des logiciels capables entre autres, de tenir une conversation.
En 2015, un groupe de geeks «The Impact Team» a piraté les données du site de rencontre Ashley Madison, dévoilant qu’il n’y avait pratiquement aucune femme sur le site. Ashley Madison disposait une armée de 75.000 « chatbots » féminins pour attirer ses 32 millions de clients masculins dans des conversations payantes.
Chaque « fembot » (chatbot féminin) utilisait plusieurs centaines de phrases pré-formatées pour simuler un dialogue. On a encore fait des progrès et ces robots seront de plus en plus couramment nos interlocuteurs. On finira par s’y habituer, d’autant qu’on constate qu’il est plus agréable d’échanger avec eux qu’avec des humains, ces êtres virtuels offrent un vrai « confort relationnel ». l’État y vient à grandes enjambées pour supprimer des postes de fonctionnaires. Mais automatiser les relations humaines et collecter les données, cela profite surtout aux intérêts des Gafa.                                 

Ceta n’y rien comprendre

Cela semble n’avoir rien à voir, mais les marchands de semences comme Monsanto ou Dow Chemical produisent des semences stériles – «dites F1» pour que l’utilisateur ne puisse les reproduire ni les faire évoluer et par conséquent être contraint de les racheter à l’infini.
  Toujours rien à voir, mais on va ratifier le CETA. Pour rendre les produits canadiens acceptables, la Commission Européenne relève les limites maximales de substances et produits toxiques, pesticides, herbicides, hormones, perturbateurs endocriniens etc, utilisés au Canada. Cet accord est aussi porte ouverte aux entreprises américaines, très implantées au Canada.
Pour compléter le tout, des tribunaux d’arbitrage régleront les problèmes entre les États et entreprises, et là, c’est le bouquet. Une multinationale pourra porter plainte contre un État européen si une politique publique va à l’encontre de ses intérêts. Pour aller vite, C’est l’intérêt de firmes américaines qui décidera des lois chez nous.
On a donc plein de beaux jours devant nous.
Surtout qu’une autre question pointe.


Homocène    

On a déjà causé ici de l’Anthropocène, mais c’est pas une raison pour ne pas y revenir. Surtout avec cette fameuse question que certains commencent à se poser sérieusement: l’homme pourrait-il disparaître ?
Comparés aux événements apocalyptiques du passé comme
les glaciations, ou l’épisode d’il y a 252 millions lorsque les températures ont augmenté de 10 ° et que 96% des espèces marines ont disparu, le changement actuel ne semble pas encore trop grave, d’autant qu’on compte encore pas mal de climatoseptiques. Un peu de géologie. Selon la Bible, Dieu a créé le monde en sept jours. C’était Quand ? On s’en est sérieusement préoccupé au XVIIeme siècle. Un savant prélat irlandais a imposé son calcul: le monde aurait commencé le 23 octobre 4004 av.JC.
Les géologues sont d’un autre avis. Ils fouillent des roches vieilles de plusieurs centaines de millions d’années. Officiellement, nous vivons à l’époque Holocène, mais l’idée d’Anthropocène s’est imposée. Cette époque commence vers 1945 avec le constat qu’une espèce aussi jeune que l’homme, apparu il y a peu de temps, a un impact géologique. Avant ça, des mondes sont nés et se sont effondrés, laissant des traces dans la roche. Les débris de l’Anthropocène n’ont pas eu le temps de laisser de traces et forment à peine deux centimètres de résidus et de matière organique non consolidée. A l’échelle géologique, c’est une fraction de seconde.
Cependant, la surface terrestre a changé par d’innombrables constructions, mégapoles, villes, routes, barrages, mines, lacs, déforestations, cultures. Nos matériaux se trouveront dans les sédiments et roches du futur pendant des millions d’années. (cf voir à ce propos notre note sur les fossiles d’os de poulets)
L’homme change la biosphère en chassant des espèces de leur habitat et en les libérant dans d’autres, il homogénéise La nature.

La dernière fois qu’il y a eu autant de CO2 dans l’air qu’aujourd’hui, c’était il y a 3.000.000 d’années. On relève des 35 degrés au Nord du cercle polaire. Le réchauffement s’accélère avec des records battus chaque année, chaque mois, chaque jour.  De tels changements s’accompagnent généralement d’éradications totales et d’extinctions d’espèces.


  Cela semble n’avoir rien à voir, mais 205 milliards de kwh sont consommés par les data centers des Gafa, délocalisés dans les pays nordiques. En vertu de l’effet Joule, la moitié de cette énergie part en chaleur, et ça double tous le 3 à 4 ans, si bien que dans une quinzaine d’années à ce rythme, les Gafa consommeront la totalité de l’énergie mondiale… « Le pire n’est pas toujours sûr« , dit Claudel.
« L’espérance est un risque à courir« , ajoute Bernanos
Vous diriez quoi, vous ? Personnellement, tant qu’il est encore temps,  je me prépare. Cliquez ci-dessous

http://www.franciscolonel.fr/lintegrale-ou-presque/

Causons avec émotion et sentiment

En 1974, deux psy publient une expérience restée fameuse sur l’effet de l’état physique sur l’attraction sexuelle. “Some Evidence for Heightened Sexual Attraction Under Conditions of High Anxiety”.
L’expérience met en scène un lieu stressant où une personne en détresse rencontre quelqu’un du sexe opposé.

Dans le cas en question, une femme séduisante qui attend des volontaires à l’issue d’un haut pont suspendu et étroit de plus de soixante mêtres de haut. Ils doivent alors participer à une étude en écrivant un bref récit basé sur une photo. Ensuite, la femme donne son numéro de téléphone au cas où le volontaire voudrait « en reparler ». On refait l’expérience avec d’autres cobayes sur un pont quelconque.

Résultat: la moitié des participants du pont suspendu appellent la femme, contre seulement un sur huit franchissant le pont normal. De plus, les premiers donnent des récits plus « sexualisés ».

L’étude conclue à une «mauvaise attribution de l’excitation», un phénomène dans lequel les gens interprètent mal la cause de leur état physique extrême. Ils attribuent l’augmentation de leur fréquence cardiaque et leurs mains moites à la femme séduisante plutôt qu’au pont.

Ainsi donc, une petite quantité de stress peut aider à stimuler les sentiments amoureux. Autrement dit, lorsqu’on ressent un attrait intense pour quelqu’un, on ne devrait pas toujours en déduire trop de choses…(la jeunesse semble avoir une connaissance intuitive de ce fait, lorsqu’on invite une future conquête à voir un film d’horreur…).

La morale de l’histoire, c’est que nous ne savons pas toujours ce que nous ressentons, ni comment l’interpréter, ce qui nous empêche de faire des choix éclairés.
On croit prendre des décisions rationnelles en oubliant que des facteurs physiques peuvent brouiller les pensées. On sait par exemple, que quand on fait les courses l’estomac vide, la sensation de faim vous pousse à acheter trop de nourriture, souvent de mauvaise qualité.

CHIMIE

En 1980, le neurologue Avram Goldstein administre à des étudiants de la naloxone et leur fait ensuite écouter leur musique préférée.

iLa naloxone empêche la libération de dopamine dans le système de récompense du cerveau, et freine la sensation de plaisir. Elle supprime cette euphorie proche de celle des opiacés et on l’utilise notamment dans les désintoxication pour rompre l’association entre le produit et l’état psychique.

Après une dose de naloxone les cobayes écoutant leur musique préférée ressentent moins de sensations corporelles positives. Les voies chimiques qui entraînent la sensation d’émotions intenses sont interrompues, dont la dopamine, qui est le produit «de récompense».

Les émotions accompagnant nos prédictions provoquent l’attente qui est récompensée lors d’un but au foot, un cadeau surprise, une bonne blague. La dopamine réagit aux prédictions qui se révèlent vraies, la récompense étant d’autant plus forte que la prédiction est peu probable (c’est pourquoi le jeu peut créer une dépendance).

Alors, les émotions et sentiments seraient de la pure chimie ?

(Entre parenthèses, les pesticides organophosphorés utilisés actuellement sont nés des recherches sur les gaz de combat et le suicide par absorption de pesticides fait plus de 300.000 morts par an en Inde et en Asie).

Mes frères, le combat est intérieur.

Le neurologue Sébastien Bohler vient de publier un bouquin intitulé :
« Le bug humain. Pourquoi notre cerveau nous pousse à détruire la planète et comment l’en empêcher » (Robert Laffont, 2019). Il confirme en substance que le cerveau est un instrument ambivalent. A l’origine de nos nombreux progrès, il est cependant limité par cette chimie du plaisir immédiat.
C’était utile à nos ancêtres pour survivre en encourageant à consommer, à se reproduire à s’assurer un statut social à court terme.
C’est devenu la cause de notre difficulté actuelle à penser le long terme.  Suralimentation, surconsommation matérielle, addiction aux films pornographiques, aux jeux-vidéos et aux réseaux sociaux, le besoin de survivre disparaît, mais cet instinct goinfre survit. On préfère des désirs immédiats, l’ici et le maintenant, plutôt les choix rationnels.


« Tant que notre liberté est uniquement celle de consommer, de rouler au charbon et de polluer autant qu’on veut, c’est un esclavage »
« On vit dans la traînée terminale d’un monde qui n’a plus de sens… On n’aurait jamais réussi à détruire le monde sans cette intelligence incroyable. »


Seules parades selon cet auteur: l’éducation, l’altruisme ou la reconnaissance qui peuvent aussi activer la dopamine, sinon; il sera bientôt trop tard si on n’investit pas énormément dans un changement de comportement fondamental dans l’humanité.


« Après moi le déluge » ? ricane Louis XV (ou Mme de Pompadour). Les belges préfèrent dire : après moi les mouches … Et à propos, on m’a signalé que le lien « procrastination » n’était pas bon; en voilà un autre:

https://www.youtube.com/watch?v=UCZgKvCFlvg


Portez vous bien !

Ah la vache !

Vous pouvez me croire sur parole. Bien sûr, vous pouvez faire des recherches, mais vous trouverez les mêmes résultats, je vous fais donc gagner du temps.
L’empreinte de l’homme fait disparaître beaucoup de choses. Pour l’essentiel et pour résumer, la nature est détruite cent fois plus vite maintenant qu’il y a dix ans. Un rapport de l’ONU signale que la biomasse de mammifères sauvages a chuté de 82%, les écosystèmes naturels ont perdu la moitié de leur surface et un million d’espèces sont menacées de disparition.

Donc, autant le savoir, on est dans la merde. Littéralement.
On m’a fait remarquer récemment qu’il y a plus de vaches que d’habitants dans certains département français comme la Manche : 749 000 bovins pour 498 000 habitants.
Sachez qu’une vache laitière peut produire 35 kilos de fumier chaque jour.
D’ici 2030, cette production fécale mondiale produira 100 millions de tonnes de phosphore, 30 millions de tonnes de potassium et 18 millions de tonnes de calcium. Dans un monde idéal, ces minéraux seraient recyclés, le méthane serait converti en électricité. Les générateurs de biogaz donnent un carburant polyvalent et une source d’énergie et de chauffage.
L’exploitation du caca par les digesteurs anaérobies demande de grands entrepôts pour contenir le fumier. Une installation coûte très cher, il est bien plus rentable de payer une amende pour rejet illégal dans la nature (en admettant qu’on soit pris main dans le sac).
Le problème mondial de la gestion des déchets animaux et de ses conséquences est ignoré et négligé. Les grandes exploitations sont supposées disposer de plans de gestion des fumiers mais il existe peu de réglementation en la manière, ni gestion globale et tout ça finit dans l’environnement.
Avec un taux élevé de phosphore et nitrates, le fumier propage dans l’eau des agents pathogènes et fait proliférer des algues et des neurotoxines qui peuvent tuer les animaux. Répandu dans les eaux douces ou la mer, il finit dans la chaîne alimentaire et sera fatalement ingéré par nous autres humains.
La pollution de l’eau est un des problèmes sérieux de l’élimination des déchets animaux. En Chine, la production de protéines animales a quintuplé avec la croissance économique. On y rejette toujours les résidus directement dans les rivières. Conscientes du problème, les autorités réagissent avec leur délicatesse habituelle…

BONNE BLAGUE

Cela semblait une bonne blague quand on liait les rots et flatulences des vaches au réchauffement climatique. A y regarder de plus près, l’estomac des bovins et des moutons contient des bactéries aidant à digérer l’herbe. Ces bactéries produisent du méthane, un gaz à effet de serre surpuissant.
Cela peut paraître incroyable, mais le bétail représente 15 % des gaz à effet de serre, soit la même quantité que toutes les voitures, camions, avions et navires du monde entier !!
La viande et les produits laitiers ont un impact énorme et on sous-estime l’impact de l’élevage sur la déforestation générale.
Ben crotte alors.

Prenons pour exemple la Nouvelle Zélande, pays réputé très écolo, opposé à l’énergie nucléaire et aux OGM.
L’environnement est considéré comme prioritaire par ses citoyens qui tiennent à l’image de paysages intacts et idylliques.
Seulement c’était avant. Parce qu’il a un os, un gros. Les 5 millions d’habitants cohabitent avec 10 millions de vaches et 30 millions de moutons.
Presque 30 % du lait mondial vient de chez les kiwis, le tiers de leurs exportations. Ils ont aussi décidé de rafler le marché chinois du lait.
A quel prix ? Pour parvenir à cette performance, on utilise massivement l’engrais azoté, les pesticide et les herbicides.
Chez eux, 50 % des émissions de gaz à effet de serre viennent de l’agriculture et l’élevage intensifs. Les exploitations comptent facilement 500 à 2000 bovins, 50.000 emplois en dépendent et le surendettement des éleveurs dépasse 40 milliards de dollars.
Il leur faut 2000 litres d’eau pour produire un litre de lait… La qualité de cette eau est devenue critique, avec 70 % des rivières impropres à la baignade, victimes de prolifération d’algues. 85 % des poissons, oiseaux, reptiles, chauves-souris et grenouilles y sont menacés ou en voie d’extinction, pour ne rien dire de la population marine.

IDYLLIQUE

C’est à ce moment que le voisin australien choisit de voter pour les climato-sceptiques, malgré six années de sécheresse extrême, des incendies gigantesques, des inondations catastrophiques et la destruction de leur chère barrière de corail. Rien n’a dissuadé l’australien moyen d’élire des irresponsables.
Premier producteur de charbon et dépendant de la Chine pour le tiers de l’import-export, le populisme australien triomphe, refusant toute baisse de l’empreinte carbone…
Partout les démocraties élisent des Trump, Netanhyu, brexiters et populistes qui se fichent de leur empreinte carbone en pleine débâcle climatologique.

En attendant, portez vous bien !

A ce propos, l’empreinte carbone du bœuf, de l’agneau et du fromage sont tels qu’on devrait se contenter du porc, du poulet, des œufs ou des mollusques, à l’empreinte plus légère.
Et pourquoi ne pas passer carrément à une alimentation à base de plantes, plus respectueuse de l’environnement ? Et surtout comment se passer de l’omniprésent plastique…
Faudrait y songer. Vite.
C’est la suite logique de mon mot sur la procrastination. Tiens, on m’a recommandé ça:


https://www.youtube.com/watch?v=UDSWbjuAI4Q

Allez, portez vous bien.

Intelligence artificielle et douve du foie

                    
La nature prend des voies singulières lorsqu’il s’agit de reproduction. Pas que dans le porno. La douve du foie vit à l’aise dans les voies biliaires du mouton. Ce dernier pose ses crottes dans l’herbe et un mollusque va les ingérer. La douve sous forme de larve sera encore expulsée puis avalée par une fourmi. La suite est digne de La Fontaine:
la douve pousse la fourmi à grimper en haut d’un brin d’herbe et à s’y fixer en attendant d’être broutées par un mouton, fin du cycle.
L’ensemble du cycle est nécessaire à cet être quelque peu compliqué. Un cycle semblable concerne le toxoplasme dont l’hôte final est le félin, surtout le chat. Une fois infecté, les crottes de l’animal sont ingérés par un hôte intermédiaire, rongeur, oiseau ou mammifère. Des œufs éclosent et le toxoplasme finit son cycle dans l’intestin d’un chat après qu’il ait mangé l’hôte intermédiaire.
Pas mal tortueux, comme mode de reproduction…
Le phénomène extraordinaire, c’est que le rat, hôte intermédiaire, sera poussé par le toxoplasme à ne plus avoir peur des chats. Il oublie la peur instinctive du chat et se met à apprécier l’odeur de son urine. Autant parler de suicide commandé.
En Afrique, c’est le singe infecté par le toxoplasme qui ne craint plus les félins et se fait croquer sans fuir.
L’homme aimant la compagnie des chats devient facilement porteur du toxoplasme. En France une personne sur 2 porte des kystes musculaires et cervicaux bourrés de toxoplasmes. Jusqu’à peu, on n’y voyait pas de problème sérieux sauf pour la femme enceinte ou les personnes sans défenses immunitaires.
On a remarqué toutefois que la toxoplasmose, qui supprime la peur du rat envers le chat jusqu’à l’attirance suicidaire, modifie le comportement de tous ses hôtes.

PRENEZ DES RISQUES
On soupçonne désormais une influence du toxoplasme sur le comportement humain car d’abord, il augmente le taux de dopamine. Il semble pousser le porteur à prendre plus de risques que les non infectés. Que le microbiote influe sur le psychisme, on le montre chaque jour, les bactéries produisent par exemple la quasi totalité de la sérotonine chez l’homme. Dopamine et sérotonine gèrent les états émotionnels et le niveau d’agressivité, et donc certaines de nos actions et réactions.
On se croit libres mais en fait, on pourrait bien être sous l’influence de nos boyaux et des 3 kilos de microbes et bactéries qui l’occupent. Voilà qui calme les ardeurs et les prétentions philosophiques.

ARTIFICIEL
Autre douche froide en perspective, un organisme nommé « OpenAI » a mis au point un générateur de texte désigné sous l’appellation GPT2. Ce système d’intelligence artificielle peut écrire la suite d’un texte à partir de quelques mots ou d’une page. Ce GPT2 rend possible ce que l’on pensait utopique. Plus puissant que tout ce qui existait avant, il stocke les données de plus de 10 millions d’articles sélectionnés, « l’équivalent de 35 000 exemplaires de Moby Dick ». Sa puissance lui permet de comprendre les textes, qu’il peut synthétiser et traduire.

Ce modèle d’intelligence artificielle rédige des textes correspondant au style et au sujet qu’on lui propose de compléter. Par exemple si on lui donne les premiers
paragraphes d’un article du « Guardian » sur le Brexit, il propose un article crédible, rempli de citations de Jeremy Corbyn, de mentions sur la frontière irlandaise et de réponses du porte-parole du Premier ministre. Exemple de sa prose :
«Interrogé pour clarifier les rapports, un porte-parole de May a déclaré: Le Premier ministre a clairement indiqué que son intention était de quitter l’UE aussi rapidement que possible et cela dépend de son mandat de négociation, comme l’a confirmé le discours de la reine la semaine dernière« .

A partir du début d’article suivant: « Le Brexit a déjà coûté au moins 80 milliards de livres à l’économie britannique depuis le référendum sur l’appartenance à l’UE. »
GPT2 poursuit :
« Et de nombreux experts de l’industrie pensent que les dégâts sur l’économie seront plus grands encore. Dans certains cas, les coûts seront beaucoup plus lourds. Un récent rapport publié par la Royal Society of Arts a montré que le Royaume-Uni pourrait perdre jusqu’à 30% de ses dix universités les plus éminentes dans le futur, un changement qui menacerait de chasser une large part de nos plus talentueux jeunes cerveaux hors du pays vers les campus des pays en développement. Ceci est un coup particulièrement dur : des recherches menées par l’Université d’Oxford avertissent que le Royaume-Uni devrait dépenser près de mille milliards de dollars dans son infrastructure post-Brexit pour remplacer la perte des talents internationaux venus de l’étranger. Et ce n’est que le début. »

Voilà qui pourrait fort bien être un véritable article du « Gardian »…

                  ENCORE PLUS FORT

Mais les choses vont beaucoup plus loin. A partir de la première phrase du roman « Orgueil et Préjugés » de Jane Austen: « Il est une vérité universellement reconnue, »
GPT2 enchaîne :
« … , que quand une nation est dans une condition de civilisation, il est dans une large mesure l’affaire de ses dirigeants d’encourager les habitudes de vertu, d’assiduité et d’ordre au sein de son peuple. C’est un prérequis de toute communauté. »

Pas mal, non ? Et dès la première ligne de « 1984 » de George Orwell : «C’était une journée froide et ensoleillée d’avril et les horloges sonnaient treize heures»,

GPT2 reconnaît le ton SF et le genre de style pour poursuivre ainsi :

«J’étais dans ma voiture en route pour un nouvel emploi à Seattle. Je mets l’essence, tourne la clé, puis je laisse couler. Je viens d’imaginer à quoi ressemblerait la journée. Dans cent ans. En 2045, j’étais enseignant dans une école d’une région pauvre de la Chine rurale. J’ai commencé par l’histoire chinoise et l’histoire des sciences« …

Et ben dis donc… Y’a du soucis à se faire, et pas seulement pour les journalistes. Les romanciers aussi pourraient bientôt pointer au chômage. Mais où va t-on ?

PANIQUE
Au dernier moment, avant de diffuser GPT2 dans la nature, OpenAI à pris peur. L’entreprise s’est demandé ce que des malveillants pourraient en faire.
« Il y a beaucoup de personnes qui sont mieux à même de penser à ce qu’elles peuvent faire avec de mauvaises intentions. « 
Le spam et les fausses nouvelles, bien sûr. OpenAI a créé une version de GPT2 avec quelques modifications pour produire des critiques positives ou négatives sur des produits. Vu qu’il est basé sur Internet, il est facile d’encourager GPT2 à pondre des textes fanatiques, des fakes et des théories du complot.
Les gens d’OpenAI pensent qu’il faut préparer le monde à ce qui sera dominant dans un an ou deux. On ne peut plus contrôler la technologie comme avant. La baisse des coûts et l’augmentation des capacités numériques produisent des évolutions imparables et imprévisibles. Et les irresponsables sont nombreux…

Bon, après ces bonnes nouvelles, je vais tenter de deviner ce que GPT2 écrirait après :
« Depuis ce matin, j’ai le casque à boulons. Je vais quand même écrire un article sur OpenAi et les parasites intestinaux… »