Le Confiné Libéré

On va reprendre la vie « normale », mais dans les pires conditions économiques et sociales depuis les années 30.
Si une seconde vague se produisait, un retour à la maison pourrait nous être imposé, ce qui pourrait se révéler très délicat.

Une ère de conscience des menaces des pandémies s’ouvre. Chaque jour apporte des nouveautés sur ce qui fonctionne contre Covid-19 et des leçons pour les futures épidémies inévitables et plus probablement plus fréquentes.

Qu’apprend t-on sur l’impact économique et social ?
La Chine n’est pas particulièrement transparente sur ses origines. Le Washington Post faisait part en 2018 de doutes sur la sécurité de l’Institut de virologie de Wuhan.
Donald Trump, prétend détenir des renseignements selon lesquels le virus viendrait de ce laboratoire. Les services de renseignement US ne confirment pas.
le Figaro du 24 avril déclare que les laborantins de Wuhan revendaient les animaux cobayes sur le marché…

En fait, aucune preuve n’est actuellement disponible.
Actuellement, les scientifiques pensent quasi tous à une origine naturelle et non à un produit de fabrication par génie génétique.
En effet, une manipulation du virus aurait laissé des preuves dans les séquences des gènes, ce qui n’est pas le cas selon eux. L’implication des laboratoires de Wuhan est basée en grande partie sur des luttes politiques et de la désinformation entre les pays.
D’autres coronavirus se sont déjà propagés à l’homme, moins virulents il est vrai que le covid 19.

La version chinoise

L’histoire chinoise officielle ne correspond guère au début de la pandémie. Pékin affirme que l’épidémie a commencé au marché des fruits de mer de Wuhan.
On sait que 2 laboratoires de Wuhan étudient les coronavirus.

  • L’Institut de virologie, de biosécurité niveau 4, le maximum du confinement biologique.
    Ce labo a été construit en collaboration avec la France éternelle. Il est particulièrement étrange qu’on ne parle pas d’une éventuelle responsabilité française dans la pandémie. La collaboration avec la Chine a complètement foiré à cause d’une trop grande différence de vues entre nos pays, que ce soit au niveau scientifique, politique, économique ou culturel.
  • Le Centre de contrôle des maladies de Wuhan, de niveau 2, près du marché aux poissons, étudie aussi le coronavirus de chauve-souris.

le 31 décembre, la Chine annonce une pneumonie d’origine inconnue. Elle tarde à réagir alors que les médecins de Wuhan signalent un afflux de patients avec des signes respiratoires sévères.

Indifférence générale, sauf à Taïwan qui impose immédiatement l’inspection sanitaire de tout avion arrivant de Wuhan (Taïwan déplore moins de 10 morts du covid).
Un mystère épais entoure la chronologie et les lieux de la propagation du virus.

Les séquences du génome du virus du début de l’épidémie chinoise donnent trois souches dominantes.
A et B, présentes au début de l’épidémie, et une variante C qui se serait développée à partir de la souche B.

la version A, proche de celle de la chauve-souris n’est pas la plus répandue au début à Wuhan, elle se rencontre dans des premiers cas dans la province du sud du Guangdong.

Des mois après, on ne sait toujours pas grand chose sur la contagiosité du virus et sa létalité.

On commence en France à retrouver des premiers cas datant de novembre, donc avant la déclaration chinoise.
La panique gagnant, les dirigeants prennent des décisions au doigt mouillé, décidant de la vie ou de la mort des citoyens.

Personne n’est prêt.

Un indice mondial sanitaire publié en octobre reposant sur les critère de l’OMS donnait les États-Unis comme pays le plus prêt à lutter contre une pandémie. On sait ce qu’il est aujourd’hui. Mauvaise gestion, absence de coordination entre états, la lenteur de la réponse et… Donald Trump.
Preuve qu’avoir les meilleurs laboratoires du monde sans une bonne gouvernance est inutile.

Démocratie
Selon la sensibilité démocratique et l’état du système de santé, on adopte les principes dictés par les épidémies du passé. Certains états proposent des tests précoces, d’autres confinent militairement.
Singapour a immédiatement isolé les testés positifs alors qu’en France, tout repose sur le confinement et la distanciation physique, conçus pour « aplatir la courbe » des admissions en hôpital.

Les pays à forte tradition libérale refusent de restreindre les droits civils en conseillant simplement aux citoyens des recommandations générales.
Dès le début, les lobbies industriel résistent devant les conséquences économiques désastreuses qu’auront la fermeture des usines et le confinement.

Confiance
C’est un fait unique de l’histoire de l’humanité: la moitié de la population mondiale vit l’enfermement. C’est probablement l’événement humain de masse le plus extraordinaire.

On a pu voir que la confiance est l’atout le plus précieux des gouvernements. Quand cette confiance est faible, seule la peur de la police vide les rues. Fouets en Afrique du Sud, bâton en Inde, prison dans beaucoup d’endroits et amendes salées en France.
De nombreux dirigeants connaissent une regain de popularité comme Angela Merkel ou Jacinda Ardern en Nouvelle-Zélande, ce qui n’est pas le cas de Donald Trump ou Jair Bolsonaro.
Les populistes médiatiques prennent en pleine face leur mépris anti-scientifique.
La perte de crédibilité touche évidement nos dirigeants qui se distinguent à force de volte-faces, d’hésitations, d’incurie et de mensonges.
L’Europe du Sud et les États-Unis commencent à connaître pas mal de cas de désobéissance.

Tout explose à la face des dirigeants ; les systèmes de santé affaiblis, les conditions faites aux vieux, l’Uberisation des emplois précaires.
Le libéralisme économique qui a détruit une partie des protections sociales, se voit violemment interpelé. On constate qu’aucune de nos économies ne résisteraient à la disparition de la main-d’œuvre étrangère.
Les quelques 30 millions d’Américains sans emploi ni couverture médicale mettent le système à nu.
La nécessité de l’autosuffisance pour les denrées alimentaires, le carburant, les médicaments est désormais estimée indispensable vu la fragilité des chaînes d’approvisionnement mondiales.
L’Europe découvre l’importance de l’autonomie « stratégique » et de la production de biens essentiels.
On commence à craindre que le protectionniste nationaliste, le populisme et le manque de coopération parviennent à faire sauter l’Europe.

Après le SARS, le partage des informations, la coordination et la mise en commun des ressources étaient considérés indispensables. Or on a surtout vu les États-Unis sortir des paquets de dollars pour détourner la cargaison de masques d’avions à destination de la France…

Surveillez les

Plus de cinquante pays ont mis en place une surveillance électronique et des processus de censure pour « lutter contre le virus ». Hong Kong et Bahreïn imposent le bracelet électronique aux patients, des drones surveillent des quartiers indiens et des villes comme Nice. Israël pirate les téléphones pour pister les cas de coronavirus.
La Corée du Sud développe en grand sa panoplie technologique.
« Le potentiel d’abus est élevé », a déclaré l’ONU.

Comment oubliera t-on la ruée éperdue pour les équipements de protection et de fournitures médicales, ou ces médecins et infirmières sur la brèche, vêtus de sacs poubelles ?

C’est la tempête de cytokines qui emporte le plus souvent les victimes. Ces déclencheurs de l’immunité déclenchent une panique défensive vers les poumons, qui s’en trouvent dévastés. C’est ainsi qu’alors qu’on ne trouve plus trace de coronavirus, le patient décède de cette ruée immunitaire.
On bricole des tas de protocoles curatif sans trop de succès et la perspective d’un vaccin s’éloigne devant un virus qui mute à grande vitesse.

Il y a gros à parier que de nombreuses personnes vont regretter la confinement. Elles s’y sont fait en découvrant ses nombreux avantages et tenteront de le prolonger, probablement sans grand succès.
Il est temps de révéler les vertus du stylo Pilote dont l’écriture s’efface à la chaleur ou la façon de faire un masque en moins de 10 secondes avec une chaussette.

Enfin, de nombreuses voix observent que la nature nous a donné une bonne leçon, nous avons trop négligé les facteurs naturels et environnementaux.
La zoologie est en effet aux premières loges avec la chauve-souris et le pangolin en attaque, le ver marin et le lama en défense.

https://www.theguardian.com/world/2020/feb/07/pangolins-might-have-spread-coronavirus-to-humans

https://www.sciencesetavenir.fr/sante/un-anticorps-pour-lutter-contre-le-covid-19-inspire-par-les-lamas_144039

https://www.topsante.com/medecine/maladies-infectieuses/zoonoses/comment-les-vers-marins-pourraient-sauver-des-patients-covid-19-en-reanimation-636126

Bon définement !

Liberté-égalité- chômage la suite:  https://www.youtube.com/watch?v=dLto1Icus-c

C’est où la sortie ?

Suite à mon dernier articulet, on me fait remarquer une fois de plus que je pousse le bouchon un pont trop loin.
Tirer sur tout ce qui bouge en rigolant, c’est pas bien, faut s’engager, montrer des voies, des solutions, etc.
Ben, j’en connais pas, je ne fais que causer à haute voix.
Des évidences.
l’État chérit le personnel hospitalier qu’il humiliait depuis des années. les éboueurs deviennent des héros modernes, des sacrifiés comme les pompiers de Tchernobyl. Chaque soir je me mets à la fenêtre pour applaudir les uns et puis honnir les autres. Une seule chose est masquée, c’est l’incurie du gouvernement.
Aucune voix discordante n’est tolérée, ni de remise en question de quoi que ce soit car nous sommes en guerre.
Personnellement, je ne crois pas au confinement policier, pourtant je me garde de dire sortez de chez vous. Notez que je ne dis pas non plus « restez chez vous », ils sont bien assez nombreux à le rabâcher. Pour m’autoriser à sortir, j’utilise un style Pilote pour effacer la date et garder le même ausweiss.
Mon message, évasif et terre-à-terre, se réduit à : évitez les amendes…
Pour autant, est-ce que je reste fréquentable, curé défroqué ou pas ? (je conclurais par « allez en paix »).

Pan demie


Mon problème, c’est que comme vous, je n’ai aucune façon de changer le menu, j’ai juste le luxe d’évaluer l’avoine dans la mangeoire. Ah, ils manquent pas d’air, nous vendre ça pour de la première qualité !
Mais je n’ajoute pas : aux armes citoyens. Non. Le con finement, ne me dérange pas trop, j’ai aussi mes côtés misanthropes.

Donc en cette semaine 6 de confinement ou 7, je sais plus, je suis très reconnaissant, vraiment, de constater qu’on n’est pas grand chose sans les autres. Vous voyez, à force d’être confiné, je fais de tout petits gestes, mais c’est un bon début.

Une des vertus de cette pandémie, c’est qu’on voit bien mieux le système politique, économique, social et écologique dans lequel on baigne. On voit ce qui tient, ce qui foire, ce qui craint et ce qui vaut peau de balle.

Jusque là, tout semblait si stable, si immuable. Ceux du côté du manche nous expliquaient qu’il est impossible de changer quoi que ce soit. Or sous nos yeux, tout semble pouvoir s’effondrer en un claquement de doigt. Pour le pire ou le meilleur ?
Les profiteurs de la situation « normale » veulent vite y revenir. Bah, le nombre prévisionnel de morts reste acceptable, non ?
La bourse avant tout, tout le monde au turf et avec des heures sup on rattrapera le retard.
Priorisons le retour à la production, même si on manque encore de ces objets de première nécessité, tests, respirateurs, masques, etc. Mais on va nous reprocher la seconde vague, et de nouveaux. Tiens, ces fameux masques, on vous a passé toute la gamme : ils sont dangereux, inutiles, accessoires, compatibles efficaces, indispensables et bientôt obligatoires.

1984-2020

On peut voir clairement ces élites choisir les règles et même les faits qui les arrangent, comme des produits d’un marché libre…
Après avoir nié la pandémie, la plupart des dirigeants nient leur incurie avant de jouer l’autoritarisme policier (cf Philippines, Israël, Hongrie, États-Unis, F…).

Ce qui me chiffonne c’est cette tendance « plus de pouvoir au pouvoir ! Suspendons les droits citoyens, plus de drones, de caméras, de mouchards électroniques ».
Pour l’heure, les délateurs en chair et en os restent encore mal vus chez nous.
Ce confinement montre quelles valeurs devraient subsister et quels choix seraient à réévaluer. On peut continuer comme avant ou introduire un changement dans ce système mortifère de production et de consommation qui crève de surabondance sans assurer à chacun un revenu basique ou les moyens de se soigner.
Changement climatique, pollution, incendies et submersions catastrophiques, malbouffe, empoisonnement généralisé, etc, on continue comme avant ? Quelles priorités, après ?

Reprendre la course, garder quelque chose de cette immobilité contrainte ? Qu’est-ce qui est important, la possibilité de décider de notre vie, ou suivre les décisions des élites ?
Les questions se bousculent :
Pourra t-on encore respirer cet air soudain plus pur ?
Faut-il mettre plus de foi dans la communauté que dans la bourse ?

Au début du confinement, je savourais ce paradoxe: pour se soutenir mutuellement, il faut se tenir à distance. S’isoler des autres c’est les protéger. On dirait des extrait de 1984.

Espoirs


« En même temps », rien n’empêche d’aider les personnes en danger.
Heureusement, on voit chaque jour des manifestations de courage et de dévouements aux antipodes du chacun pour soi.
Le regard semble changer temporairement sur les travailleurs de la chaîne alimentaire, le personnel médical, les femmes de ménages et autres soutiers du système.

Après tout donc, il aurait presque semblé qu’un changement soit possible. Les services publics -particulièrement de santé- se clochardisaient, et impensable le mois dernier, voilà que des centaines de milliards surgissent soudain de la nuit.
Se manifeste aussi une perspective utopique: la qualité de l’air qu’on respire s’améliore. Pour longtemps ?
Encore des questions.
Partageons vraiment un destin commun et Que valent nos liens sociaux ?
A quelle vitesse va t-on retomber dans le business as usual ?
Quels enseignements tirer de l’épisode ?

Comme on dit dans les Ephad, qui vivra verra.
En attendant, on peut commencer par signalez autour de nous toute initiative qui semble aller dans le bon sens.
On peut espérer que les citoyens – que nous- auront à cœur de profiter de l’occasion pour infléchir les trajectoires les plus destructrices.

Sur ce, je vous souhaite tout ce qu’on peut vous souhaiter, dont une très belle journée.

Exeat in pace !

Aber Victor, hast du noch kein Ausweiss ?

«Tout le malheur des hommes vient d’une seule chose, qui est de ne savoir pas demeurer en repos dans une chambre »,
Blaise Pascal, Pensées.

Sûr, l’homme ne sait pas être confiné ? mais on apprend vite, à condition d’avoir le matelas de pâtes et de papier hygiénique, et youtube pour les blagues, Youporn et Netflix.
Ah oui, BFM TV pour suivre les conseils avisés des spécialistes patentés et de ceux qui nous dirigent avec tant de clairvoyance.

Revenons un instant sur la définition de « confinement » qui suggère comme vous savez, plusieurs sens, dont ceux-ci:

  • Situation d’une population animale trop nombreuse dans un espace trop restreint et qui, de ce fait, manque d’oxygène, de nourriture ou d’espace.
  • Ensemble des conditions dans lesquelles se trouve un explosif détonant quand il est logé dans une enveloppe résistante.

Je sais pas si vous voyez la même chose que moi…
En tous cas, le français est bel et bien resté à la guerre de 14-45 qui a profondément modelé notre nation.
Nous gagneront parce que nous sommes les plus forts !
Non, nous ne reculons pas, c’est un simple repli stratégique sur des positions prévues à l’avance.
Faisons confiance au Maréchal, à bas les traîtres !

Et enfin: M. le commissaire, dans mon quartier, des individus sortent en groupe, masqués, bravant le couvre-feu en vélo ou au pas de course, sans doute pour trafiquer de la chlorotruc. Je ne serais pas étonné qu’il s’agisse de judaïques asiates, déjà qu’ils ont importé ici le covirus…

C’est curieux que personne ne se souvienne du virus de Hong Kong de 1968, c’est pourtant pas si loin. Il a pourtant fait plus d’un million de morts, dont 17000 en France.
Et à l’époque, nulle panique, pas d’hystérie, pas de confinement ni de masques.
Pas non plus de préfet de Paris nommé Lallement (fonetic: Frit Dolin) déclarant que les malades, c’est bien fait pour leur gueule.
A l’époque, il s’appelait Papon, le chef policier, et il ne valait guerre(oui je sais) mieux.
A l’époque, personne n’avait déclaré que le masque est dangereux, puis inutile, puis recommandé, puis obligatoire.

Tout ça pour relativiser, si c’est possible. Il restera de l’épisode actuel un nouvel exemple à verser au chapitre de la gloire du pays, de la valeur de ses chefs, leur capacité d’anticiper sans discours, en montrant la bonne voie. Non, pas celle ci, mais non, l’autre.
C’est ainsi que la France est grande.


Allez, confinez-vous en paix.

Gilets Jaunes, on entre dans la phase répressive

 


                              Le 21 décembre, à Angoulême une cinquantaine de gilets jaunes ont assisté à un faux procès du Président de la République, et un pantin à son effigie a été décapité. La manifestation, déclarée en préfecture, était régulière sauf que    «le détail de son déroulement n’avait pas été précisé».

Une information judiciaire a été ouverte et trois organisateurs de la manif ont été mis en examen pour «provocation non suivie d’effets à la commission d’un crime», «outrage à personne dépositaire de l’autorité publique» et «déclaration incomplète ou inexacte d’une manifestation de nature à tromper sur son objet».

 

Ben merde.

Si dans une guignolade tu représentes une marionnette de Macron en public, tu risquerais donc cinq ans d’emprisonnement et 45 000 d’amende.
Les théâtreux devraient donc se méfier.

Je me suis souvent demandé qu’est-ce qui constitue l’outrage à personne dépositaire de l’autorité publique.
La liberté d’expression des articles 10 et 11 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, a valeur constitutionnelle.


Mais l’outrage est soumis à l’appréciation du magistrat. Par exemple, si tu dis que le président est un sacré connard, un enfoiré, un gangster, c’est l’appréciation du magistrat qui décidera s’il y a outrage ou pas.

L’article 433-5 du Code pénal dispose que le signe du majeur compte aussi, comme toute représentation écrite ou symbolique destiné à exprimer un manque de considération envers la fonction. Le plus inquiétant, c’est que cela concerne jusqu’à l’olibrius ayant une mission de service public comme un instituteur, un chauffeur de bus, voire un arbitre de sport.

(Olibrius: péj. individu qui se distingue par son excentricité stupide).
La phrase ci-dessus présente donc un manque de considération envers la fonction, exactement comme l’expression courante

« au chiotte l’arbitre ! ».

Je prend délibérément des risques en écrivant tout ça, mais c’est pour l’édification des foule; pour la bonne cause, quoi.

Là où y’a de quoi s’interroger, c’est que l’article du code cité dispose que l’outrage est constitué s’il n’est pas rendu public !
Oui madame. Il suffit d’avoir l’intention de commettre l’outrage et le balancer dans les gencives du concerné.
Si donc l’outrage est public, c’est moins grave. Cela devient une injure ( termes de mépris ou invective qui ne renferme l’imputation d’aucun fait).

Il faut donc absolument citer des faits. Précision: l’injure en privé est moins grave, on peut donc plaider dans ce sens si votre post sur Facebook n’a été lu que par vos trois amis.
Les juges ne chôment pas, en ce moment, alors je rappelle que mes intentions sont purement pédagogiques.

Loin de moi l’idée d’outrager d’injurier porte-cotons et jean-foutres.

 

Trump ou la réalité virtuelle

Tiens, je vais faire semblant de passer du coq à l’âne, j’aime bien virer serré dans virages, comme le pape. Ainsi que l’annonce le scientifique Donald Trump, la preuve que le réchauffement climatique c’est du vent, c’est qu’aujourd’hui, il fait plutôt froid.
Croyez ce que je dis et pas la réalité. La réalité c’est ce que je dis au moment ou je le dis, et ça dépend du moment et du lieu. Lisez ou relisez Georges Orwell, 1984. C’est ça qui fait froid dans le dos: on rappelle souvent qu’Hitler aussi a été élu « démocratiquement » par ses concitoyens… Mince, j’oubliais d’éviter de plonger dans la loi Godwin (plus une discussion dure, plus la probabilité d’y impliquer les nazis ou Hitler augmente).
Les portes de l’oubli
Franchir une porte ou passer une limite physique peut déclencher l’oubli. C’est un truc qui arrive à tout le monde, on change de pièce et on se souviens plus ce qu’on venait y chercher. Une porte mène à un nouvel environnement sans les indications qui rappellent ce que vous faisiez avant. Pénétrant dans une nouvelle salle, le cerveau doit recréer ce qu’on pensait dans la salle précédente alors qu’il est entrain de s’adapter à un autre environnement. c’est pour ça qu’il y a toute une mythologie des portes, comme celle de l’Enfer de Dante,
(lasciate ogni speranza voi ch’entrate).
A propos d’enfer, après avoir déclaré que les homosexuels doivent consulter un psychiatre, le pape a dit qu’avorter c’est faire appel à un tueur à gage. Il a des points de vue intéressants, ce pape, mais il faut toujours qu’il se rétracte après. Non, j’ai jamais dit ça, ou alors je le pensais pas. En tous cas je m’en souviens pas.
Si on continue de donner le permis de conduire l’Église à des alzheimer, ça va se terminer contre un platane… Vous vous souvenez du philosophe Eddy Mitchell ?
« Maintenant l’amour est devenu péché mortel
Ne provoquez pas votre Père Éternel
Pas de boogie-woogie avant vos prières du soir »*
L’ordinateur, c’est (un peu) du sport. On me dit qu’au lieu de proférer des âneries, je ferais mieux de faire du sport. Ah bon ? Il y a 11,7 grammes de muscle dans l’index. Pour un gramme de muscle contracté pendant une seconde, l’organisme brûle 16,7 micromoles d’adénosine triphosphate par seconde et par gramme de muscle contracté. L’index consomme 195 micromoles par seconde. Comme il y a 7,3 calories par molécule d’ATP, vous dépensez 1,42 calories chaque fois que vous cliquez sur votre souris. Bien sûr, pour perdre du poids, il faudrait cliquer des millions de fois dans la journée, mais les ados qui jouent sur ordi font plus d’exercice qu’on imagine. Et puis, en tant que représentant de l’homme contemporain, c’est pas la seule injonction que je subis. on me dit que je devrais manger bio, végan, cucurmine et cucurbitacée, me mettre au chi cong, au Pilates, au vélo, au streching, au 4*4, hybride, sans plomb, à l’éthanol, lire Houelbecque, voir Games of Throne, croisiérer vers les Maldives, Venise, poster sur Meetic, investir dans la pierre, le vent, le bitcoin, le canabis, les Ehpads… Ah oui, si vous cherchez un bon investissement, choisissez l’or gris. L’Ehpad, c’est l’avenir: tout le monde y passe, le cœur de cible est gigantesque. Avec 1000 à 4000 euros par tête de pipe pour un service digne du quart monde, impossible de trouver mieux comme rapport.
On dit qu’en Afrique quand un vieux meurt, c’est une bibliothèque qui disparaît. Ici, l’usine à vieux fait disparaître non des bibliothèques mais des comptes épargne par dizaines de milliers. Vous le voyez, j’ai l’air de me disperser, mais pas du tout. Je soulève le lièvre et pan ! Y’en a deux qui sortent. Je les atteins rarement, comme si je visais à côté. D’ailleurs vous l’aurez remarqué, je ne lutte pas pour l’audimat. Quand Pornhub fait trente milliards de vues annuelles, moi j’en fais une centaine. Je suis pourtant beaucoup plus porn que lui. Trump, Hitler, le pape, Internet… Mais bon,
«Parfois, il est plus important d’être humain que d’avoir bon goût.» disait Bertolt Brecht.

« SHIT JOBS” et « GIG ECONOMY »

On a intérêt à parler anglais si on veut anticiper un peu. En complément des « shit jobs », dont nous avons causé récemment, voici maintenant la « gig economy ».
La gig économie, dont le modèle vient des bals et soirées dansantes où on rémunère les musicien à la séance, c’est la paye à la tâche. L’économie des petits boulots s’installe en force grâce au numérique qui tue peu à peu le salariat. Les plateformes collaboratives genre Uber, imposent la micro-entreprise individuelle. Cinq millions d’emplois en Angleterre et même déjà 35 % des actifs aux USA ! On connaît les chauffeurs de VTC, les livreurs de bouffe, les services à domicile, mais ce ne sont que les précurseurs. Le travailleur indépendant, le freelance étaient jadis auréolés de gloire, mais désormais le plus souvent, mini tâche égale mini paye. Les conséquences sont énormes. D’abord pour la protection sociale, diminuée pour le tâcheron, mais aussi pour l’ensemble de la population, car comment financer le chômage ou la retraite dans le chacun pour soi ? Assurances privées et capitalisation offrent des perspectives peu réjouissantes. Flexisécurité, c’est la seule alternative dont on entende parler et qui ne déclenche pas trop d’enthousiasme. Ah oui, il me font marrer ceux qui ont fait le Congo et les colonies. Comme explorateur, j’ai traversé de nombreuses régions du numérique, sillonant par exemple IFTTT, wordpress, blubrry, zapier, sociocaster, reddit, netvibes, narro, scoopit, Tello, Evernote, pinterest, Mailchimp, Scrivener, etc… Et c’est juste ceux qui me viennent à l’esprit dans l’instant. Donc, pour se faire une idée de la gig économie, je recommande le site 5euros.com (https://5euros.com/) qui est la Rolls des plateformes de boulot dansé. Pour 5 euros, tu peux avoir ton thème astral, ton portrait en caricature, 10.000 fans sur Facebook, 500 citations motivantes, ton nom sur du café, la promesse de résoudre tes problèmes actuels, faire chanter Joyeux Noël à la personne de ton choix par téléphone. C’est-i pas super ?                            Boulots de merde et économie de bal.
Mais il y a bien mieux: le modèle original. Le Turc Mécanique (https://www.mturk.com). L’idée fabuleuse d’Amazon ne fait que reprendre le « Turc Mécanique », un automate joueur d’échecs du XVIIIème siècle animé par un manipulateur caché à l’intérieur. Ce site propose des tâches rémunérées à quelques cents seulement. Amazon a inventé l’esclavage moderne invisible, la fabrique de clics low-cost et l’usine à trolls. Le travailleur caché à l’intérieur dedans, le manipulateur invisible, le turc à 5 euros, On dirait bien qu’on vit l’ère de la confusion. Sauf qu’il y en a qui ne perdent jamais le Nord. Suivez mon regard. Et suivez ce lien pour constater que maintenant, il cause !
Je vous invite à réagir à ces propos optimistes. N’hésitez pas à les commenter ! et partagez avec vos amis. A bientôt !

Peut -on échapper au numérique ?

Réponse à notre question : pourquoi le Canard Enchaîné aura bientôt une version numérique ?
995 boulangeries ferment chaque année. Aucun rapport. Vraiment ?
Alors 1000 kiosques et points de diffusion presse disparaissent également chaque année; la voilà, la raison. Il est impossible d’échapper au numérique.
Vous l’avez peut-être remarqué, le nombre de distributeur de billets est en diminution. Désormais, la moitié des transactions utilisent la carte bancaire.
Le prélèvement arrive juste après avec 1/5 des échanges, et le virement est utilisé à 90 % dans les montants à partir de 1000 euros.
Le chèque, qu’on est bientôt un des derniers pays à utiliser, est en voie l’extinction pratiquement partout. En Suède, la plupart des établissements refusent d’être réglés en cash et on voit pointer des signes de la fin des billets et pièces. Dans 20 ans ce sera un souvenir…
On pourrait croire que c’est un plan pour en finir avec la fausse monnaie, le blanchiment d’argent et l’évasion fiscale ?
Pas vraiment car les monnaies cryptées, genre bitcoin et autres, permettent toutes les fantaisies.


Alors quoi, c’est uniquement pour emmerder les vieux ?
Ben ouais, c’est ce que je disais, impossible d’échapper au numérique.

Le trouillard et la démago

Je ne savait pas trop quel titre adopter.

M. Hulot fait de la politique, BB- Hulot   1:1 ?
Je me demandais il y a quelque jours s’il valait mieux compter les points ou prendre partie pour BB ou pour M. Hulot.  (si ce n’est fait, je vous invite à vous abonner à ma page)  https://www.facebook.com/adel.franck.9

L’actualité répond à cette question.
match nul donc, mais ambigu. Hulot a donné raison à BB en démissionnant, elle venait tout juste de dire qu’il ne servait à rien. Il lui a prouvé qu’elle avait raison d’avoir tort parce qu’il avait tort d’avoir raison. Elle a tort parce que cette démission va servir la transition.


Après le ministre de la transition écologique on va avoir droit à la transition du ministre écologique. La planète est inquiète.
Pour mémoire, selon Chevènement, un ministre ça ferme sa gueule ou ça démissionne. Hulot ouvre sa gueule après 15 mois d’avalage de couleuvres, loin du record de JJSS qui en 1974 a démissionné de son poste de ministre des réformes après 14 jours. Depuis, la réforme se porte bien, merci.

L’image contient peut-être : texte
Commentaires
Yves-marie  …. « Et j’ai donc dit : « Un ministre, ça ferme sa gueule. Si ça veut l’ouvrir, ça démissionne ». Et j’ai ajouté que pour le moment je fermais ma gueule. J’ai démissionné du gouvernement le mois suivent…. « 
Christiane Taubira :  » « Je quitte le gouvernement sur un désaccord politique majeur. Je choisis d’être fidèle à moi-même, à mes engagements, à mes combats, à mon rapport aux autres, fidèle à nous, tels que je nous comprends. … »

Pauvres pauvres

Les pauvres « coûtent un pognon de dingue et restent toujours pauvres ».
A partir de ce constat présidentiel, il faut donc responsabiliser les pauvres, leur apprendre la richesse à laquelle ils sont allergiques.
Enrichissons les de force !
Augmentons la précarité, le libéralisme, privatisons massivement la santé, l’éducation, la police et surtout, supprimons toutes les aides.
Les pauvres feront alors des start-up, ils vendront de la vaisselle, des avions de chasse, des autoroutes, des OGM et des Linky…
Ah, que l’avenir est riche de promesses !

Mort, où est ta victoire ?

On n’en revient toujours pas de ces cimetières écolos !…
Après le refus des députés d’interdire le glyphosate, on constate qu’ici, nos tombes sont plus saines que nos champs. Evidement, les esprits railleurs ont immédiatement hanté le sujet:

Mangez les pissenlits par la racine, ils sont bio !

les verts sont morts, les morts sont verts

Enterrons Monsanto !

Leur programme: Empoisonner les vivants, pas les morts…

Abeilles, butinez les chrysanthèmes !

Et puis l’affaire s’emballe, la ville réplique:

Le maire lui-même déclare: « Pour paraphraser un grand commentateur sportif que nous regrettons en ce début de coupe du monde :
« Après avoir vu ça, on peut mourir tranquille ! ».

Bon sang, espérons que l’affaire ne prendra pas trop d’ampleur.