Tout nouveau

Voilà de quoi alimenter la réflexion sur les projets de retraite. Le « 401 k », système de retraite par capitalisation des USA nous montre les limites du principe. 22% des Américains se retrouvent à la retraite sans avoir eu un salaire suffisant pour épargner plus de 5.000 dollars. Ils sont plus de 20% après 65 ans à devoir continuer de travailler en cumulant souvent plusieurs jobs précaires.

Sachez aussi qu’il existe une directive liée au redressement des banques et à la résolution de leurs défaillances (BRRD). Elle dispose une procédure de «bail in» , c’est-à-dire de renflouement interne. En clair, les banques peuvent, en cas de sérieuse difficulté, ponctionner le compte de leurs clients. Pour vous rassurer, on dit qu’elles ne pourraient le faire que sur les comptes supérieurs à 100.000 euros. Grosse rigolade. Pensez vous que ceux qui disposent de cette somme l’ont laissée sur leur compte ? Vous le feriez, vous ? Pas sûr.

Ce qui est sûr, c’est que 700.000 personnes meurent chaque années de la grippe, alors c’est pas un virus couronné qui va nous impressionner, pas vrai ? En France, on lui doit environ 9000 morts annuels, trois fois plus que d’accidents mortels sur la route, sans qu’on en fasse tout un foin.

Camping

A part l’augmentation de la taxe sur les cabanes de jardin, on note une nouvelle loi dont l’article 14 vise les habitants de terrains privés, installés sans l’autorisation du maire sous une yourte, une tente, une cabane, un abri de fortune, une caravane, un mobile home, un bus ou un camion aménagé… Sous astreinte de 200€ par jour après injonction de démonter l’installation (le Sénat a relevé l’astreinte à 500€ par jour, il faudra dégager. Sont visés, à part les gens du voyages, les précaires et alternatifs écolos qui rêvent de vivre autrement.

Les grands décideurs qui campent au sénat s’occupent de ces importants problèmes (bien plus graves que le dérèglement climatique, le vol organisé ou l’empoisonnement généralisé), mettent ainsi en lumière un mouvement qui se remet doucement « en marche ».
Henry Thoreau, auteur américain fort ignoré en France, constitue depuis longtemps un modèle en Amérique. Il écrivait dans « Walden » (1854):
« Je gagnais les bois parce que je voulais vivre suivant mûre réflexion, n’affronter que les actes essentiels de la vie, et voir si je ne pourrais apprendre ce qu’elle avait à enseigner, et non pas, quand je viendrais à mourir, découvrir que je n’avais pas vécu. Je ne voulais pas vivre ce qui n’était pas la vie « .

Thoreau Henri David

Colonies de vacances


Dans cette voie et sur le modèle des anciennes colonies, des collectifs utopiques et des communautés recommencent à surgir.
Ces nouveaux pionniers renoncent aux combustibles fossiles, cultivent leur nourriture, vivent dans des conditions financières et matérielles frugales, indiquant un mode de vie vers lequel la société devrait, selon eux, rapidement évoluer.
On partage repas, tâches ménagères, travaux, revenus et gouvernance.
Cela concerne plus de 100 000 personnes aux USA, qui ont toujours fait figure de laboratoire d’expériences de vie alternative. Depuis les puritains fuyant les persécution en Amérique au XVIIe siècle pour fonder de petites sociétés et vivre selon leur credo, jusqu’aux communes hippies qui ont essaimé au XXe siècle sous l’impulsion d’idéaux socialistes, anti-consumérisme, pacifistes et de rejet des valeurs dominantes.
Bien sûr, beaucoup de tentatives de modes de vie alternatives et de tentatives utopiques échouent sous les conflits idéologiques, les conditions de vie ou les finances.

Game of Throne

Restent les raisons, de plus en plus nombreuses. Comme la frustration devant l’inaction climatique et l’augmentation des inégalités économiques, la volonté d’échapper à cette société pour un mode de vie difficile mais en accord avec la nature, une faible empreinte carbone et des liens sociaux améliorés.
Quittant « Babylone », l’individu se trouvera là où « de nouvelles lois universelles et plus libérales commenceront à s’établir autour de lui et en lui; ou les anciennes lois seront élargies et interprétées en sa faveur dans un sens plus libéral…. Il vivra avec la licence d’un ordre supérieur d’êtres. »
Voilà la promesse de Thoreau.
Personnellement, je suis assez tenté, mais avant je dois engouffrer la dernière saison de Game of Throne, et puis faut changer les plaquettes de frein et terminer mon analyse, entre autres.
Portez vous bien

IL ETAIT TEMPS, PETIT NAVIRE


J’ai laissé passer le 25 mars, Journée mondiale de la procrastination pour me décider à causer enfin de précrastination. Il est grand temps.
Oui, ça existe aussi, la précrastination. C’est la tendance à exécuter en priorité des objectifs secondaires, même si c’est plus pénible.
Expérience: des volontaires doivent récupérer deux seaux de balles de tennis. L’un est devant eux à 5 m, l’autre à 10 m. Résultat: 80% des sujets ramassent le premier seau, l’emportent jusqu’au deuxième, puis ramènent les 2 au point de départ. Si on leur demande en plus de mémoriser une liste de chiffres jusqu’au retour, le taux de précrastinateurs passe à 90 %.

Cela signifie que confrontés à une liste de tâches ou à un objectif complexe, on aura tendance à commencer d’abord par les tâches ou sous-objectifs rapidement exécutables, ce qui peut être accompli au plus tôt. Les neurosciences enseignent que le centre de récompense appelé le « noyau accumbens », s’active plus fortement lorsque vous effectuez une tâche moins pénible qu’une demandant plus d’effort.
L’évolution est en cause. Au cours des siècles, on a appris que si on ne cueille pas un fruit à portée de main tout de suite, il ne sera peut-être plus là plus tard.
On pourrait manquer de temps pour terminer une tâche ou même l’oublier. Il est question d’économie de réflexion, d’anxiété et de récompense.

Procrastination


Après des recherches à diverses sources, on comprend que la procrastination n’est pas une simple mauvaise gestion du temps ou de la flemme pure.
L’activité et la productivité ont moins à voir dans cette affaire que les émotions. Il s’agit d’une tentative de réguler l’humeur et les émotions.
En effet, la procrastination est une manière de gérer les émotions et les humeurs négatives que produisent certaines tâches (ennui, anxiété, insécurité, frustration, ressentiment, doute de ses propres capacités).

Nous donnons priorité à l’amélioration de notre humeur à court terme. Il est plus urgent de gérer les humeurs négatives que d’avancer dans les taches à faire.
Ce « biais d’actualité » est une tendance humaine à prioriser le besoin à court terme sur celui à long terme.
On n’a pas été conçus pour penser l’avenir. Au cours de l’évolution et des dangers de l’environnement, l’homme s’est toujours concentré sur les besoins immédiats.
Ici et maintenant. Notre cerveau perçoit notre «futur moi» comme un étranger plutôt que comme une partie de nous-même. La conséquence: quand on tergiverse, le cerveau décide que les tâches remises à plus tard, avec leurs désagréments, c’est le problème de quelqu’un d’autre.
Face à une tâche incertaine ou anxiogène, l’amygdale, le «détecteur de menace» du cerveau, voit cette besogne comme une menace pour notre bien-être. Même si on est convaincu rationnellement que remettre à plus tard créera plus de stress, le cerveau veut immédiatement éliminer la menace en procédant à un « détournement d’amygdale ».


La procrastination peut aussi résulter de sentiments plus profonds liés à la tâche elle même : douter de réussir, avoir une faible estime de soi, de l’anxiété ou de l’insécurité.

                CYCLE DE RECOMPENSE

Penser à sa propre procrastination aggrave le malaise et le stress, ce qui contribue à la prolonger en un cycle infernal.
On temporise pour éviter les sentiments négatifs, mais on se sent encore plus mal. Ce stress diminue la capacité à prendre des décisions réfléchies pour l’avenir.
Pavlov a montré que lorsqu’on est récompensé pour quelque chose, on a tendance à le refaire. Ainsi, la procrastination n’est pas ponctuelle, mais un cycle qui peut facilement s’enraciner. Cette dépendance à la longue, produit des effets nocifs sur la santé mentale et physique.
Le cerveau cherche spontanément des récompenses. Si on remet et tergiverse, c’est qu’on ne trouve pas de meilleure récompense. Le cerveau continue de dicter ce
comportement tant qu’on ne lui donne pas quelque chose de plus désirable. Pour changer d’habitude, il faut faire une meilleure offre au cerveau.
La difficulté c’est qu’il y énormément d’actions de substitution qui restent des formes de procrastination. Perfectionnisme, rationalisation, irréalisme,
C’est pourquoi la solution doit être intérieure et ne dépendre que de nous-mêmes.

         JE ME PARDONNE

Quelle solution ? Suivant les dérivés yogiques, il faut faire appel à la compassion envers soi, se traiter avec gentillesse et compréhension face à ses erreurs et à ses échecs. Se pardonner permet d’évoluer et de dépasser le comportement inadapté, de se concentrer sur la tache à venir sans le poids du passé.
L’auto-compassion n’exige rien d’extérieur, seulement de prendre les épreuves avec plus d’acceptation et de gentillesse que de rumination et de regret.
Comment procéder ? On peut se souvenir d’une occasion où on a fait quelque chose de similaire et qui s’est avérée positive. Visualiser, penser au résultat bénéfique de l’achèvement de la tâche. Que pourrait dire votre entourage ou vos partenaires quand vous leur montrerez votre travail terminé ? Comment vous sentirez-vous ?
Mettez votre attention sur les sensations qui apparaissent dans votre corps et votre esprit. Quels sont vos sentiments ? Où cela se passe t-il dans votre corps ?
Qu’est-ce que ça vous rappelle ? Qu’advient-il à la pensée de procrastination quand vous l’observez ? Est-ce qu’elle s’intensifie-t-il ou se dissipe t-elle ?
Cela cause t-il d’autres émotions ? Comment les sensations physiques changent-elles quand on pose la conscience sur elles ?
Autant de questions à se poser. Et n’attendez pas d’être d’humeur à accomplir certaine tâche car la motivation suit l’action.

              MAINTENANT !

Un vieux conseil: diviser une tâche en petits morceaux. Se concentrer seulement sur la prochaine étape calme les nerfs et donne une couche de motivation.
Au début d’une tâche, envisagez la prochaine action comme une possibilité : « Quelle serait la prochaine action à faire, même si je ne le fais pas ? »
Prenez votre stylo, ouvrez votre ordinateur, mettez simplement la date en haut de votre document. Commencez et vous constaterez que votre motivation suit.
Changer les circonstances trop propices aux ajournements. Mettez des obstacles à vos tendances à introduire de l’anxiété ou de la frustration.
Éviter de consulter compulsivement les médias, les réseaux sociaux, supprimez des applications de votre téléphone, composez un mot de passe très compliqué à 15
chiffres et lettres. Ajoutez des obstacles au cycle de procrastination pour rendre sa récompense moins immédiate.
Au contraire, ce que vous voulez faire doit être rendu aussi facile que possible. Vous voulez faire du sport avant le boulot mais vous n’êtes pas matinal ? Dormez en survêtement ! Éliminez chaque obstacle qui pourrait être prétexte à renoncer.
La procrastination est ancrée dans notre existence, elle pose des questions sur la façon dont nous voudrions utiliser notre temps par opposition à ce que nous faisons réellement. C’est un rappel que nous sommes vulnérables aux sentiments douloureux. Nous voudrions être heureux des choix que nous faisons.
Allez, hop ! Utilisez ce que vous savez maintenant sur la procrastination.
N’hésitez pas à me dire ce que vous en pensez. Maintenant… Tout de suite, immédiatement.

« SHIT JOBS” et « GIG ECONOMY »

On a intérêt à parler anglais si on veut anticiper un peu. En complément des « shit jobs », dont nous avons causé récemment, voici maintenant la « gig economy ».
La gig économie, dont le modèle vient des bals et soirées dansantes où on rémunère les musicien à la séance, c’est la paye à la tâche. L’économie des petits boulots s’installe en force grâce au numérique qui tue peu à peu le salariat. Les plateformes collaboratives genre Uber, imposent la micro-entreprise individuelle. Cinq millions d’emplois en Angleterre et même déjà 35 % des actifs aux USA ! On connaît les chauffeurs de VTC, les livreurs de bouffe, les services à domicile, mais ce ne sont que les précurseurs. Le travailleur indépendant, le freelance étaient jadis auréolés de gloire, mais désormais le plus souvent, mini tâche égale mini paye. Les conséquences sont énormes. D’abord pour la protection sociale, diminuée pour le tâcheron, mais aussi pour l’ensemble de la population, car comment financer le chômage ou la retraite dans le chacun pour soi ? Assurances privées et capitalisation offrent des perspectives peu réjouissantes. Flexisécurité, c’est la seule alternative dont on entende parler et qui ne déclenche pas trop d’enthousiasme. Ah oui, il me font marrer ceux qui ont fait le Congo et les colonies. Comme explorateur, j’ai traversé de nombreuses régions du numérique, sillonant par exemple IFTTT, wordpress, blubrry, zapier, sociocaster, reddit, netvibes, narro, scoopit, Tello, Evernote, pinterest, Mailchimp, Scrivener, etc… Et c’est juste ceux qui me viennent à l’esprit dans l’instant. Donc, pour se faire une idée de la gig économie, je recommande le site 5euros.com (https://5euros.com/) qui est la Rolls des plateformes de boulot dansé. Pour 5 euros, tu peux avoir ton thème astral, ton portrait en caricature, 10.000 fans sur Facebook, 500 citations motivantes, ton nom sur du café, la promesse de résoudre tes problèmes actuels, faire chanter Joyeux Noël à la personne de ton choix par téléphone. C’est-i pas super ?                            Boulots de merde et économie de bal.
Mais il y a bien mieux: le modèle original. Le Turc Mécanique (https://www.mturk.com). L’idée fabuleuse d’Amazon ne fait que reprendre le « Turc Mécanique », un automate joueur d’échecs du XVIIIème siècle animé par un manipulateur caché à l’intérieur. Ce site propose des tâches rémunérées à quelques cents seulement. Amazon a inventé l’esclavage moderne invisible, la fabrique de clics low-cost et l’usine à trolls. Le travailleur caché à l’intérieur dedans, le manipulateur invisible, le turc à 5 euros, On dirait bien qu’on vit l’ère de la confusion. Sauf qu’il y en a qui ne perdent jamais le Nord. Suivez mon regard. Et suivez ce lien pour constater que maintenant, il cause !
Je vous invite à réagir à ces propos optimistes. N’hésitez pas à les commenter ! et partagez avec vos amis. A bientôt !

Retraite

Néron disait « tout a une fin ». Et il est mort, comme pour prouver le bien fondé de sa remarque.
Des tas d’autres choses sont sur le point d’atteindre le drapeau à damier et le point final. Je vous laisse le soin d’en établir la liste.

 

Un exemple:

combien de temps reste-il au système actuel des retraites ?
Petit indice: on sait depuis les années 50 et le baby boom ce qui va se passer. Cela fait 68 ans que les démographes l’apprennent dès la première semaine de leurs études.
Est-ce une coïncidence si 68 sera bientôt l’âge légal de la retraite ?
Autre devinette: quand est-ce que le Canard Enchaîné passera en version numérique ?
Drôle de question en apparence car le Canard, fondé en 1915 est très méfiant envers le Net dont il ne semble pas avoir besoin plus que de pub.
L’évènement ne tardera pourtant pas longtemps et si vous trouvez pourquoi, je vous offre « l’Arnaque pour Tous », mon dernier e-book. Non, c’est sérieux !
contactez-moi

De quoi je me mêle ?

une centaine de médecins ont signé une pétition pour exiger le déremboursement de l’homéopathie, au prétexte que c’est pas scientifique.

A aucun moment ils ne se sont demandé si la connerie est scientifique ou pas. Il y a pourtant de nombreux témoignages. Où ont-ils eu leur diplôme, ces diafoirus, dans un cadeau de fastfood ?

Car qu’est-ce que ça peut faire si c’est pas scientifique, si ça peut soigner ?
Ceux qui s’intéressent à la vie des bêtes savent qu’au États-Unis, quelque chose tue plus que les armes à feu : les opiacées et psychotropes qui causent plus de
50.000 morts par an. C’est même devenu une cause nationale.
Or une multitude d’études montrent qu’il n’y a pas de différence d’efficacité entre les antidépresseurs et un placebo. La multinationale du médoc GlaxoSmithKline a été condamnée à 3 milliards d’amende pour avoir oublié de mentionner ces études dans la description de ses produits.

(Rassurez-vous, c’est l’équivalent d’un PV à dix balles pour vous).

On peut quand même se demander pourquoi les ricains ne se shootent pas au placebo, si ça produit les même effets sans les effets secondaires.
Je suis sûr pratiquement sûr qu’on pourrait enivrer ses convives en leur faisant boire du vin sans alcool transvasé dans des bouteilles à étiquette de bordeaux à 13°.
Je vais peut-être déposer cette idée.
Ce sont les États-Unis qui nous ont habitué à ce droit de tout s’approprier. On peut déposer une molécule et en avoir le monopole, on peut breveter des espèces végétales ou animales, avec totale propriété.

Quand on pense que la fraise actuelle a été « inventée » en France, oui madame; mais à une époque où l’on ne songeait pas à s’approprier des espèces vivantes. Une foule de variétés de fruits et de légumes ont échappé jusque là à la propriété privée, mais il faut veiller au grain. Et aux graines. Et aux semences, car les multinationales n’ont qu’un rêve: se les approprier, comme les nombreuses espèces F1 dont on ne peut tirer de semences et qu’il racheter chaque année.
Il est possible que tôt ou tard quelqu’un dépose un brevet sur l’oxygène, qui se raréfie. Ce quelqu’un sera probablement aussi dépositaire du brevet sur les arbres.

La propriété, c’est le vol.
La question est la suivante: voler une idée fait-elle disparaître cette idée ? Non, au contraire, pourrait-on dire; c’est pourquoi le plagiat est universel en
littérature. Jusqu’à ce qu’on fasse appel à un droit de propriété intellectuelle. L’idée peut rapporter de l’argent et celui qui la réclame fait valoir un droit de
propriété. D’où les efforts pour breveter, enregistrer, déposer tout et n’importe quoi. Avant l’invention de la propriété intellectuelle (1791), on ne s’en souciait
guère. De nos jour on concède la propriété et le monopole jusque sur le vivant.
Bon, pour revenir aux toubibs de la pétition dont je causais au début, ce sont évidement les mêmes qui prescrivent les antidépresseurs. Molière n’est pas mort, ça c’est prouvé et scientifique !

Petite fiction (à peine)
Après avoir été déconsidéré par le corps médical, le succès de l’homéopathie est toujours en croissance exponentielle. Or, on apprend par dépêche AFP du 20 mars 2029
que depuis 20 ans, les fameux labo B. qui produisent ces remèdes, ne mettent plus dans les granules que du sucre et du lactose. Ces purs placebos n’ont pas fait varier d’un iota l’efficacité de leur prescription qui parviennent toujours à soigner d’innombrables troubles. Les caisses de sécurité sociale remboursent tout traitement homéopathique à plus de 500 %.
Le plus étonnant pour les chercheurs reste que les usagers sont parfaitement au courant que les granules sont des placebo et ils s’en moquent totalement puisque ça marche.
Le véritable médicament, c’est le patient.

 

Mémé tique

J’ai relayé il y a peu (https://www.facebook.com/adel.franck.9/posts/10214711814603017) une nouvelle digne à la fois des trolls d’Internet et de Pagnol, selon laquelle des touristes parisiens en vacances sur la côte d’Azur s’étaient plaints à la mairie du bruit des cigales.

 

Après enquète, j’ai trouvé dans « La Provence » du 30 juin 2016 une autre source. Celà se passe à Carry-le-Rouet et un couple de parisien s’est rendu à la gendarmerie pour déposer une plainte. Titre de l’article du journal: « Ils voulaient porter plainte contre… les cigales ».
L’article conclue que les gendarmes les en ont dissuadés.
Rebelote, cette fois c’est sur France Bleue que le maire du Beausset a rapporté quasiment la même histoire de parisiens.
Et ensuite, au cours de l’été, d’autres parisiens en vacances à Les Bondons, pas loin de Millau, ont tenté de porter plainte contre le tintonage des cloches de l’église à 5h du mat. Oui, je sais, elles tintent.
Tout celà est riche d’enseignement.
On apprend ainsi que Carry-le-Rouet se situe près de Martigues dans les Bouches-du Rhones et Les Bondons en Aveyron, (site d’extraction d’uranium et de menhirs).
on apprend aussi que si les cloches sonnent, tintinulent ou tintinabulent, et que la cigale ne stridule pas, ce qui serait plutôt le fait des grillons, elle cymbalise ou craquette.
On apprend ensuite que le parisien est une petite nature prétentieuse et un fieffé crétin aux yeux des autres français.

On finit enfin par se demander si toute cette histoire de plainte anticigalienne ne serait pas trop belle, s’il ne s’agit pas d’un « mème ».
Un mème est un élément viral d’Internet qui se transmet par imitation et comme par sélection naturelle des informations marquantes.
Le mème peut muter. Par exemple de la cloche à la vache et à la cigale ou à la pétanque (objet de nombreuses plaintes pour nuisances sonores) et passer de Bondons à Beausset.
On peut également se demander si Pagnol n’a pas des fils spirituels, des galéjadeurs (néologisme), des rigolos, qu’ils soient parisiens ou côte d’Azuréens (id).

Ce qui les rapprocheraient des trolls, «Le genre de gars qui postent des messages désagréables jusque dans un groupe consacré à la couture, histoire de rigoler».
En moins désagréable, tout de même (accent circonflexe).

Cerveau

Pour injurier quelqu’un, on dit qu’il a deux neurones ou un cerveau d’huitre. Dans la réalité on n’a pas forcément besoin d’un cerveau.

Vous avez sans doute vu dans les bois un Physarum. Cela ressemble à un champignon de taille diverses, jaunâtre et mou. il s’étend au sol et sur les branches.
Ce n’est pas un champignon, ni une plante, ni un animal. Composé d’une unique cellule géante, la plus grande connue, il est capable de se mouvoir.
Bien que dépourvu de système nerveux, il a de la mémoire, est capable d’apprentissage, et même de transmettre des informations à un congénère.
Mieux: on lui a fait piloter un robot !
(https://www.futura-sciences.com/…/robotique-robot-pilote-m…/)


Autre pilote dont on ne sait s’il avait un cerveau, ce gars qui a volé un avion de ligne il y a quelques jours, pour le faire décoller.
Il a fait un looping et quand la tour lui a dit c’est bon, maintenant tu peux attérir, il a répondu non, pas encore, je vais tenter un tonneau.
Il a ajouté pardon, y’a quelque chose en moi qui tourne pas rond et s’en est allé s’écraser.
Voilà qui rappelle l’histoire du chef de bord qui annonce aux passagers que pour son dernier vol, il va faire un looping. A la fin tout le monde applaudit sauf un type furax qui vient lui dire qu’il n’a pas apprécié parce qu’il était dans les toilettes.

On peut aussi se poser la question du cerveau à propos du quidam qui s’est tué à Annecy pendant la Coupe du Monde en plongeant dans un canal pratiquement vide. Cette question n’est pas nouvelle comme l’illustre cette jolie fable du génie qui aborde deux braves types.
Il dit au premier : « Demande-moi ce que tu veux, tu l’auras. Et je donnerai le double à ton copain. si tu me demandes cent pièces d’or, je lui en donne deux cents.» Après réflexion, l’homme dit : « Crève-moi un œil… »

Tolérance

J’ai lu que 44 million d’américain ont une dette de 1,4 milliards de dollars pour les emprunts effectués pour leurs études.

A 50,000 dollars l’année de fac il faut en débourser 200,000 pour obtenir le diplôme final. Ils sont en situation de faillite, incapables de régler leurs dettes aux banques et leurs parents, souvent cautions sont également ruinés.
Investir dans l’éducation aux USA est une erreur flagrante contrairement à ce que pensait Trump, qui a fondé une pseudo université (inscriptions entre 1 500 à 35 000 dollars) dissoute en 2010 et toujours sous le coup de nombreuses enquêtes et procès (fraudes, escroqueries…)
J’ignore s’il y a un rapport mais j’ai lu que l’an dernier, le nombre de milliardaires dans le monde a dépassé selon « Wealth-X Billionnaire », le chiffre de 2 754.
Ces milliardaires confisquent plus de 12 % du PIB mondial. On ne précise pas leur niveau d’étude.

Quand même, voilà qui peut renforcer l’idée générale: j’ai aussi lu cette réflexion d’un petit malin : quand je cherche quelque chose sur le net, j’utilise des requêtes bourrées de fautes d’orthographe pour augmenter le nombre de réponses. La moitié de la population ne sachant plus écrire correctement, j’ai beaucoup plus de chances de tomber sur des annonces avec des fautes et de trouver ce que je cherche.
Ah, j’ai enfin lu que le maire de Beausset (Var) signale que des touristes se plaignent du bruit des cigales et réclament des tournées d’insecticide.
On avait entendu la même histoire de plaintes à propos de coqs, de vaches ou de cloches. Et de plus en plus d’habitants de lieux très fréquentés réclament des touristicides.
L’intolérance prend des allures variées, on dirait.

SPPT

Lyme est le village des États-Unis qui donne son nom à la maladie de Lyme ou borréliose. Deux noms ?

Trois avec SPPT ou syndrome persistant polymorphe de piqure de tique.
Cette maladie est en augmentation constante depuis 2 ou 3 ans avec 10.000 à 12.000 cas en France. Pour réjouir les amateurs de théorie du complot, le village de Lyme où les premiers cas ont été découverts en 1975, accueillait dans son voisinage un laboratoire de recherches bactériologiques de l’armée américaine…
Longtemps cantonnée à l’Alsace la méchante tique frappe maintenant dur chez nous, j’en connais trois cas dans mon entourage. les symptômes du STTP sont d’une variété inquiétante, rendant le diagnostic problématique.


Autant le dire tout net, on ne connait encore pas grand chose sur le sujet et la confusion règne. La polémique aussi. Pas mal de plaignants se voient étiquetés malades imaginaires ou cas psychopathologiques. Les déviants du traitement officiel antibiotique sont montrés du doigt, voir condamnés. Un traitement est interdit en France.
Vaut-il mieux laisser les malades accéder à des traitements alternatifs ou obéir à l’Académie ?
J’en sais fichtre rien, mais je sais que pour les 10 à 15000 décès par infection nosocomiales en hôpital, passer de 90 à 8 antibiotiques devrait s’imposer.
Dans le même ordre d’idée, 11 vaccins seront-ils suffisants pour nous garder en bonne santé ?

Cultiver son Jardin
Rien à voir en apparence, a t-on vraiment le droit de dire que le purin d’ortie est un engrais ? La loi n° 2006-11 du 5 janvier 2006 punit de 75000 euros d’amende la vente et même la divulgation de recettes de produits naturels non-homologués. A ben si, tiens, y’a un rapport. Les esprits rebelles ont adoré. Je n’hésitais pas à braver la peine 2 ans de prison et les 75000 euros d’amende prévus en révélant que pour fabriquer ce produit naturel non-homologué, il faut mettre dans de l’eau des orties à macérer plusieurs jours. L’ortie pique, son purin pue, ce sont les seules difficultés et c’est un super engrais.
Non, je rigole, en fait, un amendement autorise maintenant l’usage de «préparations naturelles» sans autorisation préalable de mise sur le marché. Mais ceci ne vaut pas pour certains traitements de Lyme.

Lyme est le village des États-Unis qui donne son nom à la maladie de Lyme ou borréliose. Deux noms ?
Trois avec SPPT ou syndrome persistant polymorphe de piqure de tique.
Cette maladie est en augmentation constante depuis 2 ou 3 ans avec 10.000 à 12.000 cas en France. Pour réjouir les amateurs de théorie du complot, le village de Lyme où les premiers cas ont été découverts en 1975, accueillait dans son voisinage un laboratoire de recherches bactériologiques de l’armée américaine…
Longtemps cantonnée à l’Alsace la méchante tique frappe maintenant dur chez nous, j’en connais trois cas dans mon entourage. les symptômes du STTP sont d’une variété inquiétante, rendant le diagnostic problématique.


Autant le dire tout net, on ne connait encore pas grand chose sur le sujet et la confusion règne. La polémique aussi. Pas mal de plaignants se voient étiquetés malades imaginaires ou cas psychopathologiques. Les déviants du traitement officiel antibiotique sont montrés du doigt, voir condamnés. Un traitement est interdit en France.
Vaut-il mieux laisser les malades accéder à des traitements alternatifs ou obéir à l’Académie ?
J’en sais fichtre rien, mais je sais que pour les 10 à 15000 décès par infection nosocomiales en hôpital, passer de 90 à 8 antibiotiques devrait s’imposer.
Dans le même ordre d’idée, 11 vaccins seront-ils suffisants pour nous garder en bonne santé ?

Cultiver son Jardin
Rien à voir en apparence, a t-on vraiment le droit de dire que le purin d’ortie est un engrais ? La loi n° 2006-11 du 5 janvier 2006 punit de 75000 euros d’amende la vente et même la divulgation de recettes de produits naturels non-homologués. A ben si, tiens, y’a un rapport. Les esprits rebelles ont adoré. Je n’hésitais pas à braver la peine 2 ans de prison et les 75000 euros d’amende prévus en révélant que pour fabriquer ce produit naturel non-homologué, il faut mettre dans de l’eau des orties à macérer plusieurs jours. L’ortie pique, son purin pue, ce sont les seules difficultés et c’est un super engrais.