Hommage au bon docteur Coué

        La période des résolutions est propice. Il y a très longtemps que je voulais rendre à Emile Coué – ce bienfaiteur de l’humanité injustement oublié- l’hommage qui lui est dû.
Il y a aujourd’hui de nombreuses versions psychologiques et comportementalistes de sa fameuse méthode. On peut les examiner avec scepticisme, mais sans préjugés.                                       

GRATUTOLOGIE               

Les écoles comportementalistes de la psychologie américaine doivent tout à Emile. Avez-vous entendu parler cette « science », celle de la gratitude ?
Le premier obstacle pour en causer, c’est qu’il n’y a pas d’adjectif pour « reconnaissance » ou « gratitude », on ne peut donc pas dire qu’une chose est gratitudible ou reconnaissensible. Faute de terme approprié, appellons ce domaine la « gratitothérapie » ou si on préfère, la « reconnaissologie ». La gratitude consiste à être reconnaissant; à montrer de l’appréciation et à rendre la gentillesse d’autrui.
Quand on est reconnaissant, même pour les petits moments ou les petites choses, la vie nous envoie des récompenses. La dopamine, notamment. Ce n’est pas un message à sens unique adressé au monde, car ça repart dans tous les sens et ça ouvre de nouvelles portes.
A première vue, voila un nouveau dérivé de l’apport du Docteur Coué, un pratique qui peut rendre plus heureux. La gratitude est peu valorisée par rapport à l’ironie ou au cynisme, c’est même une valeur assez rejetée, j’en sais quelque chose. Il est vrai qu’afficher sa joie de vivre ou son optimisme a toujours quelque chose d’assez suspect.                                

POSITIF

Des éléments positifs, il y en a forcément mais considérer les choses comme allant de soi nous fait oublier leur valeur. On peut apprécier ce qui facilite la vie : l’eau qui coule à volonté, les fruits et légumes en abondance, l’air, le soleil, savourer pleinement un bon moment, un paysage, une œuvre d’art ou un repas. On se situe alors du côté de ceux que la vie gâte, plutôt que de ceux qu’elle lèse. Pourquoi souffrir d’un passé qui n’est plus, ou n’a jamais été, de l’angoisse, du désir ou de la crainte d’un futur qui ne sera peut-être jamais ?
Les sentiments négatifs sont le fruit de nos peurs. Il faut apprendre à ressentir le plaisir de donner et de remercier intérieurement le bénéficiaire de notre générosité. Puissant antidote au sentiment de solitude existentielle, on devrait apprécier ce qu’on a plutôt que déplorer ce qui nous manque. Les sentiments négatifs gaspillent l’énergie vitale, brident confiance et curiosité. Se rappeler nos succès, ne pas faire des possessions matérielles un but, ne se comparer à personne et ignorer l’envie. Accepter tristesse, colère, déception sans les nourrir ni les combattre, en avoir conscience permet de cultiver un sentiment d’accomplissement.
C’était déjà la leçon des stoïciens et bien sûr ça n’a rien d’évident. D’où la nécessité de s’exercer.                               

METHODE  

Et c’est là qu’intervient la fameuse méthode Coué. Elle fait rigoler en France depuis toujours, mais pas du tout chez les américains, dont nous finirons par adopter les idées avec dix ans de décalage.
On dit que le cerveau a du mal à distinguer la réalité de la fiction. Les neurologues montrent que le cerveau est incapable émotionnellement faire la différence entre une fable et une histoire vraie. Il ne fait pas vraiment la différence, on peut alors imaginer, visualiser, s’exercer à positiver… Ce gonflage à la pensée positive ne peut en théorie pas faire de mal. Certains notent que ça rend intolérant envers les non-positifs qu’on recommande de fuir (surtout chez les sectaires). Les septiques ne veulent pas se laisser imposer de force la joie, car perdre sa colère, c’est perdre sa force, selon eux, la peur est un moteur, comme la colère un carburant.
Mais bon, en chaque chose, faut pas surdoser.                                   

  CONSEILS  

Faire régulièrement une liste des motifs pour lesquels se réjouir.
Récapituler les cadeaux de chaque journée, comme une famille, un toit, une bonne santé, etc.
Ecrire un mot de gratitude à une personne qui a compté dans votre vie. On peut même l’envoyer car reconnu dans sa valeur, le bénéficiaire renvoie généralement un message gratifiant à l’auteur. Dopa Porte ouverte à l’abondance, la gratitude est le sentiment formidable qu’à cet instant précis, vous bénéficiez de tout, en quantité suffisance. Gratitude et optimisme éliminent les sentiments négatifs comme envie, cupidité ou appitoiement sur soi.
Carburant d’énergie intérieure, elle augmente l’estime de soi. Peu de gens malheureux sont reconnaissants pour leur vie, et peu de personnes heureuses ne sont pas reconnaissantes pour la leur. Des arguments L’attitude systématique de gratitude améliore la santé physique et mentale, elle augmente le niveau de bonheur. l’imagerie cérébrale du «centre de récompense», le circuit neuronal des pulsions primales s’illume lorsqu’on est reconnaissant. La pratique de la gratitologie transforme le cerveau. Huit semaines de pratique et les scanners du cerveau d’individus pratiquant ces exercices montre un renforcement de leur zone cérébrale de la cognition sociale et de l’empathie. Bon, et pratiquement ?
Nous dépendons de forces extérieures, d’influences : chance, amis, collègues, famille, parfaits inconnus, puissance supérieure. Etre reconnaissant donne aux autres le sentiment que leurs actions ont du sens. Cela rapproche, les gens qui viennent vers vous quand vous êtes heureux de reconnaître leurs efforts.
Les reconnaissants sont plus généreux, moins égoïstes et font de bons compagnons. Se comparant moins aux autres, ils sont plus satisfaits de leur sort, plus résistants aux épreuves et gèrent mieux les situations stressantes. Ils prennent soin de leur santé physique, dorment mieux et guérissent même plus rapidement des maladies.                              

GRINCHEUX S’ABSTENIR

        Cependant, si ce n’est pas dans votre nature, inutile de vous enfermer dans un système forcé qui amènera encore plus de mal être. Certains détestent la gratitude et ont du mal à la ressentir ou à l’exprimer. J’ai de la gratitude pour ceux qui la détestent, c’est mon premier exercice.         S’exercer
Les exercices ou « pratique de gratitude » sont plus une réflexion, une manière de faire le point sur ce qui va bien chez soi et ce qui doit être amélioré. Cela demande un examen de notre style personnel et une pratique créative et terre-à-terre.
Par exemple vivre au présent optimise chaque chose et ouvre la curiosité. Apprécier le présent rend tout un peu plus lumineux, genre aujourd’hui est un jour magnifique, jamais vu auparavant. Arrêtez-vous un instant et pensez à une chose qui rend ce moment digne d’être vécu. C’est aussi simple que ça. A mettre en pratique comme moyen de «fermer boutique» en fin de journée de travail. On peut l’essayer dès le réveil ou l’appliquer aux événements de la veille, les opportunités sont innombrables.

                     EXERCICES        

Voilà en vrac un tas de questions gratitologiques à se poser.     – Quel a été le « point culminant » de votre journée?
– Quel a été votre point bas ? que pourriez-vous améliorer, la prochaine fois?
– Quel a été le « Moment du Héros quotidien » (de quoi avez vous été fier aujourd’hui?) Sinon, qui a été ce héros pour vous aujourd’hui?
– pensez à un plaisir simple reconnaissansible (dont vous êtes reconnaissant)
– qu’êtes vous reconnaissant d’avoir, que vous n’aviez pas l’an dernier ?
– Ecrivez à propos d’un souvenir heureux ou de quelque chose de reconnaissansible
-Qu’est-ce qui vous rend reconnaissant à propos de votre corps ou de votre santé?
– regardez à l’extérieur. Qu’est-ce que vous appréciez à l’extérieur?
-De quel accomplissement êtes-vous fier?
– De quelle possession qui vous facilite la vie?
– Ouvrez votre téléphone ou votre album photo et trouvez une photo que vous aimez. Pourquoi êtes-vous reconnaissant pour cette photo?
-Qu’avez-vous reçu de reconnaissansible ?
-Quelque chose ou quelqu’un qui vous fait sentir en sécurité?
-quel artiste, auteur ou musicien est reconnaissansible ?
-Qu’aimez vous dans votre travail?
-Comment pouvez-vous aider les autres?
– quel service public ou organisation êtes-vous reconnaissant (bibliothèque, service d’incendie, …)?
– Envers quel (s) livre (s), vêtement ou meuble êtes-vous reconnaissant?
-Ecrivez à un ami pour qui vous êtes reconnaissant. Ecrivez sur un enseignant ou un mentor reconnaissansible, sur un membre de la famille reconnaissansible
-Qu’avez-vous accompli aujourd’hui?
-Quelle tradition reconnaissansible, quelle erreur ou échec reconnaissansible ?
-Quel est votre trait de personnalité reconnaissansible, Quelles compétences avez-vous reconnaissansible ?
-Qu’est-ce que vous avez acheté récemment de reconnaissansible ?
-Qu’avez vous fait récemment de reconnaissansible
– Regardez autour de vous et écrivez tout ce que vous voyez de reconnaissansible.
– Écrivez trois choses reconnaissansible aujourd’hui.
– avec votre famille avez vous des émotions négatives ? Vérifier.
– Exprimez-vous de la gratitude?
    Pour finir, vous pouvez m’être reconnaissants pour cet article, et merci de l’avoir Lu.
« Tenez pleinement compte des qualités que vous possédez et, en signe de gratitude, rappelez-vous comment vous les voudriez si vous ne les aviez pas.»
(Marc Aurèle)

Un truc de malade !

Quand je disais que notre société semble en meilleur état que les USA dans le domaine de la santé, notamment mentale, et dans la politique en matière de drogue … C’était pour rire.
  On a encore et toujours une dizaine d’années de retard sur l’Amérique, C’est vrai pour le taux d’obésité comme pour le « médicament ». D’ailleurs, faudrait pas oublier qu’on est les champions de l’antidépresseur et qu’on avale annuellement 150 millions de boîtes d’anxiolytiques (Valium, Xanax, Lexomil, Trazodone, sertraline, prozac, paroxedine)et autres benzodiazépines.
Plus discrètement 12 millions de français ingurgitent des opioïdes, OxyContin, (à base d’oxycodone), Durogesicn, Fentora (fentanyl), CoDoliprane (codéine), tramadol(Tropalgic, Contramal, Ixprim).
C’est l’abondance, on ne sait plus où donner de la tête !

Il y a quelques années, le directeur du Centre anti-cancers de Lille déclarait (cf Médiapart):
« Les laboratoires pharmaceutiques se présentent comme des industries de santé. C’est d’une hypocrisie incroyable. Ce sont des industries de la maladie, qui prospèrent sur la maladie à telle enseigne qu’elle paient à prix d’or des «spécialistes» dont le travail consiste à inventer artificiellement de nouvelles maladies pour vendre de nouveaux médicaments. Ainsi la ménopause est devenue une maladie qu’il faut soigner d’urgence par des hormones… qui ont provoqué une épidémie de cancers du sein… »
      C’est vrai que les scandales sanitaires s’accumulent; Vioxx, Dépakine, survaccination, Levothyrox, amiante, sang contaminé, Mediator, Distilbène, hormones de croissance, inhibiteurs de la pompe à protons, Crosfeld Jacob, Isoméride, Glyphosate…

Parlons d’autre chose, c’est trop déprimant. Une chaîne d’info néerlandaise (GeenStijl TV) a calculé les avantages des députés européens:

6.600€ mensuels, plus frais d’indemnités 4.320€, transports remboursés, indemnité journalière de 300€ même s’ils ne passent qu’une minute au siège, allocations familiales de 373€ mensuels par enfant (jusqu’à 26 ans), allocation scolaire de 253€ par mois, 20 semaines de congé maternité, dispense de TVA l’année d’installation, imposition sur 90% du salaire brut. S’ils sont fonctionnaires, indemnités d’expatriation, d’installation et même de « dépaysement ».     Quand on sait que l’Union Européenne a versé l’an dernier un budget de trois millions d’euros pour combattre l’euroscepticisme en Europe…
Hi, hi !
                                   

  INDIGNEZ NOUS ?


   Les spécialistes dits «expressivistes» du langage affirment qu’on croit souvent parler de faits alors qu’on est dans de l’émotionnel.
Il parait qu’au moins 60% des nouvelles diffusées en ligne n’ont même pas été lues par la personne qui les partage. On serait plus disposés à partager un article qu’à le lire.
Or que partage t-on sinon du contenus émotif ou moralement chargé ? Attendrissement pour les chatons et indignations variées.

Les médias sociaux amplifient le tout et un contenu moral dans un tweet augmente de 20% ses chances d’être partagé. Faits ou actes suscitent plus d’indignation que dans la « vraie vie », parce qu’on en attend les mêmes avantages sociaux sans les risques.
Manifester notre indignation et espérer que d’autres la partagent, c’est comme ça que les groupes et les normes sociales se construisent.
Tant qu’on n’en sera pas conscients (ou qu’on ne voudra pas l’être), les médias sociaux resteront des usines à indignation.
Les trolls et les industriels de la désinformation misent beaucoup là-dessus. Notre confusion fait de nous des proies faciles.
    La preuve, c’est que l’expression «fake news» change peu à peu d’utilisation. Elle devient un moyen d’exprimer notre hostilité, comme crier «bouhh !!!» lors d’un match de foot. Même nos tentatives pour distinguer le vrai du faux se transforment en hurlements d’indignation.
On est vraiment trop émotifs.
  Personnellement, vous l’aurez compris, j’ai l’indignation facile. Surtout que j’arrive plus à remettre la main sur mon exemplaire de « Indignez-vous » de Stéphane Hessel. Merde où qu’il est passé ? Encore un de prété et jamais rendu, ah là là, les gens sont d’un sans gène…  Comment oublier qu’il existe une hormone de l’oubli ? Je le rappelle: la prégnénolone. Effacement. Et l’apoptose, c’est pas dingue ? La cellule serait programmée pour se flinguer en cas de besoin. Elle a une dent creuse avec du cyanure, et même sous la torture, elle ne causera pas, elle se suicidera avant.
 

Chouette manifestation d’obsolescence programmée, comme le énième panne de mon lave-linge.
ça m’ennerve. Tiens, je vais le publier sur internet. https://www.youtube.com/watch?reload=9&v=W-0gF9OSuTI

Causons avec émotion et sentiment

En 1974, deux psy publient une expérience restée fameuse sur l’effet de l’état physique sur l’attraction sexuelle. “Some Evidence for Heightened Sexual Attraction Under Conditions of High Anxiety”.
L’expérience met en scène un lieu stressant où une personne en détresse rencontre quelqu’un du sexe opposé.

Dans le cas en question, une femme séduisante qui attend des volontaires à l’issue d’un haut pont suspendu et étroit de plus de soixante mêtres de haut. Ils doivent alors participer à une étude en écrivant un bref récit basé sur une photo. Ensuite, la femme donne son numéro de téléphone au cas où le volontaire voudrait « en reparler ». On refait l’expérience avec d’autres cobayes sur un pont quelconque.

Résultat: la moitié des participants du pont suspendu appellent la femme, contre seulement un sur huit franchissant le pont normal. De plus, les premiers donnent des récits plus « sexualisés ».

L’étude conclue à une «mauvaise attribution de l’excitation», un phénomène dans lequel les gens interprètent mal la cause de leur état physique extrême. Ils attribuent l’augmentation de leur fréquence cardiaque et leurs mains moites à la femme séduisante plutôt qu’au pont.

Ainsi donc, une petite quantité de stress peut aider à stimuler les sentiments amoureux. Autrement dit, lorsqu’on ressent un attrait intense pour quelqu’un, on ne devrait pas toujours en déduire trop de choses…(la jeunesse semble avoir une connaissance intuitive de ce fait, lorsqu’on invite une future conquête à voir un film d’horreur…).

La morale de l’histoire, c’est que nous ne savons pas toujours ce que nous ressentons, ni comment l’interpréter, ce qui nous empêche de faire des choix éclairés.
On croit prendre des décisions rationnelles en oubliant que des facteurs physiques peuvent brouiller les pensées. On sait par exemple, que quand on fait les courses l’estomac vide, la sensation de faim vous pousse à acheter trop de nourriture, souvent de mauvaise qualité.

CHIMIE

En 1980, le neurologue Avram Goldstein administre à des étudiants de la naloxone et leur fait ensuite écouter leur musique préférée.

iLa naloxone empêche la libération de dopamine dans le système de récompense du cerveau, et freine la sensation de plaisir. Elle supprime cette euphorie proche de celle des opiacés et on l’utilise notamment dans les désintoxication pour rompre l’association entre le produit et l’état psychique.

Après une dose de naloxone les cobayes écoutant leur musique préférée ressentent moins de sensations corporelles positives. Les voies chimiques qui entraînent la sensation d’émotions intenses sont interrompues, dont la dopamine, qui est le produit «de récompense».

Les émotions accompagnant nos prédictions provoquent l’attente qui est récompensée lors d’un but au foot, un cadeau surprise, une bonne blague. La dopamine réagit aux prédictions qui se révèlent vraies, la récompense étant d’autant plus forte que la prédiction est peu probable (c’est pourquoi le jeu peut créer une dépendance).

Alors, les émotions et sentiments seraient de la pure chimie ?

(Entre parenthèses, les pesticides organophosphorés utilisés actuellement sont nés des recherches sur les gaz de combat et le suicide par absorption de pesticides fait plus de 300.000 morts par an en Inde et en Asie).

Mes frères, le combat est intérieur.

Le neurologue Sébastien Bohler vient de publier un bouquin intitulé :
« Le bug humain. Pourquoi notre cerveau nous pousse à détruire la planète et comment l’en empêcher » (Robert Laffont, 2019). Il confirme en substance que le cerveau est un instrument ambivalent. A l’origine de nos nombreux progrès, il est cependant limité par cette chimie du plaisir immédiat.
C’était utile à nos ancêtres pour survivre en encourageant à consommer, à se reproduire à s’assurer un statut social à court terme.
C’est devenu la cause de notre difficulté actuelle à penser le long terme.  Suralimentation, surconsommation matérielle, addiction aux films pornographiques, aux jeux-vidéos et aux réseaux sociaux, le besoin de survivre disparaît, mais cet instinct goinfre survit. On préfère des désirs immédiats, l’ici et le maintenant, plutôt les choix rationnels.


« Tant que notre liberté est uniquement celle de consommer, de rouler au charbon et de polluer autant qu’on veut, c’est un esclavage »
« On vit dans la traînée terminale d’un monde qui n’a plus de sens… On n’aurait jamais réussi à détruire le monde sans cette intelligence incroyable. »


Seules parades selon cet auteur: l’éducation, l’altruisme ou la reconnaissance qui peuvent aussi activer la dopamine, sinon; il sera bientôt trop tard si on n’investit pas énormément dans un changement de comportement fondamental dans l’humanité.


« Après moi le déluge » ? ricane Louis XV (ou Mme de Pompadour). Les belges préfèrent dire : après moi les mouches … Et à propos, on m’a signalé que le lien « procrastination » n’était pas bon; en voilà un autre:

https://www.youtube.com/watch?v=UCZgKvCFlvg


Portez vous bien !

Niouz 5 – De mauvais poil

Le français est grincheux et consomme des antidépresseurs. Malgré les invitations constantes à positiver, nos sociétés n’ont pas l’air plus heureuses. Et ça tombe bien, car des études ont montré les bénéfices des émotions négatives. Dans ces expériences, on agit sur l’humeur de participants en leur montrant des films gais ou tristes pour évaluer leurs changements de comportements. Quand des personnes gaies ou tristes doivent exécuter une tâche mentale complexe, ceux qui sont de mauvaise humeur persévèrent plus, passent plus de temps à cette tâche et donnent plus de bonnes réponses.
On découvre ainsi qu’une humeur négative donne de la motivation.   Etonnant, non ?
Des sentiments négatifs peuvent améliorer la mémoire. Dans une étude de 2008, les chercheurs ont étudié les effets de l’humeur liée à la météo.
Des personnes qui faisaient du shopping lors de journées ensoleillées ou nuageuses voyaient dix objets inhabituels placés dans un magasin. Ils devaient plus tard se les rappeler. Résultat : ceux qui étaient de mauvais poil se souvenaient mieux des détails. De plus, ça peut conduire les gens à être plus attentifs, plus équitables et moins égoïstes.
En donnant trop d’importance au bonheur, on ne tire pas profit des vertus de la tristesse et on risque plus de déceptions. C’est la conclusion.
Celle de Pascal: se dire que le bonheur c’est pour plus tard, voilà le malheur.

Et l’oxytocine, vous connaissez ? C’est une hormone associée entre autres au nourrissage et à l’attachement, elle produit le bien-être et renforce la liaison entre le parent et l’enfant. Après de longs regards de leurs chiens, le niveau d’ocytocine des propriétaires augmente en flèche.
J’ai mon chien sous les yeux et pourtant je suis de mauvais poil, il a pissé sur le tapis. Encore une cause d’aigreur, je suis allé consulter la semaine dernière.
– docteur, quand je fais l’amour, j’entends des sifflements…
– A votre âge vous espériez quoi ? Des applaudissements ? 
Ah, tu la connaissais ?
Freud admirait le livre d’un certain de Ludwig Börne intitulé « l’Art de devenir un écrivain original en trois jours »

Extraits:  » la sincérité est la source de tout génie; les hommes seraient plus intelligents s’ils étaient plus moraux« .
La première partie me semble douteuse, la seconde aussi.
Freud a rêvé toute sa vie d’être un écrivain, mais a dû se contenter d’être un génie assez sincère. Il aurait certainement admis que beaucoup de psychopathes sont intelligents et que les saints stupides ne manquent pas.
« le sens moral est plus important que l’intelligence » (Alexis Carrel – L’Homme, cet Inconnu)
      Pour illustrer la chose, il y a deux ans, Microsoft a lancé Tay, un robot conversationnel sur tweeter. Doté d’intelligence artificielle, il peut s’ajuster et apprendre au contact de l’humain. Il n’a fallu quelques heures pour le retirer en catastrophe tant il avait vite appris l’essentiel et tenait des propos xénophobes, machistes et conspirationniste.
« La conscience est la lumière de l’intelligence pour distinguer le bien du mal.» disait Confucius.
Enfin, original ou pas, il y a peu de chance que quiconque devienne écrivain en trois jour, je le saurais vu que j’anime un atelier d’écriture créative,  en suivant scrupuleusement le principe de Rilke :

« Personne ne peut vous apporter aide et conseil, personne » (Lettres à un jeune poète).   Allez, portez vous bien !