Cela n’a rien à voir

Voilà qui laisse rêveur, une vidéo comme « Gangnam Style« , vue 2,7 milliards de fois sur le Net a consommé la production entière annuelle d’une centrale électrique.
Cela semble n’avoir rien à voir, mais les « chatbots » sont des êtres virtuels, des logiciels capables entre autres, de tenir une conversation.
En 2015, un groupe de geeks «The Impact Team» a piraté les données du site de rencontre Ashley Madison, dévoilant qu’il n’y avait pratiquement aucune femme sur le site. Ashley Madison disposait une armée de 75.000 « chatbots » féminins pour attirer ses 32 millions de clients masculins dans des conversations payantes.
Chaque « fembot » (chatbot féminin) utilisait plusieurs centaines de phrases pré-formatées pour simuler un dialogue. On a encore fait des progrès et ces robots seront de plus en plus couramment nos interlocuteurs. On finira par s’y habituer, d’autant qu’on constate qu’il est plus agréable d’échanger avec eux qu’avec des humains, ces êtres virtuels offrent un vrai « confort relationnel ». l’État y vient à grandes enjambées pour supprimer des postes de fonctionnaires. Mais automatiser les relations humaines et collecter les données, cela profite surtout aux intérêts des Gafa.                                 

Ceta n’y rien comprendre

Cela semble n’avoir rien à voir, mais les marchands de semences comme Monsanto ou Dow Chemical produisent des semences stériles – «dites F1» pour que l’utilisateur ne puisse les reproduire ni les faire évoluer et par conséquent être contraint de les racheter à l’infini.
  Toujours rien à voir, mais on va ratifier le CETA. Pour rendre les produits canadiens acceptables, la Commission Européenne relève les limites maximales de substances et produits toxiques, pesticides, herbicides, hormones, perturbateurs endocriniens etc, utilisés au Canada. Cet accord est aussi porte ouverte aux entreprises américaines, très implantées au Canada.
Pour compléter le tout, des tribunaux d’arbitrage régleront les problèmes entre les États et entreprises, et là, c’est le bouquet. Une multinationale pourra porter plainte contre un État européen si une politique publique va à l’encontre de ses intérêts. Pour aller vite, C’est l’intérêt de firmes américaines qui décidera des lois chez nous.
On a donc plein de beaux jours devant nous.
Surtout qu’une autre question pointe.


Homocène    

On a déjà causé ici de l’Anthropocène, mais c’est pas une raison pour ne pas y revenir. Surtout avec cette fameuse question que certains commencent à se poser sérieusement: l’homme pourrait-il disparaître ?
Comparés aux événements apocalyptiques du passé comme
les glaciations, ou l’épisode d’il y a 252 millions lorsque les températures ont augmenté de 10 ° et que 96% des espèces marines ont disparu, le changement actuel ne semble pas encore trop grave, d’autant qu’on compte encore pas mal de climatoseptiques. Un peu de géologie. Selon la Bible, Dieu a créé le monde en sept jours. C’était Quand ? On s’en est sérieusement préoccupé au XVIIeme siècle. Un savant prélat irlandais a imposé son calcul: le monde aurait commencé le 23 octobre 4004 av.JC.
Les géologues sont d’un autre avis. Ils fouillent des roches vieilles de plusieurs centaines de millions d’années. Officiellement, nous vivons à l’époque Holocène, mais l’idée d’Anthropocène s’est imposée. Cette époque commence vers 1945 avec le constat qu’une espèce aussi jeune que l’homme, apparu il y a peu de temps, a un impact géologique. Avant ça, des mondes sont nés et se sont effondrés, laissant des traces dans la roche. Les débris de l’Anthropocène n’ont pas eu le temps de laisser de traces et forment à peine deux centimètres de résidus et de matière organique non consolidée. A l’échelle géologique, c’est une fraction de seconde.
Cependant, la surface terrestre a changé par d’innombrables constructions, mégapoles, villes, routes, barrages, mines, lacs, déforestations, cultures. Nos matériaux se trouveront dans les sédiments et roches du futur pendant des millions d’années. (cf voir à ce propos notre note sur les fossiles d’os de poulets)
L’homme change la biosphère en chassant des espèces de leur habitat et en les libérant dans d’autres, il homogénéise La nature.

La dernière fois qu’il y a eu autant de CO2 dans l’air qu’aujourd’hui, c’était il y a 3.000.000 d’années. On relève des 35 degrés au Nord du cercle polaire. Le réchauffement s’accélère avec des records battus chaque année, chaque mois, chaque jour.  De tels changements s’accompagnent généralement d’éradications totales et d’extinctions d’espèces.


  Cela semble n’avoir rien à voir, mais 205 milliards de kwh sont consommés par les data centers des Gafa, délocalisés dans les pays nordiques. En vertu de l’effet Joule, la moitié de cette énergie part en chaleur, et ça double tous le 3 à 4 ans, si bien que dans une quinzaine d’années à ce rythme, les Gafa consommeront la totalité de l’énergie mondiale… « Le pire n’est pas toujours sûr« , dit Claudel.
« L’espérance est un risque à courir« , ajoute Bernanos
Vous diriez quoi, vous ? Personnellement, tant qu’il est encore temps,  je me prépare. Cliquez ci-dessous

http://www.franciscolonel.fr/lintegrale-ou-presque/

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