Distanciation physique ou sociale ?

Concerts de casseroles, enfants scolarisés en ligne aux coupes de cheveux au bol, vieux scrabble de derrière les fagots auquels il manque des pièces,décompte quotidien des morts, pizzas surgelées, .
Et puis déconfinement: nous sommes sortis de nos trous, pâles et bouffis. On pensait faire deux jours de fête arrosée avec des embrassades. Peau de balle.
On pensait oublier le gel hydrolique, la queue devant les magasins, les gants en latex, les tutoriels de cuisine et les enterrements en ligne.
Notre monde se réduisait aux blagues envahissant les smartphones. Coincés comme des rats, goinfrés de netflix et de querelles médico-politiques made in BFMTV, on prenait gentiment du poids malgré les exercices, occupés à faire du pain ou à tricoter. Le virus transmettait son ARN au rythme de la pandémie de vidéos virales marrantes avec un taux élevé de réproduction. Et on était contraints d’aimer son prochain comme soi même sur facebook parmi les vérités et fakenews, les complicités et les haines.   A la libération, courte période d’euphorie, avec ses tondues sortant de chez le coiffeur, la distanciation physique ou sociale reste  incertaine, comme le masque.              

Ah, on n’est pas prêts d’oublier.
Pourquoi ne pas renouveler quand même cette belle expérience de pensée. Le calme ambiant donnait une belle occasion de voir autrement, peut-être un peu plus clairement.
Moins de temps et d’énergie à paraître à son avantage, selon notre idéal public, la pandémie tuait le bruit quotidien qui nous impose ce qu’on doit être, ce qu’on doit vouloir, ce qui nous éloigneit de nos vrais désirs. D’abord se vider l’esprit, fermer les yeux et se poser la question : qu’est-ce qui me manque le plus là, maintenant ?
La première chose qui vient à l’esprit, pas la seconde, la seconde concerne ce qu’on pense devoir manquer le plus.
La première, immédiate et précise, ni vague ni abstraite, est la plus honnête.
Ce qui me manque le plus n’est peut-être pas conforme au personnage que je me suis construit.
On investit de l’énergie pour ce que les autres jugent important, quétant leur bénédiction et évitant des conflits à notre pseudo-personnalité qui veut paraître et avoir l’air d’aller bien.
Tout ça  reste sur le siège passager du confinement.     
Ce qui manque le plus   Une terrasse de café, une ballade en foret, rouler vers la mer ?
Pour les filles, une nouvelle robe pour rencontrer des amis, et pourquoi pas ? Inutile de juger, ou de se sentir coupable si ça a l’air ringard. Ce n’est pas grave. S’accepter comme on est , voilà qui rapproche plus du bonheur que toute autre chose.
Si c’est le boulot avec les collègues, votre carrière, pourquoi pas ?     Et quand on pourra voyager, donnera t-on priorité aux beautés naturelles, à la nature ?
On va pouvoir apprécier des petites choses comme aller au cinéma ou pouvoir s’asseoir sur la plage sans qu’un policier te chasse.
Mes parents vivent loin ? Peut-être faudrait-il passez plus de temps avec eux.
Et puis on s’est demandé si on avait vraiment besoin de dépenser tant d’argent et de temps, ne pourrait-on  pas faire plus simple ? L’agitation habituelle balayera ces pensées.
Des millions de chômeurs, des séquelles durables, des conséquences incalculables, impossible de savoir ce qu’on va tirer de la pandémie. Tout reste à décider.
Comment utiliser cette information pour l’après ?
Voilà ce qu’on se demande.
Si vous avez des réponses, je suis prêt à les partager.  

Suite et fin de la série « Liberté Egalité Chômage »  
https://youtu.be/VWYDweHLZDQ

et la profession de foi :
https://www.youtube.com/watch?v=LVlqwq1RI9s

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