Nouvelles

                 Évènement :

De sept 2019 à juin 2020

chaque mardi 19h-21 h Salle La Bisseraine

Chaque mois, une œuvre différente de Francis Colonel

10 pièces, conférences burlesques, monologues théâtralisés de F. Colonel, 40 représentations

entre rétrospective, performance et semi-marathon théâtral

sept: L’année des haricots Blancs, théâtre avec JL Ahache

oct: Y a t-il de l’esprit dans le Vin ? Conf

nov: J’Enlève l’Echelle, conf avec M. Besson

déc: C’est toi qui l’a dit, clowns tout public

janv: La Montagne pour les Nuls :

fev: On a un grave problème: café-théatre avec JL Ahache

mars: Pour Dullin: La comédie décryptée

avril: Sans Illusions: monologue magique

mai: Campagnes: une vison de la politique

juin: récap: théatre.

Tout ce que vous avez raté ou que vous voulez revoir. Le regard acéré de l’auteur sur la peinture, l’œnologie, la politique ou la montagne. En conférencier, en clown, en solo ou en duo.

Redécouvrez une œuvre dérangeante ou ironique, savante et acerbe. En réservant un mardi chaque mois !

Entrée libre au chapeau avec buvette, ouvrages de l’auteur disponibles sur place.

(Histoire Fantasmatiques, nouvelles

Du Vent dans les Godasses, poésie

Tu cacheras ta Joie, roman

Cause toujours,Belzébuth, roman

Gaeta contre les Savoie, théâtre, etc)

IL ETAIT TEMPS, PETIT NAVIRE


J’ai laissé passer le 25 mars, Journée mondiale de la procrastination pour me décider à causer enfin de précrastination. Il est grand temps.
Oui, ça existe aussi, la précrastination. C’est la tendance à exécuter en priorité des objectifs secondaires, même si c’est plus pénible.
Expérience: des volontaires doivent récupérer deux seaux de balles de tennis. L’un est devant eux à 5 m, l’autre à 10 m. Résultat: 80% des sujets ramassent le premier seau, l’emportent jusqu’au deuxième, puis ramènent les 2 au point de départ. Si on leur demande en plus de mémoriser une liste de chiffres jusqu’au retour, le taux de précrastinateurs passe à 90 %.

Cela signifie que confrontés à une liste de tâches ou à un objectif complexe, on aura tendance à commencer d’abord par les tâches ou sous-objectifs rapidement exécutables, ce qui peut être accompli au plus tôt. Les neurosciences enseignent que le centre de récompense appelé le « noyau accumbens », s’active plus fortement lorsque vous effectuez une tâche moins pénible qu’une demandant plus d’effort.
L’évolution est en cause. Au cours des siècles, on a appris que si on ne cueille pas un fruit à portée de main tout de suite, il ne sera peut-être plus là plus tard.
On pourrait manquer de temps pour terminer une tâche ou même l’oublier. Il est question d’économie de réflexion, d’anxiété et de récompense.

Procrastination


Après des recherches à diverses sources, on comprend que la procrastination n’est pas une simple mauvaise gestion du temps ou de la flemme pure.
L’activité et la productivité ont moins à voir dans cette affaire que les émotions. Il s’agit d’une tentative de réguler l’humeur et les émotions.
En effet, la procrastination est une manière de gérer les émotions et les humeurs négatives que produisent certaines tâches (ennui, anxiété, insécurité, frustration, ressentiment, doute de ses propres capacités).

Nous donnons priorité à l’amélioration de notre humeur à court terme. Il est plus urgent de gérer les humeurs négatives que d’avancer dans les taches à faire.
Ce « biais d’actualité » est une tendance humaine à prioriser le besoin à court terme sur celui à long terme.
On n’a pas été conçus pour penser l’avenir. Au cours de l’évolution et des dangers de l’environnement, l’homme s’est toujours concentré sur les besoins immédiats.
Ici et maintenant. Notre cerveau perçoit notre «futur moi» comme un étranger plutôt que comme une partie de nous-même. La conséquence: quand on tergiverse, le cerveau décide que les tâches remises à plus tard, avec leurs désagréments, c’est le problème de quelqu’un d’autre.
Face à une tâche incertaine ou anxiogène, l’amygdale, le «détecteur de menace» du cerveau, voit cette besogne comme une menace pour notre bien-être. Même si on est convaincu rationnellement que remettre à plus tard créera plus de stress, le cerveau veut immédiatement éliminer la menace en procédant à un « détournement d’amygdale ».


La procrastination peut aussi résulter de sentiments plus profonds liés à la tâche elle même : douter de réussir, avoir une faible estime de soi, de l’anxiété ou de l’insécurité.

                CYCLE DE RECOMPENSE

Penser à sa propre procrastination aggrave le malaise et le stress, ce qui contribue à la prolonger en un cycle infernal.
On temporise pour éviter les sentiments négatifs, mais on se sent encore plus mal. Ce stress diminue la capacité à prendre des décisions réfléchies pour l’avenir.
Pavlov a montré que lorsqu’on est récompensé pour quelque chose, on a tendance à le refaire. Ainsi, la procrastination n’est pas ponctuelle, mais un cycle qui peut facilement s’enraciner. Cette dépendance à la longue, produit des effets nocifs sur la santé mentale et physique.
Le cerveau cherche spontanément des récompenses. Si on remet et tergiverse, c’est qu’on ne trouve pas de meilleure récompense. Le cerveau continue de dicter ce
comportement tant qu’on ne lui donne pas quelque chose de plus désirable. Pour changer d’habitude, il faut faire une meilleure offre au cerveau.
La difficulté c’est qu’il y énormément d’actions de substitution qui restent des formes de procrastination. Perfectionnisme, rationalisation, irréalisme,
C’est pourquoi la solution doit être intérieure et ne dépendre que de nous-mêmes.

         JE ME PARDONNE

Quelle solution ? Suivant les dérivés yogiques, il faut faire appel à la compassion envers soi, se traiter avec gentillesse et compréhension face à ses erreurs et à ses échecs. Se pardonner permet d’évoluer et de dépasser le comportement inadapté, de se concentrer sur la tache à venir sans le poids du passé.
L’auto-compassion n’exige rien d’extérieur, seulement de prendre les épreuves avec plus d’acceptation et de gentillesse que de rumination et de regret.
Comment procéder ? On peut se souvenir d’une occasion où on a fait quelque chose de similaire et qui s’est avérée positive. Visualiser, penser au résultat bénéfique de l’achèvement de la tâche. Que pourrait dire votre entourage ou vos partenaires quand vous leur montrerez votre travail terminé ? Comment vous sentirez-vous ?
Mettez votre attention sur les sensations qui apparaissent dans votre corps et votre esprit. Quels sont vos sentiments ? Où cela se passe t-il dans votre corps ?
Qu’est-ce que ça vous rappelle ? Qu’advient-il à la pensée de procrastination quand vous l’observez ? Est-ce qu’elle s’intensifie-t-il ou se dissipe t-elle ?
Cela cause t-il d’autres émotions ? Comment les sensations physiques changent-elles quand on pose la conscience sur elles ?
Autant de questions à se poser. Et n’attendez pas d’être d’humeur à accomplir certaine tâche car la motivation suit l’action.

              MAINTENANT !

Un vieux conseil: diviser une tâche en petits morceaux. Se concentrer seulement sur la prochaine étape calme les nerfs et donne une couche de motivation.
Au début d’une tâche, envisagez la prochaine action comme une possibilité : « Quelle serait la prochaine action à faire, même si je ne le fais pas ? »
Prenez votre stylo, ouvrez votre ordinateur, mettez simplement la date en haut de votre document. Commencez et vous constaterez que votre motivation suit.
Changer les circonstances trop propices aux ajournements. Mettez des obstacles à vos tendances à introduire de l’anxiété ou de la frustration.
Éviter de consulter compulsivement les médias, les réseaux sociaux, supprimez des applications de votre téléphone, composez un mot de passe très compliqué à 15
chiffres et lettres. Ajoutez des obstacles au cycle de procrastination pour rendre sa récompense moins immédiate.
Au contraire, ce que vous voulez faire doit être rendu aussi facile que possible. Vous voulez faire du sport avant le boulot mais vous n’êtes pas matinal ? Dormez en survêtement ! Éliminez chaque obstacle qui pourrait être prétexte à renoncer.
La procrastination est ancrée dans notre existence, elle pose des questions sur la façon dont nous voudrions utiliser notre temps par opposition à ce que nous faisons réellement. C’est un rappel que nous sommes vulnérables aux sentiments douloureux. Nous voudrions être heureux des choix que nous faisons.
Allez, hop ! Utilisez ce que vous savez maintenant sur la procrastination.
N’hésitez pas à me dire ce que vous en pensez. Maintenant… Tout de suite, immédiatement.

Gilets Jaunes, on entre dans la phase répressive

 


                              Le 21 décembre, à Angoulême une cinquantaine de gilets jaunes ont assisté à un faux procès du Président de la République, et un pantin à son effigie a été décapité. La manifestation, déclarée en préfecture, était régulière sauf que    «le détail de son déroulement n’avait pas été précisé».

Une information judiciaire a été ouverte et trois organisateurs de la manif ont été mis en examen pour «provocation non suivie d’effets à la commission d’un crime», «outrage à personne dépositaire de l’autorité publique» et «déclaration incomplète ou inexacte d’une manifestation de nature à tromper sur son objet».

 

Ben merde.

Si dans une guignolade tu représentes une marionnette de Macron en public, tu risquerais donc cinq ans d’emprisonnement et 45 000 d’amende.
Les théâtreux devraient donc se méfier.

Je me suis souvent demandé qu’est-ce qui constitue l’outrage à personne dépositaire de l’autorité publique.
La liberté d’expression des articles 10 et 11 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, a valeur constitutionnelle.


Mais l’outrage est soumis à l’appréciation du magistrat. Par exemple, si tu dis que le président est un sacré connard, un enfoiré, un gangster, c’est l’appréciation du magistrat qui décidera s’il y a outrage ou pas.

L’article 433-5 du Code pénal dispose que le signe du majeur compte aussi, comme toute représentation écrite ou symbolique destiné à exprimer un manque de considération envers la fonction. Le plus inquiétant, c’est que cela concerne jusqu’à l’olibrius ayant une mission de service public comme un instituteur, un chauffeur de bus, voire un arbitre de sport.

(Olibrius: péj. individu qui se distingue par son excentricité stupide).
La phrase ci-dessus présente donc un manque de considération envers la fonction, exactement comme l’expression courante

« au chiotte l’arbitre ! ».

Je prend délibérément des risques en écrivant tout ça, mais c’est pour l’édification des foule; pour la bonne cause, quoi.

Là où y’a de quoi s’interroger, c’est que l’article du code cité dispose que l’outrage est constitué s’il n’est pas rendu public !
Oui madame. Il suffit d’avoir l’intention de commettre l’outrage et le balancer dans les gencives du concerné.
Si donc l’outrage est public, c’est moins grave. Cela devient une injure ( termes de mépris ou invective qui ne renferme l’imputation d’aucun fait).

Il faut donc absolument citer des faits. Précision: l’injure en privé est moins grave, on peut donc plaider dans ce sens si votre post sur Facebook n’a été lu que par vos trois amis.
Les juges ne chôment pas, en ce moment, alors je rappelle que mes intentions sont purement pédagogiques.

Loin de moi l’idée d’outrager d’injurier porte-cotons et jean-foutres.

 

ne pas arrêter d’écrire

Voici le premier article d’une série de rubriques sur l’écriture créative. C’est une  compil raisonnée de conseils et d’exercices pour travailler son écriture.                Si ce domaine vous intéresse, l’accès à la page est réservée, mais l’inscription est gratuite. Remplir le formulaire ci-dessous.

                                 

                                                         ÉCRIRE, ÉCRIRE

Il est essentiel d’écrire tous les jours, mais trouver le temps n’est pas facile -travail, famille, vie sociale…
L’habitude d’écrire chaque jour est agréable à conditions de suivre quelques règles.

• Faire une grille avec des carrés pour chaque heure de la semaine. Pendant une semaine, faites un relevé horaire de la façon dont vous passez votre temps:
travail, repas, courses, visite d’amis ou de parents, télévision, etc.
S’il y a des trous, est-il possible d’utiliser ces moments pour écrire ?

Écrire à la même heure chaque jour est  impossible ? Voyez comment vous
remplissez votre temps. Regardez-vous la télévision par habitude ? Pourquoi ne pas remplacer cette habitude par celle d’écrire et devenir un téléspectateur
actif plutôt que passif ?

• Essayez de vous lever 1/2 ou une heure plus tôt.
• Lorsque vous avez identifié vos plages horaires disponibles, pensez à votre environnement d’écriture. le calme aide, surtout l’absence de distractions.
Évitez d’être près d’une fenêtre ou dans la pièce où l’on regarde la télé.
Chambres et cuisines sont de bons endroits (si personne ne dort, ne cuisine ou mange). Les abris de jardin habitables sont l’idéal.
• Ne vous attardez pas sur le mode d’écriture. L’important est de mettre du noir sur du blanc, au stylo, crayon,  morceau de papier, bloc-notes, PC ou carnet.

• Le syndrome du «taille crayon» – souvent inconscient- consiste à  retarder le moment d’écrire en se souvenant brusquement de petites tâches (nourrir le chat, classer ses CD ) dès qu’on est censé s’y mettre … C’est la peur de l’écriture. Remplissez toujours votre temps d’écriture par de l’écriture. Même si vous n’avez rien à dire.  Écrivez quelque chose – ce que vous avez fait la veille, un coup de gueule contre le manque de temps, une plainte à propos de votre boulot,  n’importe quoi qui amène vos pensées sur le papier. Vous pouvez considérer Considérez ça comme un échauffement.

Trump ou la réalité virtuelle

Tiens, je vais faire semblant de passer du coq à l’âne, j’aime bien virer serré dans virages, comme le pape. Ainsi que l’annonce le scientifique Donald Trump, la preuve que le réchauffement climatique c’est du vent, c’est qu’aujourd’hui, il fait plutôt froid.
Croyez ce que je dis et pas la réalité. La réalité c’est ce que je dis au moment ou je le dis, et ça dépend du moment et du lieu. Lisez ou relisez Georges Orwell, 1984. C’est ça qui fait froid dans le dos: on rappelle souvent qu’Hitler aussi a été élu « démocratiquement » par ses concitoyens… Mince, j’oubliais d’éviter de plonger dans la loi Godwin (plus une discussion dure, plus la probabilité d’y impliquer les nazis ou Hitler augmente).
Les portes de l’oubli
Franchir une porte ou passer une limite physique peut déclencher l’oubli. C’est un truc qui arrive à tout le monde, on change de pièce et on se souviens plus ce qu’on venait y chercher. Une porte mène à un nouvel environnement sans les indications qui rappellent ce que vous faisiez avant. Pénétrant dans une nouvelle salle, le cerveau doit recréer ce qu’on pensait dans la salle précédente alors qu’il est entrain de s’adapter à un autre environnement. c’est pour ça qu’il y a toute une mythologie des portes, comme celle de l’Enfer de Dante,
(lasciate ogni speranza voi ch’entrate).
A propos d’enfer, après avoir déclaré que les homosexuels doivent consulter un psychiatre, le pape a dit qu’avorter c’est faire appel à un tueur à gage. Il a des points de vue intéressants, ce pape, mais il faut toujours qu’il se rétracte après. Non, j’ai jamais dit ça, ou alors je le pensais pas. En tous cas je m’en souviens pas.
Si on continue de donner le permis de conduire l’Église à des alzheimer, ça va se terminer contre un platane… Vous vous souvenez du philosophe Eddy Mitchell ?
« Maintenant l’amour est devenu péché mortel
Ne provoquez pas votre Père Éternel
Pas de boogie-woogie avant vos prières du soir »*
L’ordinateur, c’est (un peu) du sport. On me dit qu’au lieu de proférer des âneries, je ferais mieux de faire du sport. Ah bon ? Il y a 11,7 grammes de muscle dans l’index. Pour un gramme de muscle contracté pendant une seconde, l’organisme brûle 16,7 micromoles d’adénosine triphosphate par seconde et par gramme de muscle contracté. L’index consomme 195 micromoles par seconde. Comme il y a 7,3 calories par molécule d’ATP, vous dépensez 1,42 calories chaque fois que vous cliquez sur votre souris. Bien sûr, pour perdre du poids, il faudrait cliquer des millions de fois dans la journée, mais les ados qui jouent sur ordi font plus d’exercice qu’on imagine. Et puis, en tant que représentant de l’homme contemporain, c’est pas la seule injonction que je subis. on me dit que je devrais manger bio, végan, cucurmine et cucurbitacée, me mettre au chi cong, au Pilates, au vélo, au streching, au 4*4, hybride, sans plomb, à l’éthanol, lire Houelbecque, voir Games of Throne, croisiérer vers les Maldives, Venise, poster sur Meetic, investir dans la pierre, le vent, le bitcoin, le canabis, les Ehpads… Ah oui, si vous cherchez un bon investissement, choisissez l’or gris. L’Ehpad, c’est l’avenir: tout le monde y passe, le cœur de cible est gigantesque. Avec 1000 à 4000 euros par tête de pipe pour un service digne du quart monde, impossible de trouver mieux comme rapport.
On dit qu’en Afrique quand un vieux meurt, c’est une bibliothèque qui disparaît. Ici, l’usine à vieux fait disparaître non des bibliothèques mais des comptes épargne par dizaines de milliers. Vous le voyez, j’ai l’air de me disperser, mais pas du tout. Je soulève le lièvre et pan ! Y’en a deux qui sortent. Je les atteins rarement, comme si je visais à côté. D’ailleurs vous l’aurez remarqué, je ne lutte pas pour l’audimat. Quand Pornhub fait trente milliards de vues annuelles, moi j’en fais une centaine. Je suis pourtant beaucoup plus porn que lui. Trump, Hitler, le pape, Internet… Mais bon,
«Parfois, il est plus important d’être humain que d’avoir bon goût.» disait Bertolt Brecht.

« SHIT JOBS” et « GIG ECONOMY »

On a intérêt à parler anglais si on veut anticiper un peu. En complément des « shit jobs », dont nous avons causé récemment, voici maintenant la « gig economy ».
La gig économie, dont le modèle vient des bals et soirées dansantes où on rémunère les musicien à la séance, c’est la paye à la tâche. L’économie des petits boulots s’installe en force grâce au numérique qui tue peu à peu le salariat. Les plateformes collaboratives genre Uber, imposent la micro-entreprise individuelle. Cinq millions d’emplois en Angleterre et même déjà 35 % des actifs aux USA ! On connaît les chauffeurs de VTC, les livreurs de bouffe, les services à domicile, mais ce ne sont que les précurseurs. Le travailleur indépendant, le freelance étaient jadis auréolés de gloire, mais désormais le plus souvent, mini tâche égale mini paye. Les conséquences sont énormes. D’abord pour la protection sociale, diminuée pour le tâcheron, mais aussi pour l’ensemble de la population, car comment financer le chômage ou la retraite dans le chacun pour soi ? Assurances privées et capitalisation offrent des perspectives peu réjouissantes. Flexisécurité, c’est la seule alternative dont on entende parler et qui ne déclenche pas trop d’enthousiasme. Ah oui, il me font marrer ceux qui ont fait le Congo et les colonies. Comme explorateur, j’ai traversé de nombreuses régions du numérique, sillonant par exemple IFTTT, wordpress, blubrry, zapier, sociocaster, reddit, netvibes, narro, scoopit, Tello, Evernote, pinterest, Mailchimp, Scrivener, etc… Et c’est juste ceux qui me viennent à l’esprit dans l’instant. Donc, pour se faire une idée de la gig économie, je recommande le site 5euros.com (https://5euros.com/) qui est la Rolls des plateformes de boulot dansé. Pour 5 euros, tu peux avoir ton thème astral, ton portrait en caricature, 10.000 fans sur Facebook, 500 citations motivantes, ton nom sur du café, la promesse de résoudre tes problèmes actuels, faire chanter Joyeux Noël à la personne de ton choix par téléphone. C’est-i pas super ?                            Boulots de merde et économie de bal.
Mais il y a bien mieux: le modèle original. Le Turc Mécanique (https://www.mturk.com). L’idée fabuleuse d’Amazon ne fait que reprendre le « Turc Mécanique », un automate joueur d’échecs du XVIIIème siècle animé par un manipulateur caché à l’intérieur. Ce site propose des tâches rémunérées à quelques cents seulement. Amazon a inventé l’esclavage moderne invisible, la fabrique de clics low-cost et l’usine à trolls. Le travailleur caché à l’intérieur dedans, le manipulateur invisible, le turc à 5 euros, On dirait bien qu’on vit l’ère de la confusion. Sauf qu’il y en a qui ne perdent jamais le Nord. Suivez mon regard. Et suivez ce lien pour constater que maintenant, il cause !
Je vous invite à réagir à ces propos optimistes. N’hésitez pas à les commenter ! et partagez avec vos amis. A bientôt !

Peut -on échapper au numérique ?

Réponse à notre question : pourquoi le Canard Enchaîné aura bientôt une version numérique ?
995 boulangeries ferment chaque année. Aucun rapport. Vraiment ?
Alors 1000 kiosques et points de diffusion presse disparaissent également chaque année; la voilà, la raison. Il est impossible d’échapper au numérique.
Vous l’avez peut-être remarqué, le nombre de distributeur de billets est en diminution. Désormais, la moitié des transactions utilisent la carte bancaire.
Le prélèvement arrive juste après avec 1/5 des échanges, et le virement est utilisé à 90 % dans les montants à partir de 1000 euros.
Le chèque, qu’on est bientôt un des derniers pays à utiliser, est en voie l’extinction pratiquement partout. En Suède, la plupart des établissements refusent d’être réglés en cash et on voit pointer des signes de la fin des billets et pièces. Dans 20 ans ce sera un souvenir…
On pourrait croire que c’est un plan pour en finir avec la fausse monnaie, le blanchiment d’argent et l’évasion fiscale ?
Pas vraiment car les monnaies cryptées, genre bitcoin et autres, permettent toutes les fantaisies.


Alors quoi, c’est uniquement pour emmerder les vieux ?
Ben ouais, c’est ce que je disais, impossible d’échapper au numérique.

Retraite

Néron disait « tout a une fin ». Et il est mort, comme pour prouver le bien fondé de sa remarque.
Des tas d’autres choses sont sur le point d’atteindre le drapeau à damier et le point final. Je vous laisse le soin d’en établir la liste.

 

Un exemple:

combien de temps reste-il au système actuel des retraites ?
Petit indice: on sait depuis les années 50 et le baby boom ce qui va se passer. Cela fait 68 ans que les démographes l’apprennent dès la première semaine de leurs études.
Est-ce une coïncidence si 68 sera bientôt l’âge légal de la retraite ?
Autre devinette: quand est-ce que le Canard Enchaîné passera en version numérique ?
Drôle de question en apparence car le Canard, fondé en 1915 est très méfiant envers le Net dont il ne semble pas avoir besoin plus que de pub.
L’évènement ne tardera pourtant pas longtemps et si vous trouvez pourquoi, je vous offre « l’Arnaque pour Tous », mon dernier e-book. Non, c’est sérieux !
contactez-moi

Le procès des cigales (suite et fin).

 

Finalement les parisiens ont peut-être raison dans la querelle des cigales.

La planète est de plus en plus bruyante, à tel point que de nombreuses espèces qui communiquent par des sons dans les airs et dans l’eau sont en danger. Trop de bruit, les oiseaux, les poissons, les insectes sont perturbés en permanence par les bateaux, avions, agglomérations, autoroutes, etc.

D’où l’échouage régulier des baleines et la plainte du parisien. le silence n’existe plus, l’obscurité non plus vu qu’on éclaire partout. Il faut aller au fin fond des déserts ou en altitude pour profiter de l’un et l’autre.

 

                                               Sable, sableux, sablonneux

Je te le répète, l’ordinateur et tout le tremblement, c’est basé sur du silicium, et le silicium c’est du sable. Toute civilisation repose sur du sable, la notre plus que les autres. Je te laisse réfléchir. C’est ce que je racontais jadis mais depuis, j’ai appris que le sable est l’élément le plus exploité au monde et qu’on voit déjà le moment où l’on va en manquer. C’était une blague politique: si Machin (votre adversaire politique) était au pouvoir au Sahara, en six mois ils seraient obligés d’y importer du sable… Et ben voilà, ça fait une paye que Dubaï importe des millions de tonnes de sable d’Australie.

Oui, mon gars, les australiens vendent du sable aux arabes; ça ferait rigoler si les esquimaux ne rêvaient pas d’acheter de la glace à qui en aurait assez pour remplacer celle qui disparaît.

                                            Bruxisme et merde de taureau

Étrange paradoxe, beaucoup de boulots parmi les plus utiles sont les moins bien payés et les plus déconsidérés. Cela veut-il dire que les mieux payés et considérés
sont les moins utiles ? C’est ce qu’affirme l’anthropologue David Graeber, qui précise que:
« La classe dirigeante s’est rendu compte qu’une population heureuse et productive avec du temps libre était un danger mortel».
D’où la constitution de milliers de ce qu’il nomme « bullshit jobs », des boulots à la con. Ces emplois inutiles pourraient disparaître sans conséquences réelles.
Quand les éboueurs cessent de travailler, il faut moins de trois jours pour qu’on s’en rende compte, ce qui n’est pas la cas des bullshit jobs. Finance, maîtrise,
marketing, management, politique… Sans même parler des techniciens payés pour limiter la durée des appareils.
Ce qui serait triste, ce serait qu’anthropologue soit aussi un bullshit job.
Les effets visibles, outre le pharamineux taux d’absentéisme et d’arrêts maladie, s’observent dans les reconversions artisanales ou dans l’agribioculture, les arts, les plongées aléatoires dans auto-entrepreneuriat, le star-upisme, les tours du monde sabbatiques ou l’exil.
Le bruxisme est la contraction involontaire des mâchoires qui produit ce bruit désagréable chez certains dormeurs. Pas besoin de dormir, parfois,  pour grincer  des dents.

De quoi je me mêle ?

une centaine de médecins ont signé une pétition pour exiger le déremboursement de l’homéopathie, au prétexte que c’est pas scientifique.

A aucun moment ils ne se sont demandé si la connerie est scientifique ou pas. Il y a pourtant de nombreux témoignages. Où ont-ils eu leur diplôme, ces diafoirus, dans un cadeau de fastfood ?

Car qu’est-ce que ça peut faire si c’est pas scientifique, si ça peut soigner ?
Ceux qui s’intéressent à la vie des bêtes savent qu’au États-Unis, quelque chose tue plus que les armes à feu : les opiacées et psychotropes qui causent plus de
50.000 morts par an. C’est même devenu une cause nationale.
Or une multitude d’études montrent qu’il n’y a pas de différence d’efficacité entre les antidépresseurs et un placebo. La multinationale du médoc GlaxoSmithKline a été condamnée à 3 milliards d’amende pour avoir oublié de mentionner ces études dans la description de ses produits.

(Rassurez-vous, c’est l’équivalent d’un PV à dix balles pour vous).

On peut quand même se demander pourquoi les ricains ne se shootent pas au placebo, si ça produit les même effets sans les effets secondaires.
Je suis sûr pratiquement sûr qu’on pourrait enivrer ses convives en leur faisant boire du vin sans alcool transvasé dans des bouteilles à étiquette de bordeaux à 13°.
Je vais peut-être déposer cette idée.
Ce sont les États-Unis qui nous ont habitué à ce droit de tout s’approprier. On peut déposer une molécule et en avoir le monopole, on peut breveter des espèces végétales ou animales, avec totale propriété.

Quand on pense que la fraise actuelle a été « inventée » en France, oui madame; mais à une époque où l’on ne songeait pas à s’approprier des espèces vivantes. Une foule de variétés de fruits et de légumes ont échappé jusque là à la propriété privée, mais il faut veiller au grain. Et aux graines. Et aux semences, car les multinationales n’ont qu’un rêve: se les approprier, comme les nombreuses espèces F1 dont on ne peut tirer de semences et qu’il racheter chaque année.
Il est possible que tôt ou tard quelqu’un dépose un brevet sur l’oxygène, qui se raréfie. Ce quelqu’un sera probablement aussi dépositaire du brevet sur les arbres.

La propriété, c’est le vol.
La question est la suivante: voler une idée fait-elle disparaître cette idée ? Non, au contraire, pourrait-on dire; c’est pourquoi le plagiat est universel en
littérature. Jusqu’à ce qu’on fasse appel à un droit de propriété intellectuelle. L’idée peut rapporter de l’argent et celui qui la réclame fait valoir un droit de
propriété. D’où les efforts pour breveter, enregistrer, déposer tout et n’importe quoi. Avant l’invention de la propriété intellectuelle (1791), on ne s’en souciait
guère. De nos jour on concède la propriété et le monopole jusque sur le vivant.
Bon, pour revenir aux toubibs de la pétition dont je causais au début, ce sont évidement les mêmes qui prescrivent les antidépresseurs. Molière n’est pas mort, ça c’est prouvé et scientifique !

Petite fiction (à peine)
Après avoir été déconsidéré par le corps médical, le succès de l’homéopathie est toujours en croissance exponentielle. Or, on apprend par dépêche AFP du 20 mars 2029
que depuis 20 ans, les fameux labo B. qui produisent ces remèdes, ne mettent plus dans les granules que du sucre et du lactose. Ces purs placebos n’ont pas fait varier d’un iota l’efficacité de leur prescription qui parviennent toujours à soigner d’innombrables troubles. Les caisses de sécurité sociale remboursent tout traitement homéopathique à plus de 500 %.
Le plus étonnant pour les chercheurs reste que les usagers sont parfaitement au courant que les granules sont des placebo et ils s’en moquent totalement puisque ça marche.
Le véritable médicament, c’est le patient.